Mon premier « Independence Day »

Howdy y’all !

Comment allez-vous ? Ici il fait 100°F le jour et la nuit … Comme en Europe me direz-vous !

Donc je profite de mes premiers jours de résidente pour découvrir les techniques d’échappement de la chaleur. Notamment vivre à l’ombre, voire dans le noir … Profiter des climatisations des magasins (oui, je suis radine, je n’utilise que peu la climatisation à la maison), boire de l’eau et encore de l’eau … Et sortir quand la nuit tombe.

Donc vendredi soir (oui, bon d’accord, c’était encore le 3 juillet), nous sommes allés au feu d’artifice du 4 juillet ! Nous sommes allés à Addison « Kaboom Town », juste à l’ouest de chez nous. C’est un feu d’artifice parmi les 10 meilleurs des Etats Unis, qui draine environ 500 000 personnes. Officiellement le parc où se tient le feu d’artifice ouvre à 17h, pour un tir à 21h30 …

J’avoue que ma capacité à compter les gens est bien en dessous du demi million … Donc nous y sommes allés à la cool, vers 18h30, en se disant que ce serait l’heure du pique-nique que nous avions pris avec nous … Avec de l’eau … Le premier écueil est donc de se garer … Pour le coup, nous étions à l’heure et avons trouvé une place pas trop loin, capables que nous sommes de marcher.

 

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Les familles s’installent, parfois loin du parc pour profiter de leur bbq … Ah Texas !

Mais le long du chemin, ce sont des dizaines de familles qui prennent le même chemin que nous. Equipés de glacières, de chaises pliantes … Nous avons même vu un pick-up qui avait son barbecue texan en remorque (je n’ai pas osé prendre la photo). En arrivant au parc à proprement parlé, nous avons commencé à faire la queue pour passer la sécurité : pas d’arme à feu, pas d’alcool, pas de glacière plus grand qu’une certaine taille… Jusque là, j’ai prévu le coup. Ce que je n’avais pas prévu, c’est qu’après 20 min de queue, à 1 mètre de l’entrée, le parc fermerait ses portes pour avoir atteint sa capacité de personnes …

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Patiemment, nous faisons la queue … 

Sans regret, parce que le parc était un lieu avec des manèges, des bassins et des enfants qui crient dedans …
Nous nous sommes rabattus vers la ligne de chemin de fer qui passe juste à côté, avec la bande de verdure qui la longe. Nous étions 4 familles, puis 10, puis 100 familles (et quand je dis famille, ça va de notre couple à la famille indienne extensive en passant par les 4 américains qui mange leur jambon sur l’os comme des hommes préhistoriques …)

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Le long de la voie de chemin de fer … Le pique nique en attendant le feu d’artifice. 

Mais c’étais la bonne place pour profiter du show aérien à la tombée du jour. De vieux avions militaires, de la voltige … Nous avons même pu voir cet avion qui faisait de la voltige la nuit, pas seulement avec une trainée de fumée (genre patrouille de France), mais avec des feus d’artifice au bout de ses ailes … D’enfer !

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Vous voyez les petits points dans le ciel ? Ce sont des parachutistes. Et le drapeau américain accroché à un parachutiste ?  IMG_0869 IMG_0879

Le dernier tour, à la tombée de la nuit, de l’ensemble de la patrouille. IMG_0881

L’avion en feu … d’artifice !

Puis est venu le feu d’artifice à proprement parler. Je ne vais pas m’aventurer à le décrire par les mots. Je vous offre quelques photos que mon Julot a pris.

Finalement, il fallait rentrer. Tout le monde a pratiquement couru dès le dernier feu pour atteindre leurs voitures. Ce que je n’avais pas prévu, c’est que 500 000 personnes qui arrivent en 4 heures, ça fait déjà du monde … Mais que 500 000 personnes qui partent au même moment, ça fait un grand bordel. Nous sommes retournés à la voiture après quelques minutes de marche au milieu de milliers de personnes. La police faisait la circulation au croisement de notre boulevard et de l’autoroute du nord (genre un axe majeur de la ville). Un vrai bazar. Finalement, nous sommes retourné dans le quartier du feu d’artifice, avons trouvé un bar et siroté une bière pendant une heure. Juste le temps pour l’embouteillage de se résorber…

Comment conclure … en vous disant que le 4 juillet nous avons lu la déclaration d’indépendance des 13 Etats Unis … A ne pas confondre avec la constitution elle-même… Je vous raconte pas comme mon entraîneur me prépare à gagner ma citoyenneté dans 3 ans …

Pour l’instant, je m’en vais profiter de la piscine chez ma belle-maman !

Je vous embrasse,

La grenouille de la piscine.

Comment j’ai obtenu mon visa d’épouse pour les USA !

Howdy y’all !

C’est jour de fête. Je vous écris depuis Dallas, où je suis (enfin !) « lawfull permanent resident ». Depuis le 26 juin, où j’ai passé l’immigration tard le soir, après un petit détour par Austin Texas où l’on a atterri pour re-décoler 1heure plus tard afin d’éviter les orages…  Du coup, j’avais envie de reprendre avec vous toutes les étapes de ce processus, qui au final aura duré pour nous plus d’un an !

Etape n°1 : se marier. Nous nous sommes mariés à la mairie le 11 janvier 2014. Nous préparions alors notre mariage religieux un peu plus tard, entourés de nos familles. Nous travaillions tous les deux, alors nous avons bêtement pris un peu de temps à passer à l’étape n°2…

Etape °2 : Monsieur l’Américain doit demander l’initiation du dossier du visa pour son épouse étrangère au NVC, le National Visa Center. Au mois de février, nous remplissons le formulaire G325-A (oui, vous aurez le droit à tous les numéros de formulaire, c’est votre punition), qui est un formulaire biographique. Je dois déjà communiquer mes différentes adresses pour les 5 dernières années, mes employeurs. Nous payons une première fois 420 dollars de frais de candidature.

Etape n°3 : Le 9 avril, nous recevons l’e-mail confirmant l’initiation de notre dossier le 7 avril. C’est la date officielle. A partir de là, je suis prioritaire dans la liste des demandeurs de visa. Nous remplissons aussi le formulaire I-130 que nous envoyons le même jour. C’est LE formulaire de demande de visa d’épouse. Comme nous n’en avons pas de nouvelle, nous envoyons un e-mail de demande d’information le 4 juin.
La réponse arrive le 9 juin 2014, avec acceptation de ce formulaire I 130. Là, on se dit que ça devrait le faire pour la fin de l’été. Comme j’ai été optimiste, j’ai démissionné le 30 juin de mon poste de pneumologue hospitalier (ce que je ne regrette aucunement, cet hôpital aurait sans doute eu ma peau).

Etape n° 3bis : Le 9 juin, je reçois de mon côté un e-mail me demandant le formulaire DS 261, un formulaire qui demande mon e-mail (qu’ils ont déjà donc … vous me suivez ?) pour continuer la correspondance par e-mail. Ils me demandent aussi si je veux désigner une tierce personne, comme un avocat, pour s’occuper de mes papiers.

Etape n°4 : Le 17 juin, on reçoit l’e-mail nous demandant de payer les 88$ de frais pour remplir l’Affidavit of Support I 864. Nous payons dès réception du mail (le 20 juin, nous sommes déjà dans les cartons jusqu’au cou, je travaille encore), et l’Affidavit of Support est envoyé le 10 juillet. C’est un document d’une dizaine de pages, où mon mari donne des informations du genre secret défense sur ses revenus et ses économies, pour justifier qu’il gagne au moins 125% au dessus du seuil de pauvreté et qu’il pourra donc me prendre en charge. Il jure aussi ses grands dieux que même si nous divorçons, il s’occupera de moi financièrement pendant 10 ans.
Sauf que le 2 septembre, on reçoit un e-mail qui nous dit qu’on a oublié une seule foutue ligne … Une ligne d’addition des différentes personnes financièrement soutenantes, c’est à dire une seule personne (vous pensez quand même pas que le NVC pourrait faire l’addition pour nous …) Le document est renvoyé et reçu le 9 septembre.

Etape n°4 bis : Le 28 août, je reçois un e-mail qui me demande 230$ de frais de candidature. Nous les payons le jour-même. Il faudra près d’un mois pour qu’ils soient reçu par le NVC. Entre temps, le 5 août, on reçoit un message qui dit que c’est le bazar au NVC et qu’il ne faut plus 30 jours, mais 60 jours à chaque envoi pour arriver à lire nos documents …

Etape n°5 : Le 3 novembre, ils confirment que l’Affidavit of Support est complet et qu’ils ont bien reçu notre argent. je dois alors remplir le formulaire DS 260. Je remplis aussitôt ce document, ce qui m’a pris, montre en main, 2 heures. Oui, parce que c’est ma biographie de mes 10 dernières années … Mes employeurs (et donc tous mes stages d’interne) avec adresse ET numéro de téléphone (sans parler de la restructuration de l’APHP et des hôpitaux de Corbeil et Evry, j’espère qu’ils n’ont essayé de joindre personne au téléphone). Mes adresses personnelles (et comme j’ai déménagé à peu près tous les 3 ans, ça en fait quelques unes). Les questions concernant mes hypothétiques activités terroristes et/ou communistes.
En parallèle, j’envoie des copies de mon acte de naissance, mon acte de mariage, mon casier judiciaire, mon passeport … A une adresse aux USA, différente de l’adresse où mon Julot a envoyé l’Affidavit of Support, et encore différente de l’adresse où l’on a envoyé la demande toute initiale. A chaque fois un état différent. Le 21 novembre, ils confirment la réception du DS 260 et de l’ensemble de mes documents. Je reçois cette confirmation le 1 décembre.

Etape n°5 bis : là commence l’attente de la lecture de ces documents. Parce qu’après cela, il n’y a « plus que » le rendez-vous médical et à l’ambassade. Je rentre en France le 13 décembre, après 3 mois aux USA … Je sais qu’il leur faut 60 jours pour lire tout ça … Je calcule donc que je n’aurai pas de nouvelle avant la fin janvier … Pendant ce temps là, je travaille en France. C’est la chianlit. Finalement, la dernière semaine de janvier, n’ayant pas de nouvelle du NVC, je craque et rachète un aller-retour pour les Etats Unis, départ le 18 février. Après 2 mois de séparation …

Etape n°6 repoussée : Le 4 février, ils me donnent rendez-vous le 11 mars à l’ambassade à Paris. Si vous me suivez bien, vous avez remarqué que je suis aux USA à cette date là. J’ai décidé que vu le temps qu’ils m’ont fait attendre, ce serait à eux de m’attendre. Oui, je fais ma tête de cochon. Je repousse donc le rendez-vous à l’ambassade le 2 juin, et j’obtiens un RDV avec l’un des 2 médecins assermentés le 20 mai.

Etape n°6 donc : rendez-vous chez un médecin assermenté par l’ambassade. Pour la France, la liste comporte 2 médecins, tous deux en région parisienne. C’est donc 180 euros pour la consultation d’un médecin généraliste, tout Américain qu’il soit, 35 euros une radio des poumons, et 45 euros une prise de sang pour le dépistage de la syphilis. J’ai flippé pour cette consultation. Parce que j’ai eu du mal à me remettre d’une sinusite (genre la fille qui tousse et qui se fait suspecter la tuberculose). Parce que je m’imaginais que je serais dépistée de la tuberculose sur la prise de sang (je pensais que c’était ce test qui justifiait le prix de la consultation) et que vu mon métier ce test serait peut-être positif (explication concernant le dépistage de la TB dans un autre chapitre …). Le matin même enfin, parce que j’ai cru pendant 3 heures que mes vaccins n’était pas à jour (contre la coqueluche, mais le médecin du travail de mon premier hôpital avait fait du zèle, et je ne l’avais pas vu).
A ceux qui pensent que c’est une forme de racket … Je crois que vous avez raison. J’ai reçu à la fin de la journée une enveloppe scellée, à remettre le jour de l’entretien à l’ambassade.

Etape n° 7 : Le 2 juin, après avoir retrouvé mon Julot à Paris (pure coïncidence, sa présence n’était pas requise), je vais à l’ambassade des USA à Paris. Là aussi j’ai flippé … Parce que je suis une flippeuse … C’est tout. Parce que j’ai lu plein de trucs sur internet. Après avoir vérifié 20 fois les documents nécessaires, j’ai découvert 10 minutes avant mon départ pour la gare et 1h avant le départ de Julot pour l’aéroport qu’il me manquait sa dernière déclaration de revenus américaine. Il m’a remis « en main propre » ce document le 2 juin au matin … Genre juste à l’heure. J’avais aussi préparé mon album de photos de mariée, pour montrer la véracité de notre amour, mes billets d’avion de retour de mes séjours aux USA, pour prouver que je n’étais pas restée illégalement (histoire lue d’un Australien tentant de retrouver son épouse Américaine).
A l’ambassade, après s’être fait délestée de mon téléphone portable éteint et de mes écouteur (des fois que j’aimerais écouter l’ambassadrice …), je rencontre 3 personnes en 2 heures. Tout se sera passé en Français. La première personne, c’est seulement pour vérifier que je suis bien là. La seconde, visiblement Française, récupère les originaux des documents que j’avais envoyé en novembre. A ma surprise, les copies postées à une adresse aux USA ont eu le temps d’être renvoyées à l’ambassade à Paris. Il ne manque rien, y compris la déclaration de revenus … Elle récupère aussi l’enveloppe scellée du médecin et mes photos 5 X 5 cm à 25 euros les 2 photos… Puis je rencontre l’officier consulaire, visiblement Américaine, mais qui me parle en Français. Elle me demande la date de mon mariage, le nombre d’invités à la réception (et je m’embarque dans les explications mariage à la mairie / mariage religieux familial), comment je l’ai rencontré … Et en 2 minutes c’était plié. « L’entwetien s’est twès bien passèé » (tentative médiocre de reproduire l’accent américain).

Etape n°8 : comme je suis supersititieuse, je n’ose pas crier victoire avant que ma mère ne reçoive les documents par la poste à la maison (je suis encore à Paris) : une enveloppe scellée à remettre à l’officier d’immigration lors de mon arrivée aux USA, mon passeport avec le visa d’immigrante et une demande d’argent (encore) de 165 $ pour les frais de carte verte. Nous étions au Buttes Chaumont quand ma maman m’a appelée, et je peux vous dire que pendant 1 heure on a sautillé de joie dans tout le parc.

Etape n° 8 bis : Le 26 juin, je pars avec un aller simple vers Dallas. Si j’ai retenu une chose de ce voyage, c’est que pour toutes les personnes qui m’on demandé si je voyageais avec une ESTA et que j’ai répondu « non, un visa d’immigrante », il a été difficile de comprendre que c’était une bonne fois pour toute. Plusieurs personnes m’ont demandé combien de temps je comptais rester (la sécurité d’American Airlines à Londres, la douane après l’immigration). Je vous passe l’épisode de l’orage à l’aéroport exactement 2 minutes avant notre atterrissage, avec pour conséquence la déviation de notre avion à Austin. Une heure pour définir un nouveau plan de vol et faire le plein de carburant et une heure pour décoller d’Austin et revenir à Dallas…
Pour l’officier d’immigration, je crois que je l’ai un peu dérangé en train de manger des graines de tournesol. Il regarde mon visa … Il regarde l’enveloppe scellée. « What happened to the documents with the envelope ? » Je dégaine les 4 pages dont celle qui réclamait de l’argent … « No one with your picture on it ? » Non Monsieur. Il déchire alors littéralement l’enveloppe… Et oui, ma photo elle était dedans … (NB pour Marie et Marie Pierre, pas de cannabis dans l’enveloppe).
Il m’emmène dans le bureau où un 2ème agent a commencé à tout regarder. Un 3ème agent pendant ce temps m’a pris mon empreinte de l’index droit, à l’encre (à l’ancienne), 2 fois. Ainsi que ma signature. A posteriori, je me rends compte que je ne sais même pas ce que j’ai signé … Puis le 2ème me tend mon passeport tamponné (date limite d’utilisation 2 ans) … Et c’est tout ? Et la carte verte arrivera bien par la poste ? Là, c’est un 4ème agent, un peu plus bavard et amical qui m’explique que oui, d’ici 3 à 6 mois je devrais recevoir ma Green Card. Je ne dois pas m’inquiéter, j’ai déjà le droit de travailler avec ce tampon dans mon passeport …

Après la douane, qui m’a souhaité « Welcome » une fois qu’elle a compris que je restais, je me suis sentie littéralement libérée, malgré mon corps qui me disait qu’il était à peu près 5 heures du mat (22h heure locale). Et je suis tombée dans les bras de mon mari.

Et voilà … Un résumé un peu long de mon visa d’épouse (dont je ne connais toujours pas le numéro). Et comme dirait mon ami Gilles … Pour un tel changement de vie, il faut le temps du voyage, et l’avion c’est trop court !
Ce que je retiens de cette procédure ? Tout d’abord qu’on a été vachement optimiste au départ dans les délais. Qu’ensuite il ne faut pas oublier une seule ligne, et c’est peut-être à ce moment là qu’on aurait rentabilisé des frais d’avocat … Mais ce que je retiens de cette année, c’est que ça m’a donné le temps de faire ma propre transition. Quitter mon hôpital, quitter mon appartement, puis décider que je voulais « changer de métier » … Et plus récemment, en fait pendant mon 2ème séjour aux USA (que je ne regrette donc vraiment pas), décider que je voulais exercer mon métier autrement, et commencer à mettre mon projet en oeuvre.
Cette année, bien qu’éprouvante, je décide d’en retenir le meilleur. Et notamment le temps qu’elle m’a donné pour mûrir.

Et aujourd’hui ? Je me sens comme une jeune mariée qui peut enfin emménager avec son nouveau mari, après de si longues fiançailles …

Je vous embrasse,

The lawful permanent resident frog !!!

Les bottes de 10 lieux aux USA – The 20th in America

Hello,

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C’est le 20 mai ! Fais ce qu’il te plaît ! Et donc je participe au défi The 20th in America, même si je suis revenue en France. J’ai bien le droit de rêver non ? Il s’agit d’un défi proposé par Isabelle de FromSide2Side et par Laetitia de French Fries and Apple PIe. Ce mois-ci, le thème est vaste. Les 10 lieux que je préfère aux USA, vu ou à voir, sites touristiques ou lieu de la vie quotidienne. Je n’ai que l’embarras du choix.

Je vous préviens tout de suite, je ne vous montrerai pas de photo des lieux à voir… Je n’ai pas envie de trouver de photo banale, ni de piller de belles photos de quelqu’un qui y serait déjà aller. Je vous préviens aussi que je vous ai déjà montré beaucoup de ce que j’ai aimé aux USA, et que certains y verront de la redite… D’avance je m’en excuse…

Bon … Ca m’a coûté beaucoup de réflexion cet article. Parce que je n’ai pas vécu longtemps à Dallas, et que sincèrement ce n’est pas la ville la plus sexy du monde. Alors pour le côté local, on repassera … Parce que j’ai visité des « classiques » au gré des congrès de Julot et pas seulement au gré de mes envies … Mais finalement, j’ai repéré quelques endroits, à quelques moments.

1. A Dallas, le samedi après-midi, la brasserie de Deep Ellum …
Je vous en ai déjà bien parlé, de Deep Ellum, ce quartier bobo avec juste avant l’échangeur d’autoroute une brasserie … On peut rester dans la salle de dégustation et regarder les matchs de football (américain) ou de baseball, mais on peut aussi aller dans la cours (en terrase) pour déguster la bière. Ma préférée est, je crois, l’IPA … Parfois il y a de la musique et des chiens à adopter qui nous font fuir, mais ce lieu me plaît…

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2. A New York City, un samedi matin ou un dimanche après le culte, le café la Colombe (celui de Church Street pour nous) …
Le Lonely Planet racontait une histoire de relais pour noir libérés de l’esclavage dans le temps … J’ai recherché sur le site, et j’ai découvert leur blog … Comme il le montre, c’est un endroit avec 3 café (d’intensité différentes), que l’on peut choisir en filtre ou en expresso. Ensuite, il n’y a plus qu’à refaire le monde en dégustant … Si seulement je pouvais trouver un tel lieu (et une telle communauté ?) à Dallas !

3. A San Antonio, Texas,  un jour de pré-lune de miel, la River Walk …
Je dis pré-lune de miel, parce que j’y suis allée en vacances de fiancés, après avoir rencontré la maman de mon Julot (pour voir si on s’entendait bien et si je pouvais épouser mon Julot). Marché conclu donc … Mais ce voyage là avait le goût des jeunes mariés (fiancés) qui se promènent main dans la main au bord de l’eau, de la petite Frenchie qui découvre une part de l’histoire du Texas (même si nous ne savions pas encore à l’époque que c’est dans cette partie des Etats Unis que nous allions emménager), de la dégustation de la cuisine mexicaine, de la vieille Amérique, celle qui a une histoire qui date d’avant le 20ème siècle …

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4. A Memphis, Tennessee, un samedi soir sur Beale Street …
J’avais un peu froid ce jour là … Mais c’était sans compter sur la chaleur humaine. Cette rue où les bars sont alignés côte à côte, chacun promettant de la musique live … Et progressivement, quand le soleil se couche, les musiciens se lèvent. Et ce soir là, j’ai eu la sensation magique d’être au bon endroit, au bon moment, avec les bonnes personnes …

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5. A Chicago, Illinois, un jour de semaine, dans le métro aérien, le L …
Bon d’accord, je ne sais pas si je dirais la même chose si j’habitais à Chicago. Mais en habitant Dallas, ça me donne l’impression de « revoir » les gens de la ville, ceux qui avaient disparu. J’aime regarder les gens, la façon dont elles s’habillent (je dis elles, parce que je regarde surtout les filles), les lectures, les discussions (maintenant que je commence à les comprendre) … La ville quoi !

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Ensuite, on attaque le possible, le rêve …

6. Yosemite, California, pour des grandes vacances
J’aimais randonner dans les Alpes, du temps où j’étais célibataire. J’avais commencé à suivre le GR5, seule avec un méga sac à dos, allant de refuge en refuge. Alors je me rends bien compte que je n’irai pas de refuge en refuge, mais j’aimerais randonner, découvrir cette nature qui me semble grandiose, une faune certainement différente (d’ailleurs j’ai un peu peur des ours … ).

7. La région des 4 corners, pour un voyage culturel
Je ne dis pas grandes vacances, parce que je ferais des reportages … Ce serait du travail génial. J’aimerais rencontrer les tribus indiennes qui vivent encore par là. Je vous avais parlé de Tony Hillerman qui a écrit de nombreux romans policiers au sein de la police tribale. Et il décrit des décors merveilleux, des traditions orales qui semblent se perdre doucement … Ne me demandez pas pourquoi, mais je suis intriguée par ces tribus, comme je l’étais à l’époque par les populations inuit du Groenland …

8. La Nouvelle Orléans, Louisianne, pour un long week-end
Pour entendre parler un Français que je ne comprendrais pas, pour voir les maisons du quartier français, découvrir un autre lieu où les musiciens se lèvent quand le soleil se couche.

9. Charlottesville, Viriginie, pour rencontrer une partie de ma belle famille
La ville parfaite quand j’écoute mon chéri … Une petite ville, avec des piétons, des vélos, des cafés et des terrasses … Une université au top qui donne une dynamique à la ville … Et des proches avec qui on pourrait refaire le monde le dimanche après le culte (oui, je sais, c’est un peu récurrent, mais n’est pas chrétienne mégalomane qui veut !)

10. Le long du fleuve Colorado …
J’ai vu un reportage sur ce fleuve, depuis sa source, jusqu’à ce qu’il s’éteigne sans atteindre la mer (le Golfe du Mexique) … C’était magique. Je ne sais pas si ce sera le Colorado, même s’il me fait rêver, mais un jour je choisirai un grand fleuve que je parcourrai de sa source à sa fin. En bâteau, en vélo, à pied, je n’en sais rien, mais ce sera l’aventure …

Donc si je résume : les lieux que j’aime, on y boit et on y mange. Les lieux qui me font rêver sont des montagnes et des fleuves … J’ai envie de vous donner rendez-vous dans 10 ans, pour vous dire où j’en suis de mes rêves … Je vais vous dire un secret : je n’étais pas inspirée en commençant ce billet … Mais finalement, tous ces rêves m’ont donné la patate ! Et c’est sûr, je vous les raconterai ces rêves.

Je vous embrasse,

Signé la Grenouille qui rêvait de fleuve américain

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Et pour voir les rêves des autres bloggueurs, c’est par là :

– Isabelle de From Side 2 side
– Laetitia de French Fries and Apple Pie
– Mylène de the Frenchies Theory sur la côte Est
– Virginie de Joli Bonheur, en Californie du Nord
– Alexia de From the Bay with Love
– Poppy de Les Choses Bleues
– Séverine de Expat and more
– les souhaits de Les tribulations d’une famille française en Californie
Lena et Alex aux USA nous emmènent aussi
– Antigone de Il est 20h à LA
– Les lieux de PomPomme Girl
– Alain de A nous la Californie

Merci à tous de m’avoir fait rêver … Je ne sais pas si j’aurai le temps de voir tous mes rêves, mais en attendant ils nourrissent mon attente de visa !

Carte postale d’Ellis Island

Hello,

Chose promise chose due. Après vous avoir emmenés à travers les rues de New York (ici et ), je voudrais vous raconter ce qui était en fait notre première journée, à Ellis Island. Quand les gens nous demandaient ce que nous allions voir à New York, nous répondons Ellis Island … et les gens de nous regarder en s’interrogeant sur ce qu’il peut y avoir d’intéressant dans quelques murs à l’abandon … Et de nous demander pourquoi nous n’irions pas voir une comédie musicale sur Broadway …
Mais en fait, Broadway ne nous intéressait pas du tout pour cette fois-ci, et dans notre contexte de demande de visa, nous étions curieux de visiter ce lieux mythique de l’immigration aux Etats-Unis. Et la partie accessible au public est restaurée.

Nous avons pris le ferry depuis le New Jersey, avec Liberty cruise. Comme c’est un symbole de l’Amérique, ils sont un peu paranoïaques et passent tout le monde à la sécurité. Ensuite, direction : Ellis Island.

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A l’arrivée, le bâtiment apparaît comme un château. Un grand bâtiment avec une entrée magistrale. Au rez de chaussée, on s’équipe de l’audioguide, et c’est parti. Nous sommes donc entrés par la salle des bagages. C’est l’endroit où les gens laissent leur balluchons pour passer à travers l’immigration. Quelques paranos (dont j’aurais fait probablement partie) gardaient coute que coute leurs affaires avec eux.

 

Ensuite tout le monde devait monter le grand escalier. En fait, c’était déjà le début de la visite médicale. Ceux qui sont essoufflés, ceux qui n’arrivent pas à monter sont déjà repérés par les médecins. En haut de l’escalier, on débarque dans la Registry Room. Une énorme pièce qui pouvait accueillir des milliers de personnes (12 000 personnes la plus grosse journée) dans un bruit qu’on imagine difficilement. Je vous ai fait une bande son de cette salle et de l’exposition qui suit, « Through America’s gate », qui raconte les étapes que l’on traversait lors du processus d’immigration.

La première étape, au fond de la grande salle, c’est la vérification de l’identité, avec traducteur. Les compagnies de bateau devaient préparer le travail en remplissant le manifeste du navire … La liste des passagers, leur origine, leur langue, etc …

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L’étape suivante, est médicale. Très brutale, très rapide. Les gens passent dans les mains de plusieurs médecins, celui qui dépiste les maladies oculaires, comme le trachome, celui qui ausculte plus ou moins à la recherche de la tuberculose. Il y avait tout un système de code pour savoir s’il fallait un examen médical plus approfondi, s’il fallait garder la personne en soins ou la renvoyer par bateau pour les cas désespérés. Il y a pleins de témoignages d’immigrants qui racontent leur arrivée, enfants… On dépistait aussi les problèmes psychiatriques et « d’intelligence ». C’est même là que de grandes avancées ont été faites en matière de test d’intelligence indépendants de la langue.

IMG_0131Le crochet à bouton 

IMG_0133Les codes écrits à la craie sur le col du manteau, en fonction des maladies

IMG_0134Parce que j’aime bien les arbres décisionnels… 

IMG_0152L’hôpital 

IMG_0154Les actes de naissance, et de décès sur Ellis Island

IMG_0156Le bloc opératoire

IMG_0151Les tests d’intelligence

Ensuite, pour ceux dont on se méfiait lors du premier bureau, il y avait un interrogatoire politique et judiciaire, à la recherche des communistes, des criminels. On regardait aussi si les mariages qui justifiaient l’immigration étaient véridiques, et on pouvait demander à l’époux déjà immigré de venir chercher son épouse (et oui, l’Amérique, c’était réputé dangereux pour les femmes seules).

IMG_0145Un télégramme envoyé à Monsieur, pour venir chercher Madame

Mon Julot a mieux retenu que moi les statistiques de passage. C’est par ici, mais c’est en Anglais ! Ensuite, c’est l’aventure qui continue. Munis de petits cartons pour savoir où on allait, les immigrants se répartissaient dans des trains vers le reste des USA. L’exposition montre aussi le commerce et l’organisation autour d’Ellis Island : les commerces d’alimentation et de change à la sortie de l’immigration, les associations caritatives parfois religieuses, parfois culturelles qui aidaient les gens détenus à Ellis Island …

IMG_0162A table … 

IMG_0148Une fois sorties, avec les cartes d’orientation pour les gares.

IMG_0144La buvette, avec les prix dans différentes langues … Sauf le « hot coffee »

Il y avait aussi une exposition sur les début de la nouvelle vie aux USA (le travail rude, les conditions de vie, mais aussi toutes les communautés d’origine et de religion, ainsi que les cours d’américanisation), sur les bâtiments eux-mêmes, et la rénovation du bâtiment (abandonné après la seconde guerre mondiale). J’ai pris moins de photos … Je crois que nous commencions à être un peu fatigués.

 

Alors voilà comment c’était dans les années 20. En général le processus d’immigration ne durait qu’une journée, mais une journée un peu violente, sûrement très angoissante. Il est vrai que les choses se font en douceur en ce qui me concerne, je pense que le médecin que je verrai le 20 mai n’utilisera pas de crochet à bouton pour me chercher le trachome … Mais ça fait un an que ça dure … Je vous raconterai en détail quand ce sera fini.

Aller, je vous laisse. A bientôt …

La grenouille immigrante.

Parce qu’on est quand même passés la voir après Ellis Island

Chez le coiffeur !

Bonjour à toutes et à tous,

Ceux qui me connaissent pourront vous dire combien j’aime aller chez le coiffeur, même si ce n’est que 2 à 3 fois par an. J’aime changer de tête. Passer du très long au très court, parfois un peu roux (l’année où j’ai tenté la mini-décoloration). En ce moment, je suis plutôt en train de les faire pousser. Alors j’emmerde les coiffeuses avec mes coupes de mi-longueur.

Mais pour l’instant, je mettais à profit mes aller-retour en France pour repousser l’échéance de devoir me faire couper les cheveux en Anglais. Mon mari a repoussé les choses quand nous étions en France, et je me rappelle de ce jour où je l’ai accompagné chez le coiffeur. Nous n’étions pas encore fiancés, mais on en avait tout l’air. Je me souviens de la coiffeuse, un peu brute, qui lui demande « Et la raie, de quel côté ? » et mon mari, tout penauds, qui n’y comprend pas grand chose. Et la coiffeuse, toujours aussi délicate : « Madame, venez aider votre mari ». Ca nous fait encore rire aujourd’hui, mais cela fait partie des choses qui m’ont fait éviter les coiffeurs en langue étrangère.

J’avais déjà tenté le coiffeur au Danemark, lors de mon stage de 3 mois il y a 10 ans (déjà 10 ans …). C’était la veille du mariage de ma cousine, et j’avais envie de couper mes cheveux, j’avais envie d’une frange. Mais soit je choisissais un coiffeur à 500 couronnes (genre 60 euros), soit c’était le barbier pakistanais. Et malheureusement j’ai choisi le barbier pakistanais, qui ne comprenait ni mon danois (très médiocre en ce qui concerne le  vocabulaire de la coiffure), ni mon anglais d’ailleurs … Alors oui c’était montrable, mais ce n’a pas été ma meilleure coupe.

Tout ça pour vous raconter mon premier coiffeur dallassois. Mmon chéri a déjà été chez le barbier du coin de la rue, à 10 dollars la coupe, et en est ressorti prêt pour faire son service militaire alors qu’il a répondu qu’il aimait bien un peu de longueur … Donc j’ai regardé les « hair dresser » et « beauty salon » chez mon copain Google. Il y a toujours le problème du prix, mais aussi et surtout le problème de la distance (encore et toujours). Je suis donc allée dans le salon de beauté « au coin de la rue », c’est à dire 10 minutes à vélo. Et je suis tombée du Jenelle, souriante, patiente, et qui a pris le temps de dialoguer avec moi. Donc ici un carré n’est pas « a square » mais « a bob ». Et en me demandez pas si c’est en rapport avec le prénom ou le chapeau. J’ai aussi découvert le vocabulaire de base : Is this your part (la raie) ? Do you like layers (les cheveux dégradés) ? Do you like your hairs sleek or with volume (lisse ou volumineux) ? Et là, j’ai répondu que j’aimais bien le volume. Parce que le brushing plat, c’est joli, mais comme son nom l’indique, c’est plat. Alors j’aime bien un coup de vent pour sécher mes cheveux. Là, elle a sorti un spray qu’elle a commencé à appliquer sur mes racines. « It’s a root raiser, so you’ll have more American hairs ». Et elle explose de rire. Là je me suis vue avec le brushing à l’américaine, celui avec les cheveux crêpés en dessous, qui fait 3 fois son volume … Mais j’ai rien osé dire … Au pire je me serais relavé les cheveux en rentrant … Après un long brushing, dos à la glace, j’ai pu découvrir son oeuvre. En fait, c’était un peu gonflé, mais en une heure de temps ma coupe a pris un très joli volume.

Tout ce discours pour un carré. Un carré à 32 dollars, ce que je trouve tout à fait honnête. J’ai la carte de Jenelle, et c’est sûr, c’est devenu ma coiffeuse pour mes prochains mois dallassois …

Aller, je vous offre la photo au retour du coiffeur.

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Je vous embrasse,

La grenouille brushée …

Dallas Downtown !!

Howdy y’all ?

Je flotte un peu dans le temps, je déguste les températures qui montent doucement, mais en restant très agréables. Dimanche dernier (il y a déjà 1 semaine), nous sommes partis à vélo jusqu’à la gare de RER local, le DART. Après 30 minutes de vélo, nous avons pris le train pendant environ 30 minutes pour finalement atteindre le centre ville de Dallas, Downtown.

Gare surexposée

La gare de « quartier », en ouverture maximale, parce que je ne maîtrise pas complètement mon appareil photo …

Lovers Lane

Lovers Lane, la voie des amoureux … Un chemin prédestiné pour nous …

Réflection de tour

Les gratte-ciels qui se reflètent dans les autres gratte-ciels 

Peinture murale

Peinture murale vue du train

Train marchand Union Station, la gare d’arrivée – notez le train de marchandise qui passerait presque sur les mêmes voies que le DART …

Nous avons disserté avec mon cher et tendre de l’intérêt de ce centre ville. J’étais comme une folle avec mon appareil photo entre les gratte-ciels en train, pendant que Monsieur regrettait un peu l’architecture parisienne. Bon, d’accord ce n’est pas l’architecture haussmanienne, mais en même temps, j’aime bien. J’aime bien voir les choses se refléter dans les parois en verre, la cohabitation avec des bâtiments plus vieux. J’aime aussi les vestiges des pionniers, des éleveurs de bétail qui passaient par là …

Oh la vache !

Souvenir des pistes à bétail, qui passaient par Dallas.

Pioneer cemetery park

Pioneer Park Cemetery

The Dallas Morning News

The Dallas Morning News

En tout cas, j’ai enfin compris comment arriver au centre-ville, même si ce n’est pas très facile, ni très court. La ville s’ouvre à moi tout doucement. Je prépare le futur, doucement, sûrement, pour quand j’aurai enfin mon visa. Alors même si je flotte un peu dans le temps, je le goûte. Parce que je ne l’avais pas avant, et que je ne l’aurai peut-être pas de la même façon plus tard.

Vieu bâtiment

Il reste encore quelques vieux bâtiments entre les gratte-ciels

Parcmètre et palmiers

Alternance parcmètre – cactus …

 

Nuage sur gratte-ciel

Quand le ciel se reflète dans les façades de verre !

La tour satellite

Ne me demandez pas le nom de cette tour …

Entre 2 buildings

Quelques bâtiments plus anciens, plus typiques …

 Buildings

Superpositions

Dallas Public Library

Dallas Public Library – ou l’attaque des lampes de bureau cosmiques …

Cathédrale Dallas

Dallas a même sa cathédrale, j’ai nommé Cathedral GuadalupeDétail cathédral

Un détail de la façade de la cathédrale

Cierges à la mexicaine

Même si on est un peu loin de la frontière, ambiance hispano-catholique garantie …

 

Ah, le temps, toujours le temps.

Et vous ? Comment se passe le temps ? (Attention please, this is a call to all the French friends who stayed in France, but also a call to all the other people who want to share a comment here …)

 

Signé : la grenouille temporelle

Carte postale de Washington DC

Bonjour à toutes et à tous,

Cela fait quelques temps que je n’ai pas écrit ici. Je me suis un peu perdue dans mes lectures anglophones, dans la reprise de ma vie sociale dallassoise … N’allez pas croire, je ne m’ennuie pas du tout. Nous nous sommes perdus tous les deux dans nos lectures sous la couette, l’université de Dallas ayant fermé 4 jours ces derniers 15 jours à cause du verglas / de la neige … Oui, le Texas sous la neige, ça existe, mais c’est rapidement la panique, puis la boue (ils ne salent pas, ils sablent).

Donc vendredi, nous nous sommes mis en route pour 4 jours à Washington DC, pour le congrès de l’American Mathematic Society. Nous partons tôt, l’avion décolle à 10h19, nous avons prévu d’arriver à l’aéroport vers 9h. Et nous y sommes, mais en arrivant au terminal C (celui qu’on a vu la veille au soir sur internet), nous découvrons que le vol est déplacé au terminal A (celui par lequel la navette qui venait du parking est passée). Nous grommelons, et nous remontons dans la navette. Cette fois ci avec une gentille dame, qui conduit doucement pour prendre soin de nos lombaires. Mais même après qu’elle aie compris que nous étions franchement en retard et qu’elle aie fait sauter son autobus … Nous avons raté notre vol de 3 minutes … Après avoir fait la queue derrière seulement 4 personnes (pour une hôtesse) pendant 45 minutes, nous avons eu de justesse (en temps et en place) une place sur le vol suivant … Ouf, sauvés (sinon, c’était le lendemain à 18h … )

pentagon

Nous n’y avons pas été, mais nous ne sommes pas passés loin … 

Une fois à Washington, nous nous sommes installés dans notre hôtel, à l’intérieur du campus de Georgetown, une des célèbres universités …

Georgetown vu du Potomac

Georgetown, vu depuis le Potomac 

Georgetown

Le quartier de Georgetown

Le premier soir, avant de retrouver nos amis pour un super dîner italien (hello John and Sarah !), nous nous sommes promenés le long de Pennsylvania Avenue. Et j’ai découvert la plus célèbre adresse des Etats Unis (1600 Pennsylvania Avenue) : j’ai nommé la Maison Blanche (de nuit avec jardin enneigé … j’adore).

Maison Blanche

La Maison Blanche

Le lendemain, pendant que Monsieur travaillait, je suis partie en métro jusqu’à la station Smithsonian. C’est au milieu du Mall, cette célèbre place qui réunit à l’est le Capitol, à l’ouest le Washington Memorial (et plus au nord la Maison Blanche), encore plus à l’ouest le Lincoln Memorial. Oui, il y des mémoriaux en l’honneur de pratiquement tous les présidents des Etats Unis, de leurs valeurs humanistes. Un jour je vous raconterai peut-être la Constitution des USA …
Washington Memorial

Le Washington Memorial

Lincoln Memorial

Le Lincoln Memorial

Abraham Lincoln

La fière statue d’Abraham Lincoln

Abraham Lincoln vivant

 Sur les marches, Abraham Lincoln vivant, pour fêter le 150ème anniversaire de son discours d’intronisation. 

Cette place est entourée sur tout son pourtour d’une dizaine de musée, gratuits, dépendant du Smithsonian Institution. En vous écrivant je regarde les sites internets que je n’ai pas pu voir pendant. Monsieur Smithson était Anglais, fils illégitime ayant voyagé toute sa vie, mais jamais aux USA. Décédé en 1829, il offre toute sa fortune pour la création d’une institution pour l’accroissement et la diffusion de la connaissance à Washington. Je n’ai pas visité le musée de l’espace, ni le musée de la poste, ni le museum d’histoire naturelle (j’irai voir les dinosaures quand j’aurai des enfants qui aiment les dinosaures), ni la Art Gallery …
Smithsonian Castle

 Le château du Smithsonian

L'intérieur du Smithsonian Le château du Smithsonian, vu de l’intérieur

J’ai visité le samedi le National American History Museum. Je l’ai choisi parce que j’essaye de comprendre l’état d’esprit de mon pays d’adoption. Et je crois que cela passe par l’histoire. J’ai vu l’Amérique à travers ses guerres, j’ai découvert l’exploration des USA à travers le développement des transports (le train, puis la voiture, un peu moins les bus), j’ai vu l’exposition temporaire Hear My Voice où des scientifiques, par une technique laser, on reproduit les disques de cire cassés avec des enregistrement de la voix d’Alexander Graham Bell vers 1885 … Un plongeon dans le son du passé. Allez voir sur leur site (le lien du titre de l’expo), il y a la vidéo avec le son du disque !! J’ai fini cette journée avec un peu de glamour, en regardant les robes du bal d’introduction des First Ladies. Lorsque leur mari est élu Président, il y a un bal de gala le premier soir. La tradition depuis 100 ans veut que chaque First Lady offre sa robe au Smithsonian, et ils en ont fait une exposition … J’ai donc découvert qu’initialement, la First Lady n’était pas forcément l’épouse du Président, mais une femme de son entourage (par exemple sa fille, sa nièce, sa soeur) lorsqu’il était veuf ou célibataire … Elle était l’hôtesse chargée de l’accueil au sein de la maison présidentielle. On imagine les dîner de l’ancien temps, avec les hommes en uniforme, les femmes en robe longue …

American Indian Museum

L’American Indian Museum

Le dimanche, après avoir continué mon tour du Mall (malheureusement pour moi le Capitol est recouvert d’échafaudages), j’ai fini à l’American Indian Museum. Dans le temps, j’étais une fan des tribus inuits, ceux qui s’appellent les « hommes » et appellent les autres tribus d’Amérique du Nord les « chiens » … Mais la vie me fait visiter cette Amérique du Nord et j’avais envie de découvrir ces autres peuples.
J’ai exploré les traditions de quelques tribus, les traités qui ont été signés puis souvent ignorés par les blancs entre les USA et les tribus indiennes, le travail de conservation de ces cultures avec des adultes qui interviewent les anciens pour enregistrer les histoires qui normalement sont de transmission orale, pour conserver aussi une trace de la langue que les adultes maitrisent encore, mais essayent de transmettre parfois difficilement à leurs enfants. J’ai découvert le principe de Indian Blood Quantum : quand les personnes des tribus indiennes se marient avec des personnes blanches, noires, d’autres tribus indiennes, on compte la proportion de « sang » de chaque tribu. Par exemple, mon danish blood count est de 1/2 (mes 2 grands parents maternels étaient danois, mes deux grands parents paternels étaient français). Certaines tribus réclament un compte de 1/2 pour être membre de leur tribu, d’autres de 1/32 pour être membre d’une tribu … J’ai ensuite découvert les Indiens de Chicago, déplacés par le passé, ayant tellement mélangé leurs sangs entre tribus qu’ils n’ont plus le quantum. Mais étant encore de culture américaine native très prononcée, s’est développée une communauté urbaine toujours très vivante …
J’ai enfin failli craquer pour le livre de recettes du musée, colligeant plusieurs recettes traditionnelles indiennes.

Rewe center

Le Rewe, le vrai nom du totem des Mapuche

Lenape

Comment les Lenape ont été déplacés depuis 300 ans

Lundi, avec mon chéri, nous sommes retournés nous promener sur le Mall, pour voir le château du Smithsonian, leur centre d’accueil.

Le jardin du SmithsonianUn petit bout du jardin du Smithsonian

Finalement, ne me demandez pas si le centre-ville à proprement parler est joli, je ne l’ai pas vu. Ne me demandez pas de détail sur le campus de Georgetown, je ne l’ai pas vu correctement non plus. Ne me demandez pas le nom d’un restaurant indien (d’Inde), j’ai expérimenté le pire (avec le serveur qui me demande de vérifier ce que j’ai dans mon assiette, qui ressemble à ce que mon voisin a aussi dans son assiette, mais qui devrait être différent …)

Jefferson's Memorial

 Lui, c’est Jefferson, dans le Jefferson’s Memorial

Mais assurément, je vous conseille la promenade autour du Mall, au milieu de l’histoire des USA, ceux qui ont été créés en 1776, lors de la déclaration d’Indépendance. Au milieu de tout ce gigantisme « humaniste ». Assurément je vous conseille la visite du Smithsonian, collection impressionnante de musées sur tout !

Je vous embrasse,

La grenouille historienne

Le capitole en camisole

Le Capitole

PS : demandez à Google « Washington DC map » et regardez la forme de la ville … Savez vous pourquoi cette forme carrée d’un côté et « amputée » de l’autre ? Parce que cette zone était le centre des USA à l’époque, qu’il avait été convenu de réaliser un carré parfait en prenant un petit bout du Maryland au Nord et un petit bout de la Virginie au sud … Devinez qui est revenu sur sa parole au dernier moment ???

Réveil frileux

Bonjour à toutes et à tous,

Cela fait quelques temps que je n’ai pas écrit. Initialement complètement absorbée par mon travail de pneumologue intérimaire (oui, ça existe !!), j’ai ensuite beaucoup angoissé à l’idée de mon voyage vers les USA. Je suis partie le 18 février, après à peine un peu plus de 2 mois en France (je le note pour plus tard …).

Le vol s’est lui-même bien passé, y compris la correspondance d’1h50 à l’aéroport de Londres (avec changement de terminal, passage de la sécurité, passage de la pré-immigration sans difficulté, re chek-in et pique-nique). Les choses se sont un peu compliquées à l’arrivée. Je fais gentiment la queue à l’immigration, dans la file ESTA. Quand je passe devant l’officier d’immigration, il me demande pourquoi je viens aux USA et quand je rentre en France. Ma réponse est prête, I’m visiting my husband. Et je rentre le 4 mai … parce que le 5 mai mon ESTA expire (et je ne lui ai pas dis que ça m’a coûté 200 euros pour m’en être rendue compte la veille de mon départ et pour modifier à la dernière minute la date de mon retour qui était initialement le 15 mai …).

Et là, la réponse qui tue : You spend more time in the USA than in France …  Parce qu’il a sous les yeux mon historique de voyage. Et comme j’ai passé 3 mois aux USA entre septembre et décembre, seulement 2 mois en France (vous l’aviez bien noté hein?) … Et me voilà dans la salle du temps qui s’arrête. La numéro 3. Celle où on fait un peu peur aux gens, où on leur posera plus de question quand ce sera le bon moment …

Donc je m’assois et je patiente, partie pour de longues heures d’attente en mon for intérieur. J’ai lu récemment l’histoire d’une résidente française aux USA, qui a passé 3 heures dans ce genre de salle, avant de recevoir un coup de tampon en 3 minutes … Alors je suis préparée à attendre longtemps, un pincement au coeur pour mon chéri qui m’attend de l’autre côté du mur. En fait, l’attente a duré tout au plus un quart d’heure. Et on m’appelle …  par mon prénom, alors je ne réponds pas tout de suite. L’officier d’immigration (un autre cette fois), me demande pourquoi je viens aux USA. I’m visiting my husband. Il vérifie donc un peu la véracité du husband. Pas en me demandant son nom ou mon livret de famille, que j’ai dans mon sac. Mais en me demandant quand nous nous sommes mariés, où, de quand à quand a-t-il vécu en France … Et finalement il me demande si je comprends bien que je devrai rentrer en France le 4 mai. Je lui réponds que oui, que j’ai mon rendez-vous à l’ambassade pour finaliser mon visa d’épouse et que pour rien au monde je ne le manquerais.  Alors avec un grand bruit bureaucratique, mon passeport reçois le tampon « Admitted » … Ouf, je peux sortir libre de la salle numéro 3 et je rejoins 5 minutes plus tard, en larmes, mon mari.

Parce que le tampon « Admitted » est teinté de culpabilité. Oui, j’ai reporté d’un mois mon rendez-vous à l’ambassade pour permettre ce voyage. Oui, je ne travaille de nouveau plus pendant 2 mois. Ou du moins je travaille d’un travail non reconnu par la société : apprendre l’anglais, faire un projet professionnel pour mon retour.
Je me suis morfondue pendant 2 jours. Un peu perdue dans cet océan d’accent texan, bien perdue dans un jetlag … Et puis samedi la vie a commencé à reprendre. Nous avons fait les courses à Central Market (ce magasin pour bobo qui mangent des trucs bio et du bout du monde). Nous avons rendu visite à Belle-Maman, qui est toujours très accueillante et encourageante. Dimanche j’ai retrouvé notre paroisse. Celle où tout le monde m’a souri en me disant « Welcome back ». La langue de l’un d’entre eux a même fourché et m’a souhaité Welcome Home… Ici je suis Madame Frog, l’épouse de Monsieur Frog. Et je suis accueillie … Et c’est bon.

La morale de l’histoire, c’est qu’il ne faut jamais compter sur l’officier de l’immigration pour se sentir accueillie aux USA… Surtout quand on joue à la limite des règles du jeu …

dallas glacée

Enfin, j’ai intitulé ce billet « Réveil frileux » parce que notre météo fait des siennes. J’ai découvert le « sleet ». La pluie verglassante à la texane. Le sol est devenue une plaque de verglas géante. Ben oui, les texans vont quand même pas avoir un « plan salage » pour une ou deux journée dans l’année … Du coup nous sommes avec mon chéri en mode cocooning à la maison… Et c’est bon !!!

Je vous embrasse,

Madame Frog …

Dallas sous la glace

Lumières de ma ville

Bonjour à tous,

Bien que de retour en France, j’avais prémédité un article …
Avant de partir aux USA, mais aussi pendant, je me suis mise à lire les blogs d’autres français (et en fait surtout françaises). Et parmi ces blogueuses, il y a Isabelle qui vit au Kansas (du blog FromSide2Side), et Caroline qui vit à New York (du blog Un rêve de Green Card). Elles proposent un « défi » aux autres blogueurs des USA :  » The 20th in America ». Chaque 20 du mois, un thème interprété par différentes personnes et mis en blog.

20thinamerica

Alors j’avais envie de participer, même si c’est pour un seul mois … Même si c’est un peu triché parce que, comme dirait Expat Blog, je ne suis pas une expatriée. Le thème du mois est « Les lumières de ma ville ». Voici le résultat (et comme je triche, je le publie le 21 …), version Dallas (et Richardson).

Tout s’est progressivement décoré le week-end après Thanksgiving.


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Je n’ai pas vu de décoration « municipale ». Et comme je ne suis pas retournée du côté du « centre ville », je ne saurais vous dire si Dallas a fait un effort de ce côté là.

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Avant la dernière répétition de la chorale, j’ai pris mon vélo à la main et j’ai marché. J’ai marché environ 1 heure dans les rues de Richardson, à regarder les devantures des maisons plutôt cossues. Et contrairement à ce que j’ai connu dans ma banlieue, ça clignote un peu moins et je trouve globalement les lumières plus « élégantes » (si tant est qu’un renne devant ta maison puisse être élégant).

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Celui qui dit que mes photos sont de mauvaise qualité a raison. Et dire que je commence à avoir le mal du pays, mais en sens inverse.

Joyeux Noël à toutes et à tous, et à bientôt !

La Grenouille de Noël

PS : si vous voulez voir les autres interprétations, allez voir les sites de FromSide2Side ou de Rêve de Green Card. Elles listent les participants avec les liens vers leurs articles.

 

 

 

Christmas Carols

Hello everybody !

Comme promis je vous raconte un dimanche de l’Avent à la paroisse St Barnabas. Cela s’appelle « Deck the Hall ».

Vers 15h, nous nous sommes retrouvés pour décorer le grand hall (nommé Providence Hall) de la paroisse. Je ne crois pas avoir vu de vrai sapin … Mais une bonne dizaine de petits sapins artificiels avec de belles lumières. J’avoue que la décoration n’est pas le fort de cette journée, et je n’ai même pas eu envie de le prendre en photo …

A 16h30, nous allons tous dans le temple pour chanter. Les enfants sont assez nombreux pour faire 2 choeurs différents : the Angels (des tous petits de 3 à 5-6 ans) et the Seekers (les plus grands de 6 à 12 ans). C’est chou … (oui, vous m’entendez craquer pour ces petits que j’aimerais bien kidnapper pour emmener chez nous …)

J’ai découvert aussi le Handbell Choir. Le vrai choeur a joué le matin au culte. Une dizaine de personne, chacun une cloche dans chaque main. Chaque cloche joue d’une note différente. Si j’ose une comparaison, ce serait comme jouer du piano à 20 mains … Et c’est génial. L’après-midi nous avons été invités à essayer. Au lieu de lire des notes, nous lisions des mots (chacun sonne sur les mots qui sont encadrés). A l’arrivée, ça ressemble vaguement à quelque chose, mais on s’est beaucoup amusés.

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Et puis on a chanté. A quatre voix avec l’assemblée …

Je crois qu’elle était vraiment là, l’ambiance de Noël américain. Dans les chants, l’orgue, les cloches … J’ai essayé d’enregistré pour vous … La qualité est plutôt moyenne, pardonnez-moi.

Vers 17h30, nous nous sommes réunis pour un repas. Dinde frite (les américains ont parfois une friteuse assez grande pour accepter une dinde entière, il parait que la viande est plus moelleuse), et tout ce qu’on peut frire (piment jalapeno farci, beignets, et les jeunes ont essayé les snickers frits …). C’est pas très diététique, mais c’est bon (en quantité raisonnable), et surtout c’est un moment convivial avec les familles (celles qui ne viennent pas forcément lors des autres réunions de paroisse).

Dimanche prochain, notre choeur va participer au culte avec plusieurs Christmal Carols. Si seulement je pouvais en être … Aller, j’en serai l’année prochaine.

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Vitrail du fond du temple, que j’ai enfin osé photographier pour vous

Et vous ? Avez-vous découvert Noël ailleurs ? Quelles étaient vos impressions ?

A bientôt,

La grenouille qui chante