Carte postale de Pittsburgh (part 2)

Howdy y’all !

Comme promis je reviens avec la 2ème partie de notre semaine de vacances à Pittsburgh, Pennsylvanie.

En fin de journée le 28 décembre, nous sommes allés en famille « élargie » à Phipps botanical garden. C’est un jardin botanique, mais américain… C’est à dire qu’ils prennent les lumières de Noël super au sérieux … Donc de nouveau à la tombée de la nuit. Beaucoup d’orchidées, de sapins de Noël, et des sculptures de verre par l’artiste Chihuly … J’adore. Le jour où je serai « monétairement » riche, je serai mécène d’un artiste de sculpture sur verre…

IMG_0130

L’entrée du parc Phipps … La lumière devient franchement grise

jardin2

Tout est décoré pour Noël 

 Jardin1

Des orchidées partout

IMG_0148

IMG_0147

Des détails de décoration de verre ou de glace … 

      Les lumières de Noël … Très sérieux vous dis-je ! 

Puis de multiples sculptures de verre … J’adore !

 IMG_0137 IMG_0135jardin5jardin4jardin3IMG_0152

Mardi 29 décembre, nous nous sommes promenés entre « jeunes adultes », sans enfants, dans Pittsburgh. Encore une fois, les lumières de Noël dans PPG place (un bâtiment tout en verre, assez classe) avec une exposition de maisons de pain d’épice … J’ai eu du mal à mettre dans l’ambiance de Noël cette année (raison pour laquelle vous ne m’avez pas lu pour the 20th in America en décembre), mais avec ce séjour familial … J’étais à fond dedans !!!

IMG_0158IMG_0175

Le magasin de pop-corn à toutes les saveurs … Nous avons essayé parfum peanut butter … Pas mauvais, mais bizarre. 

IMG_0176

Le PPG building … Et sa collection de maisons de pain d’épice

Enfin, le 30 décembre, nous avons marché en amoureux sur Squirrel HIll, quartier situé à proximité des grandes universités : Pitts (le petit nom de University of PIttsburgh) et Cargenie Melon … Nous avons refait le monde en buvant du café … Le genre de jour chômé que j’adore, et qui me manque à Dallas …

Squirrel hill 1Squirrel hill 3

Here we go Steelers … L’équipe de foot que soutient toute ma famille … Et qui a perdu ces derniers temps … N’empêche que les bus l’affichent !

Et voilà une semaine de passée à manger, marcher un peu, regarder les lumières de Noël… Juste assez pour être fatigué et avoir envie de retourner au travail. Et pour attaquer la nouvelle année… Je vous en raconte un peu plus ces prochains temps …IMG_0191

Vues de la ville depuis le Mont Washington 

IMG_0192

 

Je vous embrasse,

La grenouille sur son banc en fer forgé …

The Great Divorce – by C.S. Lewis

Good morning y’all !!

I finally finished that book by C.S. Lewis, The Great Divorce. I say finally because every single word I didn’t know, I looked for it in the dictionary. And it’s 20 pages of my small notebook… But I’m cheating, there are some words I looked 3 or 4 times for… I will let you guess which ones…

The Great Divorce sur marbre

Here’s the summary. It’s the story of C.S. Lewis (he says « I ») in a strange world. At the beginning he is queuing to take a bus. During that time he discovers « the grey town ». A place where you can get everything material you need or want, but where people are quarrelsome. So you are often lonely. In that city, it’s an everlasting after-sunset gray light.
Some people renounce to take the bus, but Lewis eventually takes it. The journey with other people from a gray light to a radiant blue light is the instant to whimper about the gray town and its rules. It’s also the moment to be afraid of what’s coming: a bright land where everything is tough and so heavy that you couldn’t bear a leaf…
At the arrival, some people from the bus, who in fact are transparent as Ghosts, meet Spirits from that luminous land. But many of them experience the meeting with someone they knew on Earth and don’t want to see anymore. It becomes hard to repent and believe the joy you can see when that’s asked by a friend of yours that you call a murderer. It’s hard to « just » believe when you used to be a Protestant earthman and to like discussing the Bible … One woman is asked to renounce « taking in charge » her husband in Heaven (that means renounce trying to change her husband’s way of life). To « go to Heaven »,  you need to change, you need to trust, you need to be yourself, as the man who was acting during his life, represented as a Tragedian character clutched through a chain by a Dwarf, and who disappears when he doesn’t renounce his tragic appearance …
This fable is about the discovery of Heaven,  a wonderful land with plain joy and mirth, but where you change and leave grumbling and whining, lust, jealousy in the grey town, which is finally a very small place in the crackles of  Heaven’s ground.

I liked very much this book. Because ideas are not given dry nor complicated. They are given as fables, like stories for the child I am. I discovered a wonderful land, with deep colors as crimson, radiant blue or golden apples, with flowers as heather and hawthorn, covered with dew. I also went through the different human characters (and characteristic sounds): grumbling, whimpering, whining, sulkily, wicked, but also mirth, joy, in love and mere.

I looked on Wikipedia about The great divorce, and I learned that the original title was « Who goes home? ». That’s interesting when you read about people who created their own Hell on Earth. You choose your home as you can choose to truly love and to be happy before the death.

And you? Did you read The Great Divorce? Would you recommend me another reading?

The reading Frog

 

Le liseur du 6h27

Bonjour à toutes et à tous,

J’aimerais bous parler d’un nouveau livre aujourd’hui.

Il s’agit de « Le Liseur du 6h27 » de Jean-Paul Didierlaurent. Je vous parle d’abord de l’auteur. Il s’agit de son premier roman, après plusieurs nouvelles, dont 2 ont reçu le prix international Hemingway. Ecrivain originaire et vivant dans les Vosges, notre librairie locale a mis en avant ce roman « lorrain », publié « Au Diable Vauvert »

Pourtant il n’a rien à voir avec la Lorraine. Il se passe en banlieue parisienne. Là où les gens regardent leurs pieds, les écouteurs fichés dans leurs oreilles. Guylain Vignolles travaille comme opérateur d’une machine à détruire les livres (la Zerstor). Et chaque jour d’un travail harassant, il survit en sauvant quelques pages de l’oubli. Une fois récupérées, il lira ces pages dans le RER de 6h27 … C’est son acte de résistance dans la vie.le liseur du 6h27

J’ai dévoré ce roman en 2 jours. J’ai adoré imaginer le RER du matin, avec les gens groguis, qui écoutent néanmoins ce curieux lecteur. Un peu comme ces quelques chauffeurs de métro ou de RER qui vous parlent pour vous dire autre chose que « notre train est stationné en pleine voix pour une durée indéterminée ». Ceux qui vous souhaitent une bonne soirée au terminus, où celui qui m’a fait la visite guidée de l’Essonne sur la ligne D du RER …

Evidemment l’histoire ne s’arrête pas là. C’est l’histoire de rencontres … De partages de mots, de pensées, de lectures.

Aux anglophones qui me liraient grâce à Google translate, j’espère qu’il sera un jour traduit en anglais pour vous. Aux francophones de France, n’hésitez pas à choisir ce livre pour vous redonner un peu d’espoir dans un monde de brutes.

 

Une citation pour vous :

« Alors que le wagon s’ébranlait, il tira de la serviette de cuir qui ne le quittait jamais la chemise cartonnée. Il l’entrouvrit avec précaution et exhuma d’entre les deux buvards rose bonbon qui s’y trouvaient un premier feuillet. La pelure à demi déchirée et rognée dans son angle supérieur gauche pendouillait entre ses doigts. C’était une page de livre, format 13X20. Le jeune homme l’examina un temps avant de la reposer sur le papier buvard. Peu à peu, le silence se fit dans la rame. Parfois des « chut » réprobateurs retentissaient pour faire taire les quelques conversations qui peinaient à s’éteindre. Alors, comme tous les matins, après un dernier raclement de gorge, Guylain se mit à lire à haute voix : »

 

A grief observed by C.S. Lewis

Even from France, I try to keep practicing my English.

Last month I read “A Grief Observed” by C.S. Lewis. For people like me who don’t know very much about theology, he is the author of “The chronicles of Narnia” (Les mondes de Narnia). But he also wrote different theological books, as he became a Christian during his life. He also loved his wife lately but deeply, until she died of cancer (my good old friend “cancer”).

After he died, he wrote what he felt in notebooks. The first sensations were the symptoms of fear but without being afraid, associated with the feeling that everything is too much to do. Meanwhile he is asking the role of God. Could He be so absent? That is a question I find hard to ask. Who dares to express angriness against God while believing in Him? I never did… Maybe I doubted His being, sometimes.

He inquires into life after death … What’s the life of a dead person? Is it through the remembrance by the living relatives, with the fact that all remembrance can be distorted with time? Is it just an end, with a rotten body in a grave? Is it a very comfortable place near God? Are the dead people as sad as the living ones being separate from each other?

The pain sounds intolerable at the beginning. Eventually it lessens, but remains, as a scar. Progressively, he’s afraid to forget. To forget his love for his wife, to forget the memories. It’s like if she’s dying another time…

But finally there can be a kind of peace in these feelings…

C.S. Lewis says it’s about him, his wife and God, in that order …

a grief observed

This book made me remember my classes about the end of life in Medical School. They taught us the 5 stages of grief by Elisabeth Kübler-Ross (the denial, the anger, the bargaining, the depression and eventually the acceptance). But nobody told us anything about faith during the grief process.

Because I live in France, because we have the “laïcité”, we barely talk about religion in the public space. And as a Doctor with my white gown, I never bring faith up for discussion … And I think that it’s something I missed when I worked regularly with dying people.

Who cares about Doctors grieving their patients? How do the other doctors deal with the loss of their patients? If anybody knows, tell me.

Many stages of my life began with a grief of someone or something. Understanding doesn’t make it easier, but I guess that for my next loss, I’ll go back to C.S. Lewis. Because he shares something very important that all of us will unfortunately experience one day… And sharing is so important to get better. That’s why I share with you my reading, and that’s why I would be happy for you to share your comments.

 

Une histoire d’Amour ?

Je vais vous raconter une histoire.

C’est celle d’une fille qui, après 3 mois dans le pays de son mari, doit retourner dans son pays d’origine pour des histoires de visa. C’est celle d’un couple séparé, parce que l’amour et les liens du mariage, ça ne compte qu’à moitié pour les états nations dont nous sommes issus.

C’est aussi l’histoire d’une fille qui se croyait expatriée, mais qui ne l’est pas. C’est Expat Blog qui l’a dit … Après avoir essayé de me faire référencer, j’ai reçu cette réponse surprenante : « Je vois que vous n’êtes pas expatrié. Or nous ne recensons que des blogs d’expatriés. Nous ne pouvons accepter votre blog dans l’annuaire expat blog ». Mais finalement, ils doivent avoir raison, comme les administrations de visa. Je suis résidente en France et je viens officiellement de faire 3 mois de tourisme à Dallas, Texas … Je rentre à présent en France. Je réside dans la chambre d’ami de mes parents, je n’ai plus de travail fixe … Que suis-je ? J’ai l’impression d’être apatride en attendant d’avoir la reconnaissance par quelqu’un de ma situation. J’écris ce billet depuis la zone de transit international de l’aéroport de London Heathrow, et ce sentiment de non-nationalité n’en est qu’exacerbé.

Je pourrais vous parler de l’amour qui me lie à mon mari. De sa puissance, de sa beauté. Je pourrais vous parler de ma foi, mais comme je suis encore française, je ne vais pas le faire ici. Mon blog serait alors en mode « cupcake rose » …

Certains nous soutiennent en nous rappelant qu’il existe peut-être un sens à cette attente, à ce processus (apprendre la patience, servir d’exemple pour les enjeux plus généraux de l’immigration … ). J’avoue qu’aujourd’hui, à Londres, j’ai du mal à le voir.
Mais c’est l’histoire de beaucoup de couples internationaux. Et j’en rencontre de plus en plus.

Finalement, c’est peut-être cela le message. Que l’amour qui réunit ces couples un peu spéciaux est bien la preuve que l’Amour est au delà des nationalités et des Etats.
Je vous laisse méditer, et n’hésitez pas à partager vos médiations dans les commentaires …

A bientôt
A frog in London …

Deep Ellum

deep ellum logo

Bonjour,

Dimanche après-midi, j’ai eu besoin de faire la touriste à Dallas. Alors Jameson m’a emmené à Deep Ellum, sur les bons conseils de son frère Ben. Il s’agit d’un quartier « cool », avec pleins de bars, de restaurants, quelques terrasses … Et une microbrasserie (plus si micro que ça, mais très chouette).

La première étape est d’arriver à Deep Ellum. Nous prenons la voiture, direction l’autoroute centrale (I75) vers le sud. Ca se complique franchement quand on loupe la sortie « Downtown » (elle sortait sur la gauche) et qu’on se retrouve sur la I35 … Nous avons donc fait tout le tour du centre-ville pour finalement le traverser par Commerce Street (l’une des 3 rues parallèles du centre avec Main Street et Elm Street). Après avoir vu les gratte-ciel vus d’en bas, nous sommes finalement arrivés à bon port.

Nous avons ensuite commencé un tour à pied dans le quartier. Bon, d’accord, le dimanche en fin de journée n’est peut-être pas le moment le plus branché de la semaine dans ce quartier, mais notre nez / GPS nous a mené directement à la brasserie. Je me rends compte que je n’ai pris aucune photo pour vous, ni des murs peints, ni des vitrines ambiance années 60. Je suis juste restée le nez en l’air. Mais vous trouverez des images sur le site internet du quartier, en attendant que nous y retournions.

La brasserie, nommée Deep Ellum Brewery Co. , nous a accueillis avec sa cour donnant sur les entrepôts et le lieu de fabrication.

deep ellum beer

Heureusement pour Jameson, il y avait la possibilité de choisir le « menu dégustation », avec 4 galopins de bières différentes. Comme j’avais juste soif, j’ai choisi une Deep Ellum Pale Ale, un peu plus légère. Mais aussi légère soit-elle, nous avons refait le monde. L’endroit s’y prêtait.

IMG_0536          IMG_0535
A gauche la Deep Ellum Pale Ale, à droite les 4 galopins (Dallas Blond, Morpheus, Dream Crusher et Double Brown Stout si nos souvenirs sont bons)

IMG_0537Quelque minutes avant de refaire le monde

Pour faire ce post, je suis retournée sur le site internet du quartier de Deep Ellum, et j’ai découvert l’histoire du quartier. Le fait qe des européens et des noirs se sont installés là, que le jazz a vécu ses belles heures dans ce quartier de Dallas. Aujourd’hui, le quartier redémarre avec des artistes visuels et musicaux. Et j’avoue que ce côté BoBo, j’adore. Alors oui, c’est sûre nous y retournerons (peut-être pour le marché en plein air ?)

La journée s’est finie sur un beau coucher de soleil, en plein axe de ces 3 rues. Un beau dimanche.

IMG_0540