Le mal du pays

Bonjour à tous,

Je reprends ma plume électronique. Je viens de voir que je n’ai rien écris depuis septembre. Une nouvelle éternité.

Là je vous écris avec mon petit de 14 mois qui ne rêve que d’une chose, venir taper sur mon clavier d’ordinateur à son tour. Vous vous souvenez du lapin Duracell ? Et bien c’est mon petit. Il dort correctement, mais 11h la nuit (et pas 12 comme dans les livres), et la sieste dure 2 fois 45min quand j’ai de la chance. Pendant ses 2 siestes, j’ai le choix entre tenter de travailler, l’emmener marcher pendant qu’il dort dans sa poussette, ou faire la sieste avec lui. Parce que durant cette éternité, je suis retombée enceinte. J’en suis à la fin du premier trimestre, celui qui prend toute l’énergie …

Ce samedi nous avons invité nos nouveaux voisins (depuis un an quand même) à déjeûner chez nous. J’ai cuisiné quelque chose de chouette. Pas très compliqué, mais un peu travaillé. Un poulet rôti au thym et au citron, une ratatouille, des pommes de terres, des meringues avec de fraises et de la crème fouettée au dessert. C’était bon. Mais durant le repas, j’ai eu un peu de mal à me poser. Mon enfant qui mendiait sans cesse à manger, ou bien simplement de l’attention. Et nos voisins racontent beaucoup d’histoires, en passant parfois du coq à l’âne, en posant parfois quelques questions sur nos vies, mais en écoutant peu les réponses.
J’ai demandé à mon mari américain si c’était moi, eux ou culturel, ce genre de conversation peu intéressante, peu profonde, et qui ne va nulle part. Il m’a confirmé mon sentiment et nous en avons conclu que c’était probablement une partie des américains.

J’ai ensuite eu une grosse crise de mal du pays. La bonne cuisine me manque, et cuisiner un peu élaboré me demande tellement de travail qu’il me manque vraiment une table qui sait déguster (certes mon mari, mais pour le coup je n’ai pas l’impression que mes voisins ont apprécié mon travail à sa juste valeur). Donc bien manger me manque, manger pendant 4 ou 5 heures en refaisant le monde me manque. Je me suis rappelée le Dîner des 3 lions avec Gilles, Zac (les deux autres lions qui fêtent leur anniversaire le même mois que moi), Marie, Marie-Pierre, et les autres. Le repas pouvait durer toute l’après-midi. Je me suis dit que j’aurais bien bu un verre de vin (mais donc pas aujourd’hui avec la nouvelle crevette dans mon ventre). Mes amis m’ont manqué tellement que d’un coup, j’ai eu la crise de larme (peut-être aidée par les hormones de la grossesse???).

Dans mes méandres de réflexion, le petit centre ville de Metz m’a manqué. Ses cafés, ses boutiques de vêtement. Parce que hier soir nous sommes allés au Mall de Waco, et je vous le confirme, c’est vraiment dépressiogène. Les vêtements de fille sont informes, la moitié des boutiques fermées, l’autre moitié ne vaut pas la peine de s’y arrêter… Alors hier soir je me suis un peu effondrée…

Et aujourd’hui? Mon mari vient de partir en congrès, en me laissant avec mon petit sans voiture… Je peux vous dire que j’en viens presque à regretter le métro parisien.

En recherchant sur internet, je me suis demandée comment soigner le mal du pays. Les réponses vont de « manger la cuisine qui vous manque » (je n’ai pas encore trouvé de restaurant français à Waco), appelez vos proche (du coup c’est raté pour ce week-end avec le décalage horaire), faites des choses qui vous plaisent (et là, ce sera le sujet d’un prochain billet, c’est comment faire ce qui me plait avec mon 14 mois dans les pattes…)

Du coup j’ai décidé de reprendre le contact avec mon blog. On verra bien si je reviens écrire plus souvent par ici.

Point de photo dans ce billet, mais on va essayer de s’améliorer sur ce point.

Je vous embrasse,

 

2 réflexions au sujet de « Le mal du pays »

  1. J’ai toujours pas trouvé la solution non plus, en général je me roule en boule quelques minutes, je pleure un bon coup, j’écoute des chansons françaises que je n’ai jamais écouté avant ou que j’aimais déjà en France. Je me mange un peu de chocolat mais après ça va mieux.
    Je suis tout à fait d’accord avec toi, parfois ces conversations sans interêt sont pesantes, mais ce n’est pas typiquement américain, je me souviens de certains repas avec des collègues du grand en France, même combat … en revanche tout le monde s’esbaudissait sur le repas. Courage ! C’est pas simple tous les jours.

    • Oh merci Poppy,
      J’ai mis du temps à revenir par ici et je trouve ton message ce soir. L’option des chansons françaises me plaît pas mal. Il faudrait que je trouve la nouvelle playlist de France Inter et que je me fasse livrer quelque chose… Pareil pour les romans…
      Je t’embrasse bien fort,

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