Préparer Thanksgiving – the 20th in America

logo-20th-300x225Howdy y’all !

Je prends ma plume électronique dans le cadre du challenge The 20th in America, proposé par Laetitia du blog French Fries and Apple Pie et Isabelle du blog From Side 2 Side. Et le thème de ce mois-ci est « Préparer Thanksgiving ».

Comment dire … Je me laisse un peu vivre avec ma belle famille et ne prépare pas grand chose … Ou du moins pas encore. Du coup je vais en profiter pour vous demander votre avis. Mon mari n’aura pas de cours pendant cette semaine. Du coup nous allons passer beaucoup de temps chez sa maman, histoire de faire un break du quotidien. Et jeudi, jour officiel de Thanksgiving, se joindra a nous sa tante, et peut-être son cousin et sa petite fille. Une vraie réunion de famille. Le menu sera traditionnel : Dinde farcie (avec la farce à côté de la dinde, comme son nom l’indique), sauce aux canneberges, purée, casserole de haricot vert… Je suis chargée du dessert, et c’est là que je vous demande votre avis. La tradition exige une tarte à la citrouille (pumpkin pie). Mais j’avais envie d’une touche d’originalité … Je m’étais dis que je pourrais préparer un cheese-cake à la citrouille. Bon d’accord ce n’est pas plus léger … Qu’en pensez-vous ?

La recette que je me prépare à réaliser. Qu’en dites-vous ?

Sinon, l’autre aspect de Thanskgiving, comme son nom l’indique, c’est de « donner des merci ». C’est d’être reconnaissant. Je voulais partager ce pour quoi je suis reconnaissante avec vous.
– Je suis reconnaissante d’avoir enfin reçu mon visa et de pouvoir vivre avec mon mari sans m’inquiéter du prochain voyage en avion, de la prochaine période de séparation.
– Je suis reconnaissante de l’amour que nous partageons, encore plus fort qu’avant. Et le fruit de cet amour mûrit dans mon ventre. Je crois que je commence à le sentir sursauter tantôt.
– Je suis reconnaissante, même s’il est parfois difficile de garder le cap, de ma nouvelle orientation professionnelle trouvée et du groupe de travail dont je fais partie, les Femmes de Challenge.
– Je suis reconnaissante du colis que je viens de recevoir de la France, de ma maman. Parce que même au bout du monde j’ai une famille qui tient à moi, à qui je tiens. Puissent nos liens familiaux continuer de se resserrer malgré la distance océanique.
– Et en scoop du jour, je suis reconnaissante que mon mari ait un entretien d’embauche pour un futur poste à partir de l’été prochain.

Je m’arrête là pour aujourd’hui, je vais aller ouvrir mon colis.
N’hésitez pas à me donner votre avis sur le dessert, je ferai les courses mercredi après-midi (c’est votre date limite de conseil).

Happy Thanksgiving à ceux qui le fêtent.
Je vous embrasse,

Le grenouille américanisante

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Si vous voulez voir les autres versions de Thanksgiving parmi les blogueurs :
– Poppy prépare le dîner chez le patron de son mari : Les Choses Bleues
– Isabelle arrive … From Side 2 Side
– Laetitia cuisine. French Fries and Apple Pie (I mean pecan pie this month).

Cette liste sera mise à jour quand tout le monde aura publié !

Carte postale de la Brasserie St Charles

Bonjour à toutes et à tous,

La semaine passée, nous sommes allés visiter, en amis, la brasserie St Charles. Avec l’autorisation du patron, j’ai pris pas mal de photographies, et j’avais envie de vous raconter comment on fabrique la bière de façon artisanale. Parce que la bière de la brasserie St Charles est vachement bonne (avec modération, hein ?). Parce que mon Julot et moi avons fabriqué notre première bière méthode en kit à domicile, que c’était vraiment chouette et qu’un jour j’ai envie de recommencer, mais en méthode « tout grain ».

Mon petit livre « faire sa bière maison » est resté à Dallas, alors je demande d’avance l’indulgence du lecteur pour mon manque de vocabulaire. Parce que Sylvain, le brasseur de la ferme St Charles, il dit « oui-oui » à toutes mes questions, mais il n’est pas très précis au niveau vocabulaire. Bon bon, passons aux choses sérieuses.

Il y a 3 grandes étapes dans la fabrication de la bière.

1. La première consiste à faire « cuire » de l’orge, du blé, ou d’autres céréales pour les joueurs, dans de l’eau. Il en reste un liquide qui deviendra la bière, et des résidus de céréales (qu’on a bien touillé, merci beaucoup) qui seront donnés aux cochons (il paraît que c’est une gourmandise pour eux).
Chez Sylvain, la cuve du haut est munie d’un feu à gaz en dessous. Nous sommes arrivés après cette étape. La future bière avait été transvasée dans lacuve du bas et était en train d’être filtrée à travers une pompe pour remonter dans la cuve du haut avant la 2ème étape.Cuves de brassage
Les 2 cuves : en haut la cuve avec brûleur, que l’on remplit avec le liquide pompé dans la cuve du bas

Avec le brasseur
Le brasseur, et la touilleuse de céréales

Après filtration§les céréalesLes résidus de la première cuisson, pour les cochons.
Et en version vidéo. Attention, c’est bruyant !

 

2. Le liquide est à nouveau chauffé, cette fois ci avec ajout de houblon (les espèces différentes) et d’ingrédients parfumés (par exemple des fleurs de sureau, recette suédoise). Nous sommes partis pendant cette étape … Mais le liquide est déjà très parfumé.

Pesée du malt
Dosage du houblon à ajouter dans la recette. 

Le brasseur brasse
Le brasseur brasse.

Cuve avec brûleurLa cuve avec son bruleur à gaz.

On en mesure la densité pour mesurer son taux de sucre (et son futur taux d’alcool) qui a une marge d’erreur autorisée de 0,5% par rapport à l’étiquette. Selon la mesure, on dilue avec un peu d’eau supplémentaire.

Mesure de la densitéOn se prépare à mesurer la densité de la future bière

3. La presque bière est transférée dans les cuves de fermentation. Là, on ajoute la levure pour faire la première fermentation. C’est l’unique étape que nous avons réalisé à la maison (la presque bière est livrée concentrée dans une boîte de conserve, à diluer dans de l’eau), et c’est l’étape que nous n’avons pas vue à la Brasserie St Charles. Ca bulle et ça patiente pendant 15 jours.

Les cuves de fermentationChaque recette a sa cuve … C’est ça d’être une vraie brasserie, même micro !

4. La bière est alors alcoolisée, mais plate. Elle est mise en fût ou en bouteille avec une nouvelle dose de sucre qui sera fermentée en gaz carbonique. Ce gaz, n’ayant pas la place de fuir de la bouteille ou du fût fermé, va se dissoudre dans la bière, et donnera les bulles et la mousse lors de l’ouverture (à l’heure de l’apéro). A la maison, cette étape dure au moins 2 semaines.

Bière St Charles

5. Quand on est un vrai brasseur, on étiquette ses bouteilles pour dire ce qu’il y a dedans (Sylvain a plusieurs recettes, qu’il vous raconte sur son site par ici). On les met en carton, en pack, ou sur palettes.

Etiquetage
L’étiquetage de l’Humeur du Brasseur (recette variable, donc).

Et vous voilà presque prêts à vendre votre production artisanale. Je n’aborde pas les choses administratives. Seulement le côté cuisine. Pour l’instant je viens de visiter la cuisine d’un restaurant… A la maison je réchauffe des plats cuisinés, mais j’ai très envie de suivre les recettes de mon livre de recettes (merci Gilles !) … Et pourquoi pas, un jour avoir une cuisine presque professionnelle ?

Si vous passez en Moselle, et notamment du côté de Flévy, notamment le samedi de 14h à 18h, la brasserie est ouverte aux visiteurs (et potentiels clients). Alors n’hésitez pas !

Prêt à déguster

Je vous embrasse (d’une haleine qui vient de déguster un verre de Black Out en écrivant cet article).

The brewer frog

 

 

 

 

 

 

 

Langfredagsgryde (ou casserole du long vendredi)

Bonjour à toutes et à tous !!!

Je voudrais vous poser ma question existentielle de la semaine ? De quoi peut bien parler le blog « d’une expatriée » qui doit passer du temps « chez elle » en Moselle ? Fini les articles sur la grandeur de Dallas (je vous en réserve un sur les lumières de la ville …). Fini les articles de la chorale en toge. Je suis d’ailleurs ouverte à toute suggestion.

En attendant, j’essaye de garder les liens à peine tissés à Dallas. Le Wow reading club nous avait demandé la semaine dernière de ramener une recette favorite écrite. Alors malgré l’éloignement, j’ai voulu jouer le jeu et demandé à ma maman la recette de la « soupe du vendredi ».

Je vous donne la recette, en danois et en anglais (amis de la francophonie : bonjour !)

Langfredagsgryde

¾ kg skært oksekød, 3 spsk. mel, 1 ½ tsk. salt, ½ tsk peber, 3-4 løg, 2sk. røget flæsk, lidt smør, 3dl vand ell. Bouillon, 75g makaroni, 1tsk paprika, 3-4 tomater, 1 pk dybfrosne ærter, lidt fløde. 

Skær kødet i små terninger og ryst dem i et stykke papir med mel, salt og peber. Snit løgerne et par gange igennem og ryst dem i resten af melet. Steg strimler af flæsket på panden, brun så kød og løg i fedtet herfra og lidt smør. Kom det brunede i en gryde tilsæt pandeafkog af vand eller bouillon og lad retten småsnurre ca 1 time. Kom så itubrækket makaroni i sammen med tomatsnitter og paprika. Videre kog tit alt er mørt (tendre) (ca 1 kvarter) og tilsæt fløde og ærter.

 

Longfriday’s casserole

Ingredients: ¾ kg beef meat to braise, 3 tablespoons of wheat, 1 ½ teaspoon salt, ½ teaspoon pepper, 3-4 onions, 2 thick slices smoked bacon, a bit of butter, 3dl of water or stock, 75g macaroni, 1 teaspoon paprika, 3-4 tomatoes, 1 pack frozen peas, some double cream. 

Cut the meat in small pieces and shake them in a piece of paper with the wheat, salt and pepper. Chop coarsely the onions and shake them in the rest of wheat. Fry the bacon cut in small strips in a frying pan, then brown the meat and onions in the bacon’s fat and some butter. Deglaze the pan with the water/stock. Put the browned ingredients and the deglazing in a casserole. Let it simmer over a gentle heat about 1 hour. Add the broken macaronis, the diced tomatoes and the paprika. Cook until everything is tender (about 1 quarter). Pour the cream and peas. Cook until the peas are warm enough.

 

C’est le plat d’hiver de mon enfance. Comme des spaghettis (oui, ma maman a réarrangé la recette et n’utilise pas de macaroni) avec une super « bolognaise » qu’on réchauffe en général 3 repas de suite.

C’est le plat avec lequel nous avons découvert que notre chien n’aimait pas les petits pois (quand il avait l’assiette de restes, tout disparaissait sauf les petits pois qui étaient malgré tout impeccablement nettoyés de leur sauce …)

En demandant la recette, j’ai découvert le « Grimoire ».

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Un livre de cuisine que ma grand-mère à écrit à la main avec ses meilleures recettes. En fait, 2 pages seulement semblent très utilisées compte-tenu du nombre de taches.

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Le livre date d’au moins 1956 (j’en veux pour preuve le brouillon de la déclaration de revenus de mon arrière-grand-père).

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Il s’agit de livres de comptabilité de mon arrière-grand-père, chef de gare, recevait pour gérer la gare de Drantum au Danemark. J’adore la qualité de la papeterie : la tranche imprimée, la couverture reliée, les lignes …

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Alors je vous montre le trésor …

Et vous ? Avez-vous des grimoires de cuisine ?

Et vous ? Avez vous envie que je vous raconte des histoires lorraines plutôt que dallasoises ?

A bientôt

La grenouille, heureuse les pieds dans l’eau de l’hiver lorrain …

Le temps de l’Avent

Bonjour à tous !!

Je prends mon temps … C’est l’avent depuis plus d’une semaine. Contrairement à d’autres blogueuses, je ne vous présenterai pas ma préparation de l’avent en novembre pour pouvoir vous inspirer, mais à la mi-décembre. Pour vous inspirer pour l’année prochaine !!

La chose la plus importante, à mes yeux d’enfant attardée, est le calendrier de l’Avent. Fini les petits cadeaux ou le chocolat … J’ai opté pour un calendrier méditatif. Notre paroisse a distribué un carnet de réflexion de l’Avent. Il parle de l’obscurité et du côté sombre de l’attente … La nuit qui a guidé les rois mages … Ce carnet est parfois un peu curieux, mais ça permet de réfléchir un peu tous les soirs.
Pour le côté « technique », j’ai fait l’acquisition d’une corde à linge, de pinces à linge (youhou !!) pour en faire un support scotché devant la cheminée (dans laquelle je n’ai pas l’intention de faire du feu). J’ai découpé des cartons de couleurs sur lesquels j’ai dessiné les nombres jusqu’à 24 …

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A l’intérieur, j’aicalligraphié les premières phrases de chaque jour du carnet, souvent un verset biblique.

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Et voilà le résultat !!

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Par ailleurs, comme je retourne en France à la fin de la semaine, nous avons fêté en avance avec mon chéri et sa maman. Nous avons choisi de fêté la Saint-Nicolas, fête hautement protestante s’il en est … Tout ça pour me donner une bonne raison de faire des Männele alsaciens (mais version obèse) et du poulet au pain d’épice et à la bière. Comme je n’ai pas trouvé de pain d’épice dans notre supermarché, je l’ai fait maison. J’ai choisi les recettes de Marmiton pour les Männele et de l’Atelier des Chefs pour le poulet (que j’ai largement adapté au gré du hasard de mon inspiration hasardeuse).

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L’Avent aux USA, c’est aussi les Christmas Carols. Le dimanche 7 décembre, nous avons décoré le temple et chanté avec les enfants et le choeur de Handbells (cloches à main en français dans le texte). J’ai adoré et je vous le fais partager dans un prochain article (avec mes enregistrements de débutante enregistreuse) …

En attendant, je vous souhaite un bon cheminement de l’Avent à ceux qui cheminent sur ce chemin là, et un doux mois de décembre aux autres …

Je vous embrasse,

La grenouile

Thanksgiving !!

Bonjour à tous,

L’Amérique vient de redémarrer, c’est officiel. Elle s’était complètement arrêtée pour fêter Thanksgiving (jeudi), et faire les soldes de Noël (black friday vendredi).

Je pensais vous montrer les photos de notre fête, avec le menu typique … Mais prise par les rencontres et conversations, je n’ai pris rigoureusement aucune photographie. Alors je vais essayer de vous transmettre ce moment à travers les mots …

Tout a commencé environ 1 semaine avant : « Et toi, tu fais quoi pour Thanksgiving ? « . C’est comme ça qu’on a découvert que l’un des collègues de bureau de mon chéri, chinois, allait rendre visite à son épouse, chinoise elle aussi, qui vit au Minnesota. L’autre collègue chinois a alors découvert qu’il y avait une fête … J’ai aussi appris que notre chef de choeur allait faire une « dinde frite » sans huile de friture … Il y a les familles qui se réunissent, les amoureux en tête à tête, et ceux qui se réunissent entre amis …

Nous nous sommes rendus jeudi chez la mère de Julot. Au rendez-vous ? La tante, le cousin, et la fille du cousin de Julot (j’ai nommé Dora the explorer, 4ans1/2). En mode famille moderne (je te dépose, mais je repars chercher ma fille, je reviens ensuite …). Il n’empêche que la famille s’est donné des nouvelles, que nous avons plutôt bien discuté. Pour ceux que mes progrès en anglais intéresseraient, j’ai beaucoup mieux compris la conversation qu’à l’été 2013 quand j’étais venu en visite. Je crois que je commence à comprendre quelques références locales et familiales.

Concernant le menu, il était typique et gargantuesque :
La dinde fourrée et rôtie pendant 4 heures a distillé progressivement des effluves bien alléchantes. L’écrasée de pomme de terre était accompagnée de la célèbre sauce gravy, faite à partir du jus de viande de la dinde. J’ai retrouvé des saveurs scandinaves avec la sauce aux cranberries. Et tout ceci était accompagné de légumes verts, pour « alléger » la digestion :  casserole de brocoli, casserole de haricots verts et champignons … à la crème fraiche et grâtinées …  Au dessert, nous avons savouré la tarte à la citrouille, parfumée à la cannelle et à la crème chantilly. Le tout servi dans la belle vaisselle de famille (j’adore les tables de fête …). Le repas a été servi vers 16h … Et je peux vous dire qu’on n’a plus eu faim jusqu’au lendemain.

Thanksgiving, c’est une fête nord-américaine basée sur la légende de blancs partageant un repas avec les natifs américains pour célébrer la première récolte réussie. Et l’on dit que dans toute légende il y a une part de vrai. Durant le repas nous nous sommes donc dits ce pourquoi nous étions reconnaissants. Je vous fais la version résumée : nous étions tous reconnaissants d’être avec notre famille, et en particulier les nouveaux arrivés (enfant, épouse ou famille d’adoption).

Une fois que tout le monde est parti, nous avons continué de buller … Regarder Happy Gilmore en sirotant de la bière dans les bras de son chéri, c’est quand même cool !! Le lendemain, nous sommes rentrés avec les restes … C’est le post-Thanksgiving, ou comment accommoder les restes de dinde de façon variée. Je vous présente donc le gratin de patate douce/ courge butternut/ dinde, le wok de nouilles de riz/légumes variés/ dinde, le sandwich dinde/moutarde … Certains m’on suggéré la soupe, je n’ai pas encore essayé …

C’est le départ de l’hiver, avec ses parfums épicés, même si la température extérieure oscille encore entre la doudoune et le short. Et maintenant ? On attaque la préparation de Noël. Je vous raconterai …

En attendant, je suis preneuse d’idées de recettes pour recycler les restes de dinde …

A bientôt,

Une grenouille reconnaissante

 

Chicago !!

Bonjour à tous,

Je vous l’avais annoncé, nous revenons tout juste de 5 jours à Chicago à l’occasion d’un congrès de finance / mathématiques où la théorie des jeux à champs moyens avait la part belle.

Nous sommes partis mercredi, et je tire mon chapeau à Jameson qui a supporté mon stress de l’avion (« Mais je te dis qu’il faut d’abord checker avant la sécurité ! Est-ce que c’est normal que l’avion tremble commeça ? »). Il a été d’une patience d’ange …

Sitôt arrivés, nous avons commencé par du tourisme gustatif (gastronomique serait quand même un très grand mot). Hot dog !! Le vrai, celui deChicago. Nous sommes allés au « Chicago hot dog », la boutique de 2 frères qui ont faitle tour des Etats Unis à la recherche des hot-dog de chaque région. Et voilà le résultat …
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Le tableau du voyage, avec photos à l’appui …        Dégustation de chien-chaud … 

Puis nous nous sommes promenés dans la « Central Loop », le centre du centre-ville de Chicago. Entourés de gratte-ciels tous plus hauts les uns que les autres, j’ai retrouvé « la ville ». Celle qui a des passages piétons qui passent au vert sans le demander, celle qui a des vitrines pour vendre les choses, celle qui ades cafés à tous les coins de rue (même si Starbucks et Dunkin Donut se font concurrence). Nous avons été voir la Sear’s Tower (aujourd’hui la Willis Tower), mais nous ne sommes pas monté (très chère + vertige pour moi = ça vaut pas le coup).

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Par contre, j’ai compris quelque chose sur les degrés Fahrenheit. 30°F ne correspond pas du tout à 10°C comme jeme l’étais imaginé (allez savoir pourquoi), mais à -1°C. Malgré tout nous étions assez couvert, mais toutes les heures, c’était pause café pour éviter les engelures du bout du nez.

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Jeudi, nous nous sommes réfugiés au musée, le Chicago Art Institute. C’est assez cher (23$ l’entrée), mais on peut re-rentrerautant que l’on veut. Je pensais voir le classique « American Gothic », que j’ai vu dans mon livre d’histoire à propos des Etats-Unis, mais la toile était en prêt à Cincinatti … Bouuu… N’empêche que j’ai (re)découvert les artistes américains du début  du 20ème siècle, que j’ai dégusté la collection impressionniste, que j’ai réfléchi sur certaines expositions photos (genre des photos de gens qui viennent de tomber ou se jeter du haut d’un immeuble, comme en suspension dans le vide). Pendant ce temps, mon Julot a travaillé (un peu).

 

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L’entrée du musée, avec ses lions en bronze

 

 

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Nighthawks de Edward Hopper                            Le tableau prêté … 

Le soir, nous avons continué notre périple gustatif en goûtant les deep-dish pizzas au restaurant Pizza Uno, là où tout aurait commencé.  Le principe c’est de cuire la pizza dans un moule à gâteau, pour que toute la garniture de 5cm tienne dessus. Et j’avoue que c’est vachement bon.

Vendredi, Je me suis promenée dans les rues. Vers la bibliothèque municipale, dont les campagnes de publicité ont l’air très dynamiques, vers Union Station, la gare de chemins de fer Amtrack, vers la rivière Chicago dont les eaux étaient très bleues. J’ai regardé les gens courir avec leur café à la main, j’ai regardé le métro (le L) passer et repasser.
Pendant ce temps là, monsieur a travaillé (beaucoup). Il a été encouragé par des « pros » qui l’ont reconnu (« Ah, oui, j’ai lu ton article ») et l’on invité … à Nice, en Arabie Saoudite … Je sens qu’on va bien s’amuser …

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La libraire municipale            Ahhh, Amtrack, quand tu me fais rêver … 

Vendredi soir, dégustation de « Native foods ». Un restaurant vegan (végétarien sans lait ni oeuf pour ceux qui ne connaissent pas) où le « poulet » est un mélange de soja, de haricots, pour atteindre une texture et une saveur qui y ressemble … Bon, j’avoue que le concept de l’ersatz de poulet ne m’a pas convaincue, mais les bols de légumes avec tofu étaient délicieux, de même que le thé glacé à l’hibiscus et le Tchai pas latte …

 

Samedi, nous nous sommes promenés à deux (monsieur n’a travaillé qu’un peu en fin d’après-midi). De nouveau le long de la rivière, avec la chance de voir les pont levis … se lever, pour laisser passer la barge/grue qui refaisait les quais.

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Le périple gustatif s’est poursuivi dans une microbrasserie nommée Bottom Rock. Bottom Rock veut dire « toucher le fond ». On ne peut que remonter ensuite. White Ale et Red Ale nous ont rendus bienheureux, surtout associés à un bon burger.

 

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Faut bien entretenir notre réputation … 

J’avoue qu’ensuite je me suis échouée dans la chambre d’hôtel où j’ai profité de la télévision, avec les talkshows, les films en anglais, et la météo (qui me disait bien qu’il faisait 29°F et qu’il allait neiger). J’ai parié avec Jameson qu’il y aurait 5cm de neige, il pensait qu’il y aurait plutôt 2 pouces. Nous avons perdu tous les 2 puisqu’il y avait environ 1mm là où la saleuse n’était pas passée, c’est à dire sur les toits et les pelouses …

Malgré la neige, nous avons pris notre vol de retour dimanche matin, avec beaucoup moins de stress pour moi. Aller savoirpourquoi. Et j’avoue que nous étions contents de rentrer. C’est ce qui est bon dans les congrès / vacances … On est content d’y aller, mais on est aussi content de rentrer. Ce que je retiens de Chicago ? Que je suis une citadine, et que j’aime les bagel au cheese cream au petit déjeûner (mais ne le dites pas au New-Yorkais, ils seraient jaloux que je découvre cela à Chicago).

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Le Cloud Gate, autrement appelé the Bean : une sculpture en forme de haricot, toute argentée avec des reflets de tous les grattes-ciels dedans !!

 

Je vous embrasse,

 

La Grenouille, qui ne s’est pas assise sur un banc, 29°F c’est trop froid pour ça !

 

Of Mice and Men and cookies

Bonjour à toutes et à tous,

Bilan de la semaine : beaucoup de révisions de biochimie (qui se rappelle du cycle de Krebs ou de la glycogenolyse ?) et quelques autres choses.

Par exemple, nous avons fait nos premiers « chocolate chips cookies » samedi dernier. Je vous refait la scène préliminaire :
Jameson et moi discutonsdu fait que nous avons envie de gâteau au chocolat, mais que mon unique moule à gâteau est vraiment trop grand. Donc j’imagine mon moule en « planche à cookies », mais je n’ai pas de recette de cookies. Ben oui, je n’en ai jamais préparé. Là, j’essaye de vous décrire le visage de mon mari qui fronce les sourcils et me regarde de travers avec les yeux qui disent : « Quoi, tu peux vivre sans jamais avoir fait de cookies ? ». J’ai fait des Julkager danois, des Braedele alsaciens … Mais jamais de chocolate chips cookies. Et mon mari de me répondre : « Bienvenue en Amérique ! ».

En vrai, j’ai fait travaillé mon Julot. C’est lui qui a mis les mains dans le beurre et le sucre. En tout cas, voilà le résultat : une douzaine de 14 cookies (everything is bigger in Texas !). Et en plus ils étaient vachement bons.

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Nous avons aussi recommencé à fréquenter la bibliothèque de notre quartier. Ils ont un mini rayon « classics » où j’ai trouvé « Of Mice and Men » de John Steinbeck. Pour ceux qui ne l’ont pas encore lu (comme moi il y a encore quelques jours), c’est l’histoire d’un petit brun et d’un grand fort et simple d’esprit. Ils sont ouvriers agricoles, et vont de ferme en ferme en fonction des « bêtises » du simple. Il aime caresser les douces fourrures : les lapins, les souris, et les robes des dames. Ils ont donc du fuir une ferme et l’histoire commence à leur arrivée dans cette nouvelle ferme.

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J’ai découvert (pour la première fois de ma vie ?) un anglais bien écrit, avec du beau vocabulaire, malgré l’argot de la ferme. J’ose dire bien écrit, parce que malgré les mots nouveaux pour moi, j’ai pris du plaisir à lire les paysages, les sentiments et les visages à travers ces mots.

C’est un petit livre de 100 pages qui se dévore, avec même un peu de suspens, malgré les sentiments humains qui restent souvent les mêmes au long de la vie et que l’on devine à l’avance.

Si vous le lisez, ou l’avez lu, n’hésitez pas à partager ce que vous en avez penser. Je vous laisse pour le moment et vous embrasse.

Une grenouille sur le banc

PS : nous préparons un voyage à Chigaco pour un congrès de mathématiques dans 3 semaines. Qui aurait de bonnes adresses à partager ? Merci d’avance.