Le liseur du 6h27

Bonjour à toutes et à tous,

J’aimerais bous parler d’un nouveau livre aujourd’hui.

Il s’agit de « Le Liseur du 6h27 » de Jean-Paul Didierlaurent. Je vous parle d’abord de l’auteur. Il s’agit de son premier roman, après plusieurs nouvelles, dont 2 ont reçu le prix international Hemingway. Ecrivain originaire et vivant dans les Vosges, notre librairie locale a mis en avant ce roman « lorrain », publié « Au Diable Vauvert »

Pourtant il n’a rien à voir avec la Lorraine. Il se passe en banlieue parisienne. Là où les gens regardent leurs pieds, les écouteurs fichés dans leurs oreilles. Guylain Vignolles travaille comme opérateur d’une machine à détruire les livres (la Zerstor). Et chaque jour d’un travail harassant, il survit en sauvant quelques pages de l’oubli. Une fois récupérées, il lira ces pages dans le RER de 6h27 … C’est son acte de résistance dans la vie.le liseur du 6h27

J’ai dévoré ce roman en 2 jours. J’ai adoré imaginer le RER du matin, avec les gens groguis, qui écoutent néanmoins ce curieux lecteur. Un peu comme ces quelques chauffeurs de métro ou de RER qui vous parlent pour vous dire autre chose que « notre train est stationné en pleine voix pour une durée indéterminée ». Ceux qui vous souhaitent une bonne soirée au terminus, où celui qui m’a fait la visite guidée de l’Essonne sur la ligne D du RER …

Evidemment l’histoire ne s’arrête pas là. C’est l’histoire de rencontres … De partages de mots, de pensées, de lectures.

Aux anglophones qui me liraient grâce à Google translate, j’espère qu’il sera un jour traduit en anglais pour vous. Aux francophones de France, n’hésitez pas à choisir ce livre pour vous redonner un peu d’espoir dans un monde de brutes.

 

Une citation pour vous :

« Alors que le wagon s’ébranlait, il tira de la serviette de cuir qui ne le quittait jamais la chemise cartonnée. Il l’entrouvrit avec précaution et exhuma d’entre les deux buvards rose bonbon qui s’y trouvaient un premier feuillet. La pelure à demi déchirée et rognée dans son angle supérieur gauche pendouillait entre ses doigts. C’était une page de livre, format 13X20. Le jeune homme l’examina un temps avant de la reposer sur le papier buvard. Peu à peu, le silence se fit dans la rame. Parfois des « chut » réprobateurs retentissaient pour faire taire les quelques conversations qui peinaient à s’éteindre. Alors, comme tous les matins, après un dernier raclement de gorge, Guylain se mit à lire à haute voix : »

 

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