Une semaine à Paris

Bonjour à toutes et à tous,

Quoi de mieux que de vous raconter cette semaine en amoureux à Paris pour exercer ma liberté d’expression ? Quoi de mieux qu’un voyage en terre cosmopolite parisienne pour exercer ma plume ?

Avec la venue en France de mon américain de Julot, nous avons décidé de retourner dans notre région de rencontre pour passer du bon temps, revoir nos amis (à tous le bonjour !!). Je ne vous raconterai pas toutes les rencontres amicales, mais quelques points forts de notre semaine.

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Nous avons visité une exposition sur la liberté d’expression par la contrainte, j’ai nommé « OULIPO, la littérature en jeux, à l’Arsenal« . L’entrée est décorée par Tito Honegger.

oulipo1Photo pillée sur le site de l’Oulipo à propos de Tito Honegger

 

L’OULIPO, c’est l’Ouvroir de Littérature Potentielle, fondé par Raymond Queneau et François le Lionnais en 1960. Le principe est de créer un Ouvroir, c’est à dire un atelier, pour explorer la littérature potentielle. Potentielle parce que la littérature n’a pas de limite, elle a seulement des contraints. Par contrainte on entend des règles, parfois compliquées, mais parfois simples. Par exemple : choisir de ne pas utiliser la lettre E (ce qui s’appelle un lipogramme). Georges Perec en a écrit tout un roman intitulé « La Disparition ». Et je voudrais saluer la traduction anglaise intitulée « A Void » par Gilbert Adair. Les contraintes sont répertoriées par ici, avec toute la poésie que ça évoque.

Comme exemple, je vous propose la Rime berrychone, par Harry Mathews (tirée du site www.oulipo.net)

Berrychonne (avec y) : origine les Dream Songs de John Berryman.

Fonctionne sur trois vers : les deux premiers vers ne riment pas, mais la fin du troisième vers est composée à partir de la consonne de l’un et la voyelle (ou élément vocalique : ou, on, etc) de l’autre.

La scène est sur la scène et la scène était vide,
un espace quelconque où tout se déroula,
se déroule et viendra. Pour l’heure il s’en évade.
(JJ)

J’ai choisi celle-ci, qui est proposée par un membre américain de l’Oulipo. D’autres règles ont un côté franchement mathématique. Alors autant vous dire qu’un mathématicien américain et une rêveuse française s’y sont beaucoup plus.

Pour ceux qui voudraient y aller, c’est jusqu’au 15 février 2015 à la Bibliothèque de l’Arsenal.

 

Un autre grand moment de cette semaine a été le visionnage du film Un Américain à Paris, de 1951, en Technicolor.

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Le film raconte l’histoire d’un peintre américain (Gene Kelly), installé à Montmartre, qui tombe amoureux de Lise (Leslie Caron). Dans le même temps, une riche héritière (qui n’a même pas de nom, jouée par Susan Cummings) s’éprend de lui et le soudoie en finançant son art. Je vous la fais courte…
En fan de swing que je suis, j’aime voir Gene Kelly danser et chanter dans les rues de Paris. J’aime aussi reconnaître des peintures célèbres dans les décors du final du film.

I got music, I got rhythm. Who can ask for anything more ?

Le dernier point fort de notre semaine a été la traversée du 5ème arrondissement, avec arrivée jusqu’à la Grande Mosquée de Paris. Nous y étions le 3 janvier, et c’est tombé le jour de la fête d’Al Mawlid Annabawi.
Je fais genre celle qui connaît, mais c’est à l’écriture de cet article que j’ai appris que c’est la fête de la naissance du prophète Mahomet (merci Wikipedia !)
Nous ne sommes pas seulement rentrés dans un lieu de culte, mais nous sommes également rentrés dans une communauté, avec des conférences, des chants. La fête quoi !

 

mosquee2La cour d’honneur

 

mosquee3Inspiré des jardins hispano-mauresques d’Afrique du Nord, l’impression de voyager en terre étrangère à l’intérieur de Paris

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La cour d’honneur (encore)

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Une fontaine dans le jardin … Avec quelques degrés en plus, nous serions bien restés là à rêver plus longtemps

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Le grand patio où se tient l’assemblée, richement décoré

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Un détail de stuc, de calligraphie et de mosaïque

Je vous montre cette mosquée plutôt que les églises que nous avons vues en raison des événements récents. Parce que j’ai vu une communauté pacifiste (les quelques mots de l’Imam que j’ai compris racontaient comment le Prophète est resté pacifique malgré les provocations). Parce que je suis croyante et que le mot Fraternité m’est également très important.

C’était une belle semaine de vacances. D’ouverture sur d’autres horizons. De rêveries éveillées. Nous avons fêté la nouvelle année en tête à tête avec mon Julot. Et  2015 sera riche.

Aller, je vous embrasse,

La Grenouille française dans son pays …

5 réflexions au sujet de « Une semaine à Paris »

  1. J’aurais adoré voir cette expo sur l’Oulipo !! Raymond Queneau est mon auteur favori et l’Olipo un mouvement qui m’a toujours énormément intéressé (peut-être justement pour leur vision mathématicienne du français que je partage) et c’est relativement dur de trouver des choses intéressantes sur eux…Dommage, j’espère que l’expo reviendra à mon retour en France !

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