Chez le coiffeur !

Bonjour à toutes et à tous,

Ceux qui me connaissent pourront vous dire combien j’aime aller chez le coiffeur, même si ce n’est que 2 à 3 fois par an. J’aime changer de tête. Passer du très long au très court, parfois un peu roux (l’année où j’ai tenté la mini-décoloration). En ce moment, je suis plutôt en train de les faire pousser. Alors j’emmerde les coiffeuses avec mes coupes de mi-longueur.

Mais pour l’instant, je mettais à profit mes aller-retour en France pour repousser l’échéance de devoir me faire couper les cheveux en Anglais. Mon mari a repoussé les choses quand nous étions en France, et je me rappelle de ce jour où je l’ai accompagné chez le coiffeur. Nous n’étions pas encore fiancés, mais on en avait tout l’air. Je me souviens de la coiffeuse, un peu brute, qui lui demande « Et la raie, de quel côté ? » et mon mari, tout penauds, qui n’y comprend pas grand chose. Et la coiffeuse, toujours aussi délicate : « Madame, venez aider votre mari ». Ca nous fait encore rire aujourd’hui, mais cela fait partie des choses qui m’ont fait éviter les coiffeurs en langue étrangère.

J’avais déjà tenté le coiffeur au Danemark, lors de mon stage de 3 mois il y a 10 ans (déjà 10 ans …). C’était la veille du mariage de ma cousine, et j’avais envie de couper mes cheveux, j’avais envie d’une frange. Mais soit je choisissais un coiffeur à 500 couronnes (genre 60 euros), soit c’était le barbier pakistanais. Et malheureusement j’ai choisi le barbier pakistanais, qui ne comprenait ni mon danois (très médiocre en ce qui concerne le  vocabulaire de la coiffure), ni mon anglais d’ailleurs … Alors oui c’était montrable, mais ce n’a pas été ma meilleure coupe.

Tout ça pour vous raconter mon premier coiffeur dallassois. Mmon chéri a déjà été chez le barbier du coin de la rue, à 10 dollars la coupe, et en est ressorti prêt pour faire son service militaire alors qu’il a répondu qu’il aimait bien un peu de longueur … Donc j’ai regardé les « hair dresser » et « beauty salon » chez mon copain Google. Il y a toujours le problème du prix, mais aussi et surtout le problème de la distance (encore et toujours). Je suis donc allée dans le salon de beauté « au coin de la rue », c’est à dire 10 minutes à vélo. Et je suis tombée du Jenelle, souriante, patiente, et qui a pris le temps de dialoguer avec moi. Donc ici un carré n’est pas « a square » mais « a bob ». Et en me demandez pas si c’est en rapport avec le prénom ou le chapeau. J’ai aussi découvert le vocabulaire de base : Is this your part (la raie) ? Do you like layers (les cheveux dégradés) ? Do you like your hairs sleek or with volume (lisse ou volumineux) ? Et là, j’ai répondu que j’aimais bien le volume. Parce que le brushing plat, c’est joli, mais comme son nom l’indique, c’est plat. Alors j’aime bien un coup de vent pour sécher mes cheveux. Là, elle a sorti un spray qu’elle a commencé à appliquer sur mes racines. « It’s a root raiser, so you’ll have more American hairs ». Et elle explose de rire. Là je me suis vue avec le brushing à l’américaine, celui avec les cheveux crêpés en dessous, qui fait 3 fois son volume … Mais j’ai rien osé dire … Au pire je me serais relavé les cheveux en rentrant … Après un long brushing, dos à la glace, j’ai pu découvrir son oeuvre. En fait, c’était un peu gonflé, mais en une heure de temps ma coupe a pris un très joli volume.

Tout ce discours pour un carré. Un carré à 32 dollars, ce que je trouve tout à fait honnête. J’ai la carte de Jenelle, et c’est sûr, c’est devenu ma coiffeuse pour mes prochains mois dallassois …

Aller, je vous offre la photo au retour du coiffeur.

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Je vous embrasse,

La grenouille brushée …

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