De retour !

Howdy y’all !

Oui, je sais, ça fait bien longtemps … Mais me voilà de retour, avec une belle énergie. J’ai pensé à vous, souvent … J’espère que vos oreilles ont sifflé un peu … J’ai pensé à vous le 20 octobre, quand j’ai laissé passé le challenge The 20th in America …

Mais voilà … Mon énergie en septembre et octobre est passée ailleurs. Laissez moi vous raconter, ensuite je vous montre notre Halloween …
En septembre … Et bien j’avais la nausée tous les matins, j’étais épuisée … J’aurais pu dormir 12h par nuit et faire encore des siestes matin et après-midi … C’est grave docteur ? J’espère que vous me voyez arriver … Alors voilà la première grande nouvelle, celle qui m’a pris le plus d’énergie : j’attends un bébé ! Un petit bébé qui a reçu la priorité énergétique …

Je n’ai pas complètement décidé si j’allais m’épancher sur les détails d’une grossesse « française » aux USA … J’ai hésité à vous raconter ma première consultation chez le médecin traitant, en mode « journalisme » … Oui, vous savez, le médecin traitant à 300$ la consultation qui finit par te donner ton diagnostic (celui que j’avais déjà fait moi même hein ?) et te répond que comme tu es enceinte, il n’ose te faire aucune prescription … Celui qui te fait une liste de médicaments qu’il aimerait te prescrire sur un post-it et te demande de te démerder avec le gynécologue que tu n’as pas encore …

J’ai hésité … Je n’en ai pas fait tout un article, mais je craque et le dénonce un peu ici quand même … Pour le reste … Seulement si ça vous intéresse … Seulement si vous me le demandez … Parce que c’est très personnel et que j’aime que mon blog ne soit pas que « reportage » mais garde cette touche personnelle … Et là, je n’ai pas encore bien fixé mes limites …

La deuxième chose qui m’a pris beaucoup d’énergie, surtout au mois d’octobre, c’est mon travail. Je vous en ferai un article spécial la semaine prochaine. Mais pour les curieux pressés, voici mon site professionnel … Mon 2ème bébé : www.projetsdcoeur.com

Et comme la vie de « touriste » ne s’est pas arrêtée pour autant, j’ai envie de vous raconter avec du retard, mon Halloween … Parce que comme une gamine j’ai taillé ma première Jack O’Lantern … Mon chéri était à l’appareil photo, et il m’a littéralement mitraillé… Je tente de vous montrer le résultat en version animée (que vous verrez quand j’aurai résolu mon problème technique)…

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J’ai laissé Monsieur creuser et faire le « sale » travail.

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Quand Jack est illuminé.

On a mis notre citrouille à la fenêtre … Et pourtant, dans notre quartier un peu pourri, aucun enfant n’est venu frappé à la porte (et tant mieux, parce que je n’avais aucun bonbon …).fenêtre halloween
Vu de la fenêtre ! J’aime bien le côté balafré de Jack ! 

Jack O'Lantern

Je ne résiste pas à vous montrer aussi la barbe qui a poussé au menton de Jack en l’espace de 48h … Bien dans le ton « fantomatique ».

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Visez la bouche et l’oeil gauche … Tous poilus … Hygiène au top dans ma maison. 

J’ai tenté de récupérer la chair pour en faire des recettes … Je voulais les partager avec vous … Mais de chair il n’y en avait finalement que très peu (c’est vachement creux ces citrouilles spécial Halloween). J’ai récupérer les pépins qu’on a grillé au four et salé pour faire l’apéritif. La chair est devenue « purée de citrouille », utilisée en accompagnement de viande, et incorporé à des pancakes à la citrouille. Très sucré, mais très bon … Tartiné de beurre de cacahuète par Monsieur … Miam !

Voilà voilà …

Je vous embrasse tous,

La grenouille qui attendait un têtard !

Le Dallas Museum of Art – the 20th in America

Howdy y’all !

Hier c’était le 20 septembre, et j’ai pensé très fort à tous les blogueurs expatriés aux USA qui ont écrit leur article à l’heure … Ici j’essaye de faire quelque chose entre 2 siestes pour cause de grosse fatigue. Du coup, je vous propose The 20th in America on the 21st …logo-20th-300x225

C’est un défi initié par Laetitia du blog French Fries and Apple Pie et Isabelle du blog From Side to Side … Chaque 20 du mois, un thème traité par différents blogueurs expatriés aux USA. En bas de l’article les variations jouées par les autres blogueurs.

 

 

Il y a 15 jours, nous nous sommes littéralement traînés au Dallas Museum of Art. L’entrée aux collections permanentes est gratuite, ce jour là l’entrée aux expositions temporaires était exceptionnellement gratuit.

Avant d’arriver au musée, nous sommes passés devant un jardin du musée de sculpture… Quelques sculptures étaient chouettes, notamment le tronc d’arbre avec ses dossiers de chaises (je n’ai pas osé m’asseoir, mais j’avais très envie d’essayer). Et surtout beaucoup de trucs moches sous un soleil de plomb …

jardin du musée 2 jardin du musée1

Puis nous sommes arrivés au musée. Le quartier te crie tout entier de rentrer dans les bâtiments tellement la rue est inhospitalière … Donc après une photo rapide de la sculpture d’entrée …

entrée du musée

A l’intérieur, j’avoue avoir eu un peu de mal à me repérer. Il y a des collections de différentes origines et de différentes époques. nous avons décidé de commencer par la collection américaine. J’ai bifurqué de l’Amérique ancienne (j’avoue, j’étais pas dans le mood) pour préférer l’Amérique « moderne ». Bon …

Entrée du musée

Amérique ancienne

Amérique moderne veut dire après l’arrivée des Anglais. Et en fait, l’Amérique est longtemps restée anglaise avant d’avoir son identité propre. Les peintures montrent la colonisation de ce nouveau pays, comment les campagnes ont été cultivées, comment les villes se sont agrandies (j’adore la vue de Brooklyn).

Amérique 7

Ci dessus et ci dessous : les paysages de la côté nord-est, première colonisée par les Anglais … Amérique 6

Amérique 2 (Brooklyn)

Ci dessus : vue de Brooklyn … he he 
Ci dessous : le paysan dans son champ de maïs Amérique 9

Ci dessous : l’histoire de la répression en broderie … J’adore … 

Mon chéri a adoré les meubles anciens de belle manufactures, souvent européennes. Qui l’eut cru ??? Peut-être un jour allons nous avoir un bel intérieur … Quand on aura fini de déménager tous les ans ou presque.

Amérique 1

J’avoue que j’ai un peu regretté l’absence de peintures racontant la conquête de l’ouest américain. Et pourtant, à Dallas, on aurait pu s’y attendre (c’était beaucoup plus le cas au musée d’art de Fort Worth que j’avais visité il y a  2 ans, et c’était très cool).
Ou l’absence de plus de toiles d’auteurs contemporains … Même si j’ai reconnu une toile qui aurait pu inspirer le générique du dernier film The Great Gatsby.

Amérique 11

Et puis soudain on avait envie de boire un coup. Mais la cafétéria du musée était un peu débordée … Du coup on s’est lancés dans les rues du quartier pour trouver un café ouvert un samedi après-midi … Et ce n’est pas chose facile … A défaut on a découvert un jardin public bordé par une vingtaine de food-trucks (je n’ai pas réussi à vous prendre de jolie photos) où enfants et adultes se donnent rendez-vous pour des batailles d’eau rangées, avec des fusils à pompe aquatiques … Un peu de vie dans ce centre ville éteint du week-end …

Tram historique

Aller, je m’arrêt là. Vous aurez compris que j’ai parfois beaucoup de mal à m’adapter à Dallas, surtout avec cet été qui dure depuis 4 mois. Heureusement il commence à pleuvoir, enfin. Je ressors mes tenues d’automne français, même si elles sont encore franchement chaudes pour la saison. Mais je m’en fous !

Le reste du musée, j’étais trop fatiguée pour y retourner. J’ai raté quelques toiles européennes impressionnistes ou plus anciennes … J’ai aussi raté la collection d’art traditionnel d’Amérique centrale … Ce sera l’occasion d’y retourner !

Aller, je vais râler ailleurs … et faire honneur à ma réputation de Française râleuse.

Je vous embrasse,

La Grenouille sur son canapé (je vais p’têt changer le nom de mon blog ?)

Et les variations :

Isabelle de From Side 2 Side avec le Musée des Miniatures à Kansas City
The Frenchies Theories avec le Musée de l’Espace de Washingtown
Les Tribulations d’une famille en Californie avec ALCATRAZ
Les Choses Bleue avec le Ohio Historical Society
Pierre Yves Monney avec les musées qu’il connait (un bel éventail de musées aux US)
Virginie de Jolie Bonheur avec l’Exploratorium à San Francisco

 

L’anniversaire de la grenouille

Howdy y’all !

Oui, je sais, je me fais rare. C’est à dire qu’il se passe pleins de choses dans ma vie, dont je n’ai pas forcément envie de parler ici … Ou pas encore envie. Mais du coup, je vois bien que je n’écris que très peu.

Et ni vu ni connu, j’ai loupé hier de souhaiter un joyeux anniversaire à la grenouille. Hier ça faisait 1 an que je suis arrivée pour le premier long séjour aux USA. Et ça faisait un an que j’ai publié mon premier article.

Alors non, je ne vais pas vous parler de statistiques, de nombres de posts … Ma portée est tellement ridicule au vu des statistiques de certains que ça ne vaut pas la peine d’en parler. Mais attention, ma portée n’est pas nulle. Parce que grâce à ce blog, j’ai fait de belles connaissances, même si elles restent « virtuelles ». J’ai rencontré Karine de Madama Ananas, Poppy des Choses Bleues … Deux expatriées françaises aux USA, qui m’ont aidée à m’accrocher dans ce cagnard … J’ai aussi suivi les recommandations de lecture  et de cinéma de Todd, j’ai aimé les encouragements de Mailenn, deux lecteurs qui ont osé partager leurs commentaires …

Alors oui, même si ce blog est petit, même si ces temps-ci j’ai du mal à écrire, je vais continuer … Parce que dans 3 jours c’est the 20th in America et que j’ai presque préparé mon coup. Parce que dans 3 jours j’ai l’intention de me « réinscrire » dans la communauté blogueuse des expatriés français aux USA.

Alors Bon anniversaire la grenouille !

Je vous embrasse,

Kirsten

C’est la rentrée !

Howdy y’all !

Non, je ne vous ai pas abandonnés … C’est juste que j’ai beau ne plus être salariée, mon emploi du temps se remplit de plus en plus. Du volontariat, de la socialisation …

dallas accueil logo

Et ce matin, c’était la rentrée de Dallas accueil, l’association qui accueille les français (francophones plutôt) à Dallas. Nous étions dans la maison d’une hôtesse assez grande, bien décorée … Du café, des douceurs sucrées et une trentaines de femmes (et un homme) autour de la table.

 

Quelques anciennes se retrouvent et se demandent des nouvelles de la rentrée de leurs enfants (qui a eu lieu lundi dernier ici). Beaucoup de personnes récemment arrivées. Il y a 3 semaines, il y a 10 jours, il y a 5 jours … Finalement je fais figure d’ancienne avec mes 2 mois officiels et 7 mois en comptant mes séjours de l’année dernière. Oui, j’ai déjà compris  le code de la route texan. Oui, j’ai déjà rencontré du monde, et des Américains en particulier.

Si je voulais vous en parler, c’est que j’ai eu ce moment où j’étais quand même nouvelle parmi les nouvelles. Parler de mes impressions de française devant l’envergure des rues, devant la gentillesse des Américains (qui n’est peut-être que politesse parfois, mais après-tout, n’est-ce pas mieux que d’être renfrogné comme un Parisien ? (Amis Parisiens je vous aime)). Parler de mon acclimatation à la météo texane … Toutes ces choses que je n’ose pas toujours dire à la maison, de peur de provoquer chez mon chéri le syndrome du « C’est de ma faute si tu as quitté ton pays » ou parfois pire, le syndrome du « Je sais que t’aime pas mon pays, t’as qu’à retourner dans le tien ». (Mon amour, si tu lis ces mots … Je t’aime !)

Et puis ensuite, j’ai eu le moment de solitude. Parce que non, je ne fais pas le taxi pour mes 2 ou 3 enfants. Et quand bien même j’aurais eu des enfants, ils n’auraient pas été à la Dallas International School à 10 000 $ l’année. Je comprends bien que les expatriés de 2 ou 3 ans souhaitent que leurs enfants soient toujours dans le cursus du baccalauréat français, pour quand ils reviendront … Je ne suis ni maman, ni officiellement expatriée. Je suis immigrée …

Et puis je suis tombée sur cette jeune femme de 30 ans, sans enfants, qui suit son mari français … « Non, je ne veux pas d’enfants, je veux travailler, pour exister ». Oui, parce que certaines femmes dont je fais partie, ont besoin de travailler pour se réaliser.
Et comme elle habite à 15 minutes de chez moi (une broutille ici …), j’ai le secret espoir de m’être faite une copine française avec qui je peux sortir de temps en temps. Et qu’on parlera d’autres choses que d’enfants … Evidemment, comme rien n’est jamais simple, elle doit retourner en France, fermer son entreprise et attendre son visa … Elle espère revenir en octobre !

Voilou voilou. Je voulais partager mon expérience de Française parmi les Français de Dallas … Une chose est sûre, c’est que je vais continuer de les fréquenter !

Je vous embrasse,

The French frog !

Cher Grand-Papa !

Bonjour à tous,

Vous m’excuserez, mais comme mon Grand-Papa n’a plus d’adresse terrestre depuis bien longtemps, j’ai décidé d’envoyer mon message dans l’espace des internets. Vous pouvez lire quand même si vous le souhaitez, vous pouvez même réagir si le coeur vous en dit.

Cher Grand-Papa,

Tu aurais été fier de moi ! J’ai suivi ton modèle. Le modèle « je construis mon vélo dans le salon ». Et je voulais te raconter, à toi, cette aventure.
Il y a un mois, nous nous sommes fait voler nos vélos, mon Julot et moi. On tourne le dos une semaine, ils ont beau avoir un cadenas dessus, ils ne sont pas accrochés à quelque chose. Ce pays n’est pas prévu pour accrocher quelque chose dessus ! Donc ils ont disparu.

Pas de problème … Ca me donne une bonne excuse pour choisir un nouveau vélo avec un porte-bagage et surtout des gardes-boues pour rouler par temps de pluie (et oui, ça arrive parfois à Dallas, même si ce n’est pas au mois d’août). Nous partons à Walmart, ce méga supermarché qui vend tout, ou presque. Mon Julot se trouve un beau vélo mixte course/ VTT, plus léger que le précédent, avec quelques vitesses de plus. Mais de mon côté, j’ai le choix entre le VTT (donc sans garde-boue, parce que c’est bien connu, le VTT c’est plus fun avec de la boue plein le dos et plein le visage), ou l’American cruiser, lourd comme un camion, avec une seule vitesse et un guidon large d’1 mètre, pour frimer quand on pédale jusqu’au bout de sa rue et qu’on revient (oui, parce que je ne sais pas qui va plus loin avec ce genre d’engin).

Donc j’ai commandé mon vélo à Walmart-internet. Un mixte VTT/cruiser. Le guidon est moins large, il a un porte-bagage et des garde-boues, 7 vitesses (bien assez pour la platitude pas si plate de Dallas)… Et surtout il est couleur menthe à l’eau. C’est ma couleur fétiche du moment.

Sauf que voilà, quand j’ai été le chercher à Wallmart, l’employé chargé du montage de vélo était en vacances. C’est comme ça que la vendeuse m’a annoncé que j’allais repartir avec mon vélo en 10 morceaux dans un carton … Là, je me dis … Pas de problème, je viens d’une famille de cyclistes !vélo en pièces détachées

C’est avec fierté que je te raconte comment j’ai appris à monter un guidon sur sa fourche (et si possible dans le bon sens pour que le garde-boue s’adapte et ne vienne pas frotter la roue), à régler les freins avant après avoir monter la roue (et à tenter de l’équilibrer). J’ai monté les pédales. Et j’ai finalement appris à régler mon dérailleurs arrière.

Et j’ai pensé à toi, Grand-Papa. Quand tu passais des heures sur ton vélo de course. Je me souviens que dans ta chambre-atelier il y avait des chambres à air, des roues, peut-être plusieurs cadres de vélo… Je me rappelle confusément d’une caverne d’Ali-Baba pour cycliste. J’ai pensé à toi pendant les quelques jours où mon vélo en cours de montage trônait fièrement au milieu du salon. J’ai aussi pensé à Grand-Maman quand je devais sauter par-dessus le vélo, en soupirant. Je n’ai pas juré, parce que j’ai réussi à ne pas marcher sur les pièces ou les outils qui traînaient.

Mon vélo en cours de montage

A présent, je le roule tous les jours ou presque. Je le bichonne. Les vitesses passent nickel (mieux que n’importe quel autre vélo de ma vie !). Et je pense à toi quand je roule fièrement, accrochée à mon guidon toujours un peu large par rapport à un vélo européen.

Je t’embrasse,

Ta petite-fille qui se souvient !Mon vélo terminé

Number the stars by Lois Lowry

Howdy y’all!

Numberthestars

How begin a report about this poignant book? It’s called Number the stars, written by Lois Lowry.
It takes place in Copenhaguen, Denmark, in 1943, during the Second World War. Annemarie is 10 years old. She ‘s used to tell fairytales to her little sister Kirsti, with queens and kings. Her best friend is Ellen, a Jewish young girl.
During the 1943 fall, the German are beginning the “relocation” of all Danish Jews. But thanks to some Danish politics “leaks”, the Jew community is warned during the New Year that something was going to happen.
It’s the story about the Danish resistance, helping thousands of Danish Jews to escape to Sweden, which is not invaded by the Nazis. It’s this story told by a young girl, not naïve, but who has genuine thoughts about the adult world, and help to protect her best 10 years-old friend, Ellen.
I’m half Danish. But from Denmark, I essentially know about culinary culture and Christmas. I didn’t know anything from the Second World War. My grandmother told us a very few, as we couldn’t speak Danish at that time. But I know about the rationing: rye-bread and some potatoes, and that was all. I had no idea about how the Danish people protected their friends. How the King Christian sank his float, so the German couldn’t use it…
Sometimes, I’m wondering if I would be as brave as Annemarie if I lived during the war. Anyway, I would advise you this book, very well written, in a simple English with just enough new words to enjoy the story AND learn English. The emotions are simple, but very poignant.
Thank you Sherri, for sharing this book with me.

 

Ballade florale à Plano

Howdy y’all ?

Comment allez-vous ? Chaudement comme à Dallas (40°C au moins l’après-midi) ou froidement comme à Copenhague ? Ou bien à la fraîche dans le Jura ?

DSC_1642A l’ombre des Vitex (ci-dessus et ci-dessous)

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Ici, la vie est encore un peu « comme en vacances ». Les différents volontariats ont du mal à démarrer, je ne tutore encore personne en Français, et mon projet prend son temps … Du coup, ce matin je suis partie à la chasse à la photographie. Je suis allée à l’Environmental Education Center, là où je participe au jardin communautaire. Il y a des jeux, des explications pour les enfants des écoles. Comment jardiner, comment économiser l’eau, comment produire de l’énergie renouvelable. J’aime cet endroit, parce qu’il s’y cache quelques oeuvres d’art, en ferraille de récupération ou en mosaïque. Je lui trouve un côté très inspirant.

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J’apprends doucement comment m’occuper des plantes texanes, un peu moins leurs noms … Mais ça vient au fur et à mesure. Si vous reconnaissez certaines plantes, n’hésitez pas à éclairer ma lanterne. Je sais reconnaître la Turkish cap (les boutons rouges en gros plan ci-dessous), les yuccas (je vous en montre différents gros plan plus loin, c’est la plante un peu phallique du printemps).

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Vous m’excuserez également d’avoir trouvé quelques fonctions de retouche photo, qui n’ont rien à voir avec « l’art de la photo », mais plutôt avec le plaisir de jouer.

DSC_1657 DSC_1681 DSC_1685Un invité sur le yucca

Aller zou, je retourne à mon « travail ».

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Je vous embrasse,

La grenouille du jardin.

Faire du volontariat à Dallas

Howdy y’all !

Quelle période compliquée ! Cela fait pratiquement 1 mois que je suis revenue à Dallas, cette fois comme résidente permanente. Après avoir passé quelques mois comme touriste, je pensais m’être déjà acclimatée et être prête à tout mettre en route « comme sur des roulettes ». C’est vrai et c’est pas vrai … Je vous raconterai comment j’ai ouvert mon premier compte en banque quand j’aurai réussi à le faire… Je vous raconterai comment j’ai eu mon permis de conduire texan quand j’aurai réussi à réunir toutes les pièces nécessaires.

Mais ce que je mets en place pour l’instant, ce sont des occasions de sortir de la maison. Je m’apprête à faire du volontariat. J’en faisais déjà dans un jardin communautaire, où l’enjeu est mineur. Il n’empêche que je n’avais pas pu commencer tant que l’association n’avais pas reçu mes 3 pages de candidature (et la poste US avait mis 15 jours à acheminer ma lettre à 5 rues de là …).

Mais là, je vise plus « fort ». J’ai deux projets.

– Le premier dans l’idée d’un projet professionnel (je vous fais mariner avec celui-là hein?). J’ai posté il y a 10 jours une candidature de 5 pages pour être volontaire à l’hôpital de Plano. Dans mon idée, c’était comme en France : des civils qui viennent avec un petit badge et la bouche en coeur pour entrer dans toutes les chambres et proposer de discuter avec les patients. Dans les 5 pages, j’autorise 2 fois à dévoiler mon casier judiciaire américain (je vous rassure, tout le monde se fiche du casier judiciaire français que je propose à chaque fois).

Woman sitting up in bed, holding the remote and switching channels.

Hier j’ai eu le premier rendez-vous avec la patronne des volontaires (qui elle est employée de l’hôpital …). J’ai donc découvert que les volontaires, souvent ils rangent le matériel, ils répondent aux sonnettes, ils aident parfois les malades à s’alimenter, à débarrasser leur plateau, à s’installer. J’ai choisi le service d’oncologie du 4ème étage. Mais avant de « volontariser » complètement, j’ai rendez-vous mercredi prochain pour le dépistage de la tuberculose (c’est vrai que je ne viens pas juste de le faire pour mon visa …), pour la réunion d’accueil des nouveaux volontaires. Ensuite je devrai reprendre rendez-vous avec la patronne des volontaires pour acheter 15$ mon T shirt d’uniforme, à charge pour moi de trouver le pantalon kaki qui va avec… C’est seulement après que je commencerai. Avec un engagement de 4h par semaine pendant au moins 6 mois. Vous voyez ? C’est pas du tout comme la France. En secret j’espère quand même avoir (et surtout prendre) du temps pour bavarder avec les patients. Je vous raconterai …

-Mon autre engagement commencera la 15 août. C’est une association d’alphabétisation à Richardson. En lisant leur documentation, ça parlait beaucoup d’anglais 2ème langue, mais leur patronne des volontaires m’a dit que je pouvais quand même volontariser, même en étant Française. Récemment nous avons donné le droit d’accéder à notre casier judiciaire (je dis nous, parce que normalement Julot participe aussi), et le 15 août a lieu l’accueil et la formation des nouveaux volontaires. Ce que j’ai découvert en remplissant le document, c’est que nous serions affectés dans une école … Donc là, je ne sais pas dans quoi je me suis embarquée. Mais je poursuis … Ce second engagement, c’est ma façon d’aider l’immigration aux USA. Je ne saurais donner de conseil sur les visas, je ne saurais défendre les immigrants clandestins. Mais ceux qui sont ici et qui galèrent avec l’anglais et l’alphabet latin, je peux peut-être les aider …

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Donc c’est compliqué, et c’est simple en même temps. Il faut 5 réunions avant de pouvoir commencer, il faut dévoiler son casier judiciaire, même si tout le monde se fiche de mon casier français … Et ensuite ? Et bien je vous raconterai …

Et vous ? Dans quelles associations vous volontarisez ? Et comment ça se passe ?

Je vous embrasse,

The volunteer frog.

On death and Dying – Elisabeth Kübler-Ross

Hello,

Today I would like to share a very precious reading of mine. As I’m thinking about how to continue to help people (as I used to do as a medical doctor), but without doing the equivalence, I’m reading a lot of things on dying, living with a cancer or other critical illness.

The first time I went back to my library after my last 2 months in France, I found that very famous book for me: On Death and Dying. It’s famous because I learned during my medical studies the different steps of grief, which come from that book. But I never read the book itself. So today I’m proud to tell you that I read it in its original version!!

On Death and Dying

Elisabeth Kübler-Ross was a psychiatrist, born in Switzerland. She worked in France and in Poland, during a typhoid fever epidemic. She also discovered black butterflies drawn by children in Majdanek concentration camp … After all these special life experiences, she moved to the USA where she became a psychiatrist, and dedicated her research to dying patients, and later dying children.

This book is the first that she wrote, while working in Chicago. She explains the seminar that took place at the hospital, initially with 4 theology students. The principle was to interview a critically sick person, in front of a one way mirror. Behind the mirror, at first 4 students but soon up to 50 people, nurses, medical students, theology students … What impressed me is that I’m not sure that those interviews given in 1965 would be so different today. The only difference would be that no patient would remain without knowing his diagnosis from the doctor himself. At that time, so many patients would only be informed by their family of the severity of the disease … So that’s definitely some progress of the last 40 years.

But the 5 steps of grief are still so true. At first it’s denial and isolation. « That’s not possible! » usually quite short, but sometimes pathologically long. Then comes the anger: « Why me? » People can be angry at their doctor, their nurse. The important thing for caring staff is to remember that this anger is not against them in particular, but against « the entire world » for being sick. And that’s a lesson that every new generation has to learn, that I learned a few times with patients…
The third stage is bargaining: people try to ask « nicely » to try to get something. To God, to their doctor… They try to stay functioning until a child’s wedding for example.
When bargaining cannot be positively answered comes the fourth stage, the depression stage. People are sad, realizing the different losses in life (work, physical appearance …) preceding the loss of life itself. It’s a difficult stage to go through, because often there are some conflicts about how to deal with spouse, with children…

Eventually, when those conflicts are dealt with, the patient enters the last step, aka acceptance. The patient gets detached from his family, is less hungry. That’s the final stage of grief and dying. Not everybody is able to attain that stage, depending on the ability of his entourage to let him go…

Those stages, I did learn during my medical studies. But what I didn’t learn really (or at least what I didn’t remember) is to give hope at every stage. Not false hope, but Hope. At least respect the patients’ hope, such as the discovery of a new treatment (rarely on time…). And I admit this is a hard thing to do in every day life as a thoracic oncologist… And that’s what I would like to work on in the future.

This book is not just a dissertation about the different stages, it’s most of all a collection of patients’ testimonies about dying, and about life. I would recommend this book to every health care student, but also to everybody who has to take care of a sick person (does that mean quite everybody?). This book is very touching…

La bibliothèque des coeurs cabossés

Bonjour à toutes et à tous,

Une fois n’est pas coutume, j’avais envie de partager une lecture en Français. Bon d’accord, l’auteur (Katarina Bivald) est Suédoise, écrit en Suédois et l’action se passe en Iowa … Vous me voyez venir … Mais comme cette lecture m’a accompagné durant mon immigration proprement dite, et qu’elle est très belle, je voulais la partager avec vous.

IMG_2004

L’histoire commence par une correspondance entre Sara Lindqvist, 28 ans, libraire suédoise récemment remerciée de son travail pour cause de fermeture, et Amy Harris, 65 ans, vieille dame respectable de la ville de Broken Wheel (« Roue Cassée ») en Iowa … C’est l’histoire d’une jeune femme qui voyage pour rendre visite à sa correspondante après 2 ans d’échange de lettres, avec un visa de tourisme (donc 90 jours maxi).

Sauf qu’à son arrivée, Sara découvre qu’Amy a eu le mauvais goût de mourir. Elle arrive « juste à l’heure » pour les funérailles, puis se retrouve invitée par le reste du village à rester dans la maison d’Amy. Et voilà comment l’histoire se met en place.

Je ne vous raconterai pas la fin … J’aimerais trop que vous la lisiez. Mais je peux vous raconter comment cette suédoise se cachait derrière une multitude de bons romans. Ses amis étaient les personnages. Et elle rêvait de devenir l’un deux, un second rôle. Et puis elle a atterri dans ce village et une tornade a traversé sa vie. Le fait est qu’elle est l’invitée du village qui lui offre le gite, le couvert et la bière … Afin de payer en retour ce village qui refuse son argent, elle décide d’ouvrir une librairie avec les livres de sa défunte correspondante. Attention hein, elle ne travaille pas ! Elle aide … (Je croirais m’entendre pendant mes semaines de touriste). Cependant cette librairie est la tornade qui traverse la vie du village. Les habitants vont se fédérer, chacun à leur façon, autour de ce projet complètement fou d’une librairie dans un petit village déserté et au bord de l’agonie …

L’histoire est saupoudrée de romans, bons amis lus ou à lire. Il est saupoudré de sensations, de sentiments d’une femme qui trouve un nouveau foyer alors qu’elle doit repartir 90 jours plus tard. Vous comprenez maintenant pourquoi ce livre m’a accompagnée ! Et en plus la fin est belle.

Aller zou ! Je vous laisse. Ma prochaine lecture est plus professionnelle, je vous en parle bientôt.

La grenouille immigrée !