Ballade florale à Plano

Howdy y’all ?

Comment allez-vous ? Chaudement comme à Dallas (40°C au moins l’après-midi) ou froidement comme à Copenhague ? Ou bien à la fraîche dans le Jura ?

DSC_1642A l’ombre des Vitex (ci-dessus et ci-dessous)

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Ici, la vie est encore un peu « comme en vacances ». Les différents volontariats ont du mal à démarrer, je ne tutore encore personne en Français, et mon projet prend son temps … Du coup, ce matin je suis partie à la chasse à la photographie. Je suis allée à l’Environmental Education Center, là où je participe au jardin communautaire. Il y a des jeux, des explications pour les enfants des écoles. Comment jardiner, comment économiser l’eau, comment produire de l’énergie renouvelable. J’aime cet endroit, parce qu’il s’y cache quelques oeuvres d’art, en ferraille de récupération ou en mosaïque. Je lui trouve un côté très inspirant.

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J’apprends doucement comment m’occuper des plantes texanes, un peu moins leurs noms … Mais ça vient au fur et à mesure. Si vous reconnaissez certaines plantes, n’hésitez pas à éclairer ma lanterne. Je sais reconnaître la Turkish cap (les boutons rouges en gros plan ci-dessous), les yuccas (je vous en montre différents gros plan plus loin, c’est la plante un peu phallique du printemps).

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Vous m’excuserez également d’avoir trouvé quelques fonctions de retouche photo, qui n’ont rien à voir avec « l’art de la photo », mais plutôt avec le plaisir de jouer.

DSC_1657 DSC_1681 DSC_1685Un invité sur le yucca

Aller zou, je retourne à mon « travail ».

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Je vous embrasse,

La grenouille du jardin.

Faire du volontariat à Dallas

Howdy y’all !

Quelle période compliquée ! Cela fait pratiquement 1 mois que je suis revenue à Dallas, cette fois comme résidente permanente. Après avoir passé quelques mois comme touriste, je pensais m’être déjà acclimatée et être prête à tout mettre en route « comme sur des roulettes ». C’est vrai et c’est pas vrai … Je vous raconterai comment j’ai ouvert mon premier compte en banque quand j’aurai réussi à le faire… Je vous raconterai comment j’ai eu mon permis de conduire texan quand j’aurai réussi à réunir toutes les pièces nécessaires.

Mais ce que je mets en place pour l’instant, ce sont des occasions de sortir de la maison. Je m’apprête à faire du volontariat. J’en faisais déjà dans un jardin communautaire, où l’enjeu est mineur. Il n’empêche que je n’avais pas pu commencer tant que l’association n’avais pas reçu mes 3 pages de candidature (et la poste US avait mis 15 jours à acheminer ma lettre à 5 rues de là …).

Mais là, je vise plus « fort ». J’ai deux projets.

– Le premier dans l’idée d’un projet professionnel (je vous fais mariner avec celui-là hein?). J’ai posté il y a 10 jours une candidature de 5 pages pour être volontaire à l’hôpital de Plano. Dans mon idée, c’était comme en France : des civils qui viennent avec un petit badge et la bouche en coeur pour entrer dans toutes les chambres et proposer de discuter avec les patients. Dans les 5 pages, j’autorise 2 fois à dévoiler mon casier judiciaire américain (je vous rassure, tout le monde se fiche du casier judiciaire français que je propose à chaque fois).

Woman sitting up in bed, holding the remote and switching channels.

Hier j’ai eu le premier rendez-vous avec la patronne des volontaires (qui elle est employée de l’hôpital …). J’ai donc découvert que les volontaires, souvent ils rangent le matériel, ils répondent aux sonnettes, ils aident parfois les malades à s’alimenter, à débarrasser leur plateau, à s’installer. J’ai choisi le service d’oncologie du 4ème étage. Mais avant de « volontariser » complètement, j’ai rendez-vous mercredi prochain pour le dépistage de la tuberculose (c’est vrai que je ne viens pas juste de le faire pour mon visa …), pour la réunion d’accueil des nouveaux volontaires. Ensuite je devrai reprendre rendez-vous avec la patronne des volontaires pour acheter 15$ mon T shirt d’uniforme, à charge pour moi de trouver le pantalon kaki qui va avec… C’est seulement après que je commencerai. Avec un engagement de 4h par semaine pendant au moins 6 mois. Vous voyez ? C’est pas du tout comme la France. En secret j’espère quand même avoir (et surtout prendre) du temps pour bavarder avec les patients. Je vous raconterai …

-Mon autre engagement commencera la 15 août. C’est une association d’alphabétisation à Richardson. En lisant leur documentation, ça parlait beaucoup d’anglais 2ème langue, mais leur patronne des volontaires m’a dit que je pouvais quand même volontariser, même en étant Française. Récemment nous avons donné le droit d’accéder à notre casier judiciaire (je dis nous, parce que normalement Julot participe aussi), et le 15 août a lieu l’accueil et la formation des nouveaux volontaires. Ce que j’ai découvert en remplissant le document, c’est que nous serions affectés dans une école … Donc là, je ne sais pas dans quoi je me suis embarquée. Mais je poursuis … Ce second engagement, c’est ma façon d’aider l’immigration aux USA. Je ne saurais donner de conseil sur les visas, je ne saurais défendre les immigrants clandestins. Mais ceux qui sont ici et qui galèrent avec l’anglais et l’alphabet latin, je peux peut-être les aider …

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Donc c’est compliqué, et c’est simple en même temps. Il faut 5 réunions avant de pouvoir commencer, il faut dévoiler son casier judiciaire, même si tout le monde se fiche de mon casier français … Et ensuite ? Et bien je vous raconterai …

Et vous ? Dans quelles associations vous volontarisez ? Et comment ça se passe ?

Je vous embrasse,

The volunteer frog.

Mon premier « Independence Day »

Howdy y’all !

Comment allez-vous ? Ici il fait 100°F le jour et la nuit … Comme en Europe me direz-vous !

Donc je profite de mes premiers jours de résidente pour découvrir les techniques d’échappement de la chaleur. Notamment vivre à l’ombre, voire dans le noir … Profiter des climatisations des magasins (oui, je suis radine, je n’utilise que peu la climatisation à la maison), boire de l’eau et encore de l’eau … Et sortir quand la nuit tombe.

Donc vendredi soir (oui, bon d’accord, c’était encore le 3 juillet), nous sommes allés au feu d’artifice du 4 juillet ! Nous sommes allés à Addison « Kaboom Town », juste à l’ouest de chez nous. C’est un feu d’artifice parmi les 10 meilleurs des Etats Unis, qui draine environ 500 000 personnes. Officiellement le parc où se tient le feu d’artifice ouvre à 17h, pour un tir à 21h30 …

J’avoue que ma capacité à compter les gens est bien en dessous du demi million … Donc nous y sommes allés à la cool, vers 18h30, en se disant que ce serait l’heure du pique-nique que nous avions pris avec nous … Avec de l’eau … Le premier écueil est donc de se garer … Pour le coup, nous étions à l’heure et avons trouvé une place pas trop loin, capables que nous sommes de marcher.

 

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Les familles s’installent, parfois loin du parc pour profiter de leur bbq … Ah Texas !

Mais le long du chemin, ce sont des dizaines de familles qui prennent le même chemin que nous. Equipés de glacières, de chaises pliantes … Nous avons même vu un pick-up qui avait son barbecue texan en remorque (je n’ai pas osé prendre la photo). En arrivant au parc à proprement parlé, nous avons commencé à faire la queue pour passer la sécurité : pas d’arme à feu, pas d’alcool, pas de glacière plus grand qu’une certaine taille… Jusque là, j’ai prévu le coup. Ce que je n’avais pas prévu, c’est qu’après 20 min de queue, à 1 mètre de l’entrée, le parc fermerait ses portes pour avoir atteint sa capacité de personnes …

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Patiemment, nous faisons la queue … 

Sans regret, parce que le parc était un lieu avec des manèges, des bassins et des enfants qui crient dedans …
Nous nous sommes rabattus vers la ligne de chemin de fer qui passe juste à côté, avec la bande de verdure qui la longe. Nous étions 4 familles, puis 10, puis 100 familles (et quand je dis famille, ça va de notre couple à la famille indienne extensive en passant par les 4 américains qui mange leur jambon sur l’os comme des hommes préhistoriques …)

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Le long de la voie de chemin de fer … Le pique nique en attendant le feu d’artifice. 

Mais c’étais la bonne place pour profiter du show aérien à la tombée du jour. De vieux avions militaires, de la voltige … Nous avons même pu voir cet avion qui faisait de la voltige la nuit, pas seulement avec une trainée de fumée (genre patrouille de France), mais avec des feus d’artifice au bout de ses ailes … D’enfer !

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Vous voyez les petits points dans le ciel ? Ce sont des parachutistes. Et le drapeau américain accroché à un parachutiste ?  IMG_0869 IMG_0879

Le dernier tour, à la tombée de la nuit, de l’ensemble de la patrouille. IMG_0881

L’avion en feu … d’artifice !

Puis est venu le feu d’artifice à proprement parler. Je ne vais pas m’aventurer à le décrire par les mots. Je vous offre quelques photos que mon Julot a pris.

Finalement, il fallait rentrer. Tout le monde a pratiquement couru dès le dernier feu pour atteindre leurs voitures. Ce que je n’avais pas prévu, c’est que 500 000 personnes qui arrivent en 4 heures, ça fait déjà du monde … Mais que 500 000 personnes qui partent au même moment, ça fait un grand bordel. Nous sommes retournés à la voiture après quelques minutes de marche au milieu de milliers de personnes. La police faisait la circulation au croisement de notre boulevard et de l’autoroute du nord (genre un axe majeur de la ville). Un vrai bazar. Finalement, nous sommes retourné dans le quartier du feu d’artifice, avons trouvé un bar et siroté une bière pendant une heure. Juste le temps pour l’embouteillage de se résorber…

Comment conclure … en vous disant que le 4 juillet nous avons lu la déclaration d’indépendance des 13 Etats Unis … A ne pas confondre avec la constitution elle-même… Je vous raconte pas comme mon entraîneur me prépare à gagner ma citoyenneté dans 3 ans …

Pour l’instant, je m’en vais profiter de la piscine chez ma belle-maman !

Je vous embrasse,

La grenouille de la piscine.

Comment j’ai obtenu mon visa d’épouse pour les USA !

Howdy y’all !

C’est jour de fête. Je vous écris depuis Dallas, où je suis (enfin !) « lawfull permanent resident ». Depuis le 26 juin, où j’ai passé l’immigration tard le soir, après un petit détour par Austin Texas où l’on a atterri pour re-décoler 1heure plus tard afin d’éviter les orages…  Du coup, j’avais envie de reprendre avec vous toutes les étapes de ce processus, qui au final aura duré pour nous plus d’un an !

Etape n°1 : se marier. Nous nous sommes mariés à la mairie le 11 janvier 2014. Nous préparions alors notre mariage religieux un peu plus tard, entourés de nos familles. Nous travaillions tous les deux, alors nous avons bêtement pris un peu de temps à passer à l’étape n°2…

Etape °2 : Monsieur l’Américain doit demander l’initiation du dossier du visa pour son épouse étrangère au NVC, le National Visa Center. Au mois de février, nous remplissons le formulaire G325-A (oui, vous aurez le droit à tous les numéros de formulaire, c’est votre punition), qui est un formulaire biographique. Je dois déjà communiquer mes différentes adresses pour les 5 dernières années, mes employeurs. Nous payons une première fois 420 dollars de frais de candidature.

Etape n°3 : Le 9 avril, nous recevons l’e-mail confirmant l’initiation de notre dossier le 7 avril. C’est la date officielle. A partir de là, je suis prioritaire dans la liste des demandeurs de visa. Nous remplissons aussi le formulaire I-130 que nous envoyons le même jour. C’est LE formulaire de demande de visa d’épouse. Comme nous n’en avons pas de nouvelle, nous envoyons un e-mail de demande d’information le 4 juin.
La réponse arrive le 9 juin 2014, avec acceptation de ce formulaire I 130. Là, on se dit que ça devrait le faire pour la fin de l’été. Comme j’ai été optimiste, j’ai démissionné le 30 juin de mon poste de pneumologue hospitalier (ce que je ne regrette aucunement, cet hôpital aurait sans doute eu ma peau).

Etape n° 3bis : Le 9 juin, je reçois de mon côté un e-mail me demandant le formulaire DS 261, un formulaire qui demande mon e-mail (qu’ils ont déjà donc … vous me suivez ?) pour continuer la correspondance par e-mail. Ils me demandent aussi si je veux désigner une tierce personne, comme un avocat, pour s’occuper de mes papiers.

Etape n°4 : Le 17 juin, on reçoit l’e-mail nous demandant de payer les 88$ de frais pour remplir l’Affidavit of Support I 864. Nous payons dès réception du mail (le 20 juin, nous sommes déjà dans les cartons jusqu’au cou, je travaille encore), et l’Affidavit of Support est envoyé le 10 juillet. C’est un document d’une dizaine de pages, où mon mari donne des informations du genre secret défense sur ses revenus et ses économies, pour justifier qu’il gagne au moins 125% au dessus du seuil de pauvreté et qu’il pourra donc me prendre en charge. Il jure aussi ses grands dieux que même si nous divorçons, il s’occupera de moi financièrement pendant 10 ans.
Sauf que le 2 septembre, on reçoit un e-mail qui nous dit qu’on a oublié une seule foutue ligne … Une ligne d’addition des différentes personnes financièrement soutenantes, c’est à dire une seule personne (vous pensez quand même pas que le NVC pourrait faire l’addition pour nous …) Le document est renvoyé et reçu le 9 septembre.

Etape n°4 bis : Le 28 août, je reçois un e-mail qui me demande 230$ de frais de candidature. Nous les payons le jour-même. Il faudra près d’un mois pour qu’ils soient reçu par le NVC. Entre temps, le 5 août, on reçoit un message qui dit que c’est le bazar au NVC et qu’il ne faut plus 30 jours, mais 60 jours à chaque envoi pour arriver à lire nos documents …

Etape n°5 : Le 3 novembre, ils confirment que l’Affidavit of Support est complet et qu’ils ont bien reçu notre argent. je dois alors remplir le formulaire DS 260. Je remplis aussitôt ce document, ce qui m’a pris, montre en main, 2 heures. Oui, parce que c’est ma biographie de mes 10 dernières années … Mes employeurs (et donc tous mes stages d’interne) avec adresse ET numéro de téléphone (sans parler de la restructuration de l’APHP et des hôpitaux de Corbeil et Evry, j’espère qu’ils n’ont essayé de joindre personne au téléphone). Mes adresses personnelles (et comme j’ai déménagé à peu près tous les 3 ans, ça en fait quelques unes). Les questions concernant mes hypothétiques activités terroristes et/ou communistes.
En parallèle, j’envoie des copies de mon acte de naissance, mon acte de mariage, mon casier judiciaire, mon passeport … A une adresse aux USA, différente de l’adresse où mon Julot a envoyé l’Affidavit of Support, et encore différente de l’adresse où l’on a envoyé la demande toute initiale. A chaque fois un état différent. Le 21 novembre, ils confirment la réception du DS 260 et de l’ensemble de mes documents. Je reçois cette confirmation le 1 décembre.

Etape n°5 bis : là commence l’attente de la lecture de ces documents. Parce qu’après cela, il n’y a « plus que » le rendez-vous médical et à l’ambassade. Je rentre en France le 13 décembre, après 3 mois aux USA … Je sais qu’il leur faut 60 jours pour lire tout ça … Je calcule donc que je n’aurai pas de nouvelle avant la fin janvier … Pendant ce temps là, je travaille en France. C’est la chianlit. Finalement, la dernière semaine de janvier, n’ayant pas de nouvelle du NVC, je craque et rachète un aller-retour pour les Etats Unis, départ le 18 février. Après 2 mois de séparation …

Etape n°6 repoussée : Le 4 février, ils me donnent rendez-vous le 11 mars à l’ambassade à Paris. Si vous me suivez bien, vous avez remarqué que je suis aux USA à cette date là. J’ai décidé que vu le temps qu’ils m’ont fait attendre, ce serait à eux de m’attendre. Oui, je fais ma tête de cochon. Je repousse donc le rendez-vous à l’ambassade le 2 juin, et j’obtiens un RDV avec l’un des 2 médecins assermentés le 20 mai.

Etape n°6 donc : rendez-vous chez un médecin assermenté par l’ambassade. Pour la France, la liste comporte 2 médecins, tous deux en région parisienne. C’est donc 180 euros pour la consultation d’un médecin généraliste, tout Américain qu’il soit, 35 euros une radio des poumons, et 45 euros une prise de sang pour le dépistage de la syphilis. J’ai flippé pour cette consultation. Parce que j’ai eu du mal à me remettre d’une sinusite (genre la fille qui tousse et qui se fait suspecter la tuberculose). Parce que je m’imaginais que je serais dépistée de la tuberculose sur la prise de sang (je pensais que c’était ce test qui justifiait le prix de la consultation) et que vu mon métier ce test serait peut-être positif (explication concernant le dépistage de la TB dans un autre chapitre …). Le matin même enfin, parce que j’ai cru pendant 3 heures que mes vaccins n’était pas à jour (contre la coqueluche, mais le médecin du travail de mon premier hôpital avait fait du zèle, et je ne l’avais pas vu).
A ceux qui pensent que c’est une forme de racket … Je crois que vous avez raison. J’ai reçu à la fin de la journée une enveloppe scellée, à remettre le jour de l’entretien à l’ambassade.

Etape n° 7 : Le 2 juin, après avoir retrouvé mon Julot à Paris (pure coïncidence, sa présence n’était pas requise), je vais à l’ambassade des USA à Paris. Là aussi j’ai flippé … Parce que je suis une flippeuse … C’est tout. Parce que j’ai lu plein de trucs sur internet. Après avoir vérifié 20 fois les documents nécessaires, j’ai découvert 10 minutes avant mon départ pour la gare et 1h avant le départ de Julot pour l’aéroport qu’il me manquait sa dernière déclaration de revenus américaine. Il m’a remis « en main propre » ce document le 2 juin au matin … Genre juste à l’heure. J’avais aussi préparé mon album de photos de mariée, pour montrer la véracité de notre amour, mes billets d’avion de retour de mes séjours aux USA, pour prouver que je n’étais pas restée illégalement (histoire lue d’un Australien tentant de retrouver son épouse Américaine).
A l’ambassade, après s’être fait délestée de mon téléphone portable éteint et de mes écouteur (des fois que j’aimerais écouter l’ambassadrice …), je rencontre 3 personnes en 2 heures. Tout se sera passé en Français. La première personne, c’est seulement pour vérifier que je suis bien là. La seconde, visiblement Française, récupère les originaux des documents que j’avais envoyé en novembre. A ma surprise, les copies postées à une adresse aux USA ont eu le temps d’être renvoyées à l’ambassade à Paris. Il ne manque rien, y compris la déclaration de revenus … Elle récupère aussi l’enveloppe scellée du médecin et mes photos 5 X 5 cm à 25 euros les 2 photos… Puis je rencontre l’officier consulaire, visiblement Américaine, mais qui me parle en Français. Elle me demande la date de mon mariage, le nombre d’invités à la réception (et je m’embarque dans les explications mariage à la mairie / mariage religieux familial), comment je l’ai rencontré … Et en 2 minutes c’était plié. « L’entwetien s’est twès bien passèé » (tentative médiocre de reproduire l’accent américain).

Etape n°8 : comme je suis supersititieuse, je n’ose pas crier victoire avant que ma mère ne reçoive les documents par la poste à la maison (je suis encore à Paris) : une enveloppe scellée à remettre à l’officier d’immigration lors de mon arrivée aux USA, mon passeport avec le visa d’immigrante et une demande d’argent (encore) de 165 $ pour les frais de carte verte. Nous étions au Buttes Chaumont quand ma maman m’a appelée, et je peux vous dire que pendant 1 heure on a sautillé de joie dans tout le parc.

Etape n° 8 bis : Le 26 juin, je pars avec un aller simple vers Dallas. Si j’ai retenu une chose de ce voyage, c’est que pour toutes les personnes qui m’on demandé si je voyageais avec une ESTA et que j’ai répondu « non, un visa d’immigrante », il a été difficile de comprendre que c’était une bonne fois pour toute. Plusieurs personnes m’ont demandé combien de temps je comptais rester (la sécurité d’American Airlines à Londres, la douane après l’immigration). Je vous passe l’épisode de l’orage à l’aéroport exactement 2 minutes avant notre atterrissage, avec pour conséquence la déviation de notre avion à Austin. Une heure pour définir un nouveau plan de vol et faire le plein de carburant et une heure pour décoller d’Austin et revenir à Dallas…
Pour l’officier d’immigration, je crois que je l’ai un peu dérangé en train de manger des graines de tournesol. Il regarde mon visa … Il regarde l’enveloppe scellée. « What happened to the documents with the envelope ? » Je dégaine les 4 pages dont celle qui réclamait de l’argent … « No one with your picture on it ? » Non Monsieur. Il déchire alors littéralement l’enveloppe… Et oui, ma photo elle était dedans … (NB pour Marie et Marie Pierre, pas de cannabis dans l’enveloppe).
Il m’emmène dans le bureau où un 2ème agent a commencé à tout regarder. Un 3ème agent pendant ce temps m’a pris mon empreinte de l’index droit, à l’encre (à l’ancienne), 2 fois. Ainsi que ma signature. A posteriori, je me rends compte que je ne sais même pas ce que j’ai signé … Puis le 2ème me tend mon passeport tamponné (date limite d’utilisation 2 ans) … Et c’est tout ? Et la carte verte arrivera bien par la poste ? Là, c’est un 4ème agent, un peu plus bavard et amical qui m’explique que oui, d’ici 3 à 6 mois je devrais recevoir ma Green Card. Je ne dois pas m’inquiéter, j’ai déjà le droit de travailler avec ce tampon dans mon passeport …

Après la douane, qui m’a souhaité « Welcome » une fois qu’elle a compris que je restais, je me suis sentie littéralement libérée, malgré mon corps qui me disait qu’il était à peu près 5 heures du mat (22h heure locale). Et je suis tombée dans les bras de mon mari.

Et voilà … Un résumé un peu long de mon visa d’épouse (dont je ne connais toujours pas le numéro). Et comme dirait mon ami Gilles … Pour un tel changement de vie, il faut le temps du voyage, et l’avion c’est trop court !
Ce que je retiens de cette procédure ? Tout d’abord qu’on a été vachement optimiste au départ dans les délais. Qu’ensuite il ne faut pas oublier une seule ligne, et c’est peut-être à ce moment là qu’on aurait rentabilisé des frais d’avocat … Mais ce que je retiens de cette année, c’est que ça m’a donné le temps de faire ma propre transition. Quitter mon hôpital, quitter mon appartement, puis décider que je voulais « changer de métier » … Et plus récemment, en fait pendant mon 2ème séjour aux USA (que je ne regrette donc vraiment pas), décider que je voulais exercer mon métier autrement, et commencer à mettre mon projet en oeuvre.
Cette année, bien qu’éprouvante, je décide d’en retenir le meilleur. Et notamment le temps qu’elle m’a donné pour mûrir.

Et aujourd’hui ? Je me sens comme une jeune mariée qui peut enfin emménager avec son nouveau mari, après de si longues fiançailles …

Je vous embrasse,

The lawful permanent resident frog !!!

Les bottes de 10 lieux aux USA – The 20th in America

Hello,

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C’est le 20 mai ! Fais ce qu’il te plaît ! Et donc je participe au défi The 20th in America, même si je suis revenue en France. J’ai bien le droit de rêver non ? Il s’agit d’un défi proposé par Isabelle de FromSide2Side et par Laetitia de French Fries and Apple PIe. Ce mois-ci, le thème est vaste. Les 10 lieux que je préfère aux USA, vu ou à voir, sites touristiques ou lieu de la vie quotidienne. Je n’ai que l’embarras du choix.

Je vous préviens tout de suite, je ne vous montrerai pas de photo des lieux à voir… Je n’ai pas envie de trouver de photo banale, ni de piller de belles photos de quelqu’un qui y serait déjà aller. Je vous préviens aussi que je vous ai déjà montré beaucoup de ce que j’ai aimé aux USA, et que certains y verront de la redite… D’avance je m’en excuse…

Bon … Ca m’a coûté beaucoup de réflexion cet article. Parce que je n’ai pas vécu longtemps à Dallas, et que sincèrement ce n’est pas la ville la plus sexy du monde. Alors pour le côté local, on repassera … Parce que j’ai visité des « classiques » au gré des congrès de Julot et pas seulement au gré de mes envies … Mais finalement, j’ai repéré quelques endroits, à quelques moments.

1. A Dallas, le samedi après-midi, la brasserie de Deep Ellum …
Je vous en ai déjà bien parlé, de Deep Ellum, ce quartier bobo avec juste avant l’échangeur d’autoroute une brasserie … On peut rester dans la salle de dégustation et regarder les matchs de football (américain) ou de baseball, mais on peut aussi aller dans la cours (en terrase) pour déguster la bière. Ma préférée est, je crois, l’IPA … Parfois il y a de la musique et des chiens à adopter qui nous font fuir, mais ce lieu me plaît…

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2. A New York City, un samedi matin ou un dimanche après le culte, le café la Colombe (celui de Church Street pour nous) …
Le Lonely Planet racontait une histoire de relais pour noir libérés de l’esclavage dans le temps … J’ai recherché sur le site, et j’ai découvert leur blog … Comme il le montre, c’est un endroit avec 3 café (d’intensité différentes), que l’on peut choisir en filtre ou en expresso. Ensuite, il n’y a plus qu’à refaire le monde en dégustant … Si seulement je pouvais trouver un tel lieu (et une telle communauté ?) à Dallas !

3. A San Antonio, Texas,  un jour de pré-lune de miel, la River Walk …
Je dis pré-lune de miel, parce que j’y suis allée en vacances de fiancés, après avoir rencontré la maman de mon Julot (pour voir si on s’entendait bien et si je pouvais épouser mon Julot). Marché conclu donc … Mais ce voyage là avait le goût des jeunes mariés (fiancés) qui se promènent main dans la main au bord de l’eau, de la petite Frenchie qui découvre une part de l’histoire du Texas (même si nous ne savions pas encore à l’époque que c’est dans cette partie des Etats Unis que nous allions emménager), de la dégustation de la cuisine mexicaine, de la vieille Amérique, celle qui a une histoire qui date d’avant le 20ème siècle …

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4. A Memphis, Tennessee, un samedi soir sur Beale Street …
J’avais un peu froid ce jour là … Mais c’était sans compter sur la chaleur humaine. Cette rue où les bars sont alignés côte à côte, chacun promettant de la musique live … Et progressivement, quand le soleil se couche, les musiciens se lèvent. Et ce soir là, j’ai eu la sensation magique d’être au bon endroit, au bon moment, avec les bonnes personnes …

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5. A Chicago, Illinois, un jour de semaine, dans le métro aérien, le L …
Bon d’accord, je ne sais pas si je dirais la même chose si j’habitais à Chicago. Mais en habitant Dallas, ça me donne l’impression de « revoir » les gens de la ville, ceux qui avaient disparu. J’aime regarder les gens, la façon dont elles s’habillent (je dis elles, parce que je regarde surtout les filles), les lectures, les discussions (maintenant que je commence à les comprendre) … La ville quoi !

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Ensuite, on attaque le possible, le rêve …

6. Yosemite, California, pour des grandes vacances
J’aimais randonner dans les Alpes, du temps où j’étais célibataire. J’avais commencé à suivre le GR5, seule avec un méga sac à dos, allant de refuge en refuge. Alors je me rends bien compte que je n’irai pas de refuge en refuge, mais j’aimerais randonner, découvrir cette nature qui me semble grandiose, une faune certainement différente (d’ailleurs j’ai un peu peur des ours … ).

7. La région des 4 corners, pour un voyage culturel
Je ne dis pas grandes vacances, parce que je ferais des reportages … Ce serait du travail génial. J’aimerais rencontrer les tribus indiennes qui vivent encore par là. Je vous avais parlé de Tony Hillerman qui a écrit de nombreux romans policiers au sein de la police tribale. Et il décrit des décors merveilleux, des traditions orales qui semblent se perdre doucement … Ne me demandez pas pourquoi, mais je suis intriguée par ces tribus, comme je l’étais à l’époque par les populations inuit du Groenland …

8. La Nouvelle Orléans, Louisianne, pour un long week-end
Pour entendre parler un Français que je ne comprendrais pas, pour voir les maisons du quartier français, découvrir un autre lieu où les musiciens se lèvent quand le soleil se couche.

9. Charlottesville, Viriginie, pour rencontrer une partie de ma belle famille
La ville parfaite quand j’écoute mon chéri … Une petite ville, avec des piétons, des vélos, des cafés et des terrasses … Une université au top qui donne une dynamique à la ville … Et des proches avec qui on pourrait refaire le monde le dimanche après le culte (oui, je sais, c’est un peu récurrent, mais n’est pas chrétienne mégalomane qui veut !)

10. Le long du fleuve Colorado …
J’ai vu un reportage sur ce fleuve, depuis sa source, jusqu’à ce qu’il s’éteigne sans atteindre la mer (le Golfe du Mexique) … C’était magique. Je ne sais pas si ce sera le Colorado, même s’il me fait rêver, mais un jour je choisirai un grand fleuve que je parcourrai de sa source à sa fin. En bâteau, en vélo, à pied, je n’en sais rien, mais ce sera l’aventure …

Donc si je résume : les lieux que j’aime, on y boit et on y mange. Les lieux qui me font rêver sont des montagnes et des fleuves … J’ai envie de vous donner rendez-vous dans 10 ans, pour vous dire où j’en suis de mes rêves … Je vais vous dire un secret : je n’étais pas inspirée en commençant ce billet … Mais finalement, tous ces rêves m’ont donné la patate ! Et c’est sûr, je vous les raconterai ces rêves.

Je vous embrasse,

Signé la Grenouille qui rêvait de fleuve américain

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Et pour voir les rêves des autres bloggueurs, c’est par là :

– Isabelle de From Side 2 side
– Laetitia de French Fries and Apple Pie
– Mylène de the Frenchies Theory sur la côte Est
– Virginie de Joli Bonheur, en Californie du Nord
– Alexia de From the Bay with Love
– Poppy de Les Choses Bleues
– Séverine de Expat and more
– les souhaits de Les tribulations d’une famille française en Californie
Lena et Alex aux USA nous emmènent aussi
– Antigone de Il est 20h à LA
– Les lieux de PomPomme Girl
– Alain de A nous la Californie

Merci à tous de m’avoir fait rêver … Je ne sais pas si j’aurai le temps de voir tous mes rêves, mais en attendant ils nourrissent mon attente de visa !

Carte postale d’Ellis Island

Hello,

Chose promise chose due. Après vous avoir emmenés à travers les rues de New York (ici et ), je voudrais vous raconter ce qui était en fait notre première journée, à Ellis Island. Quand les gens nous demandaient ce que nous allions voir à New York, nous répondons Ellis Island … et les gens de nous regarder en s’interrogeant sur ce qu’il peut y avoir d’intéressant dans quelques murs à l’abandon … Et de nous demander pourquoi nous n’irions pas voir une comédie musicale sur Broadway …
Mais en fait, Broadway ne nous intéressait pas du tout pour cette fois-ci, et dans notre contexte de demande de visa, nous étions curieux de visiter ce lieux mythique de l’immigration aux Etats-Unis. Et la partie accessible au public est restaurée.

Nous avons pris le ferry depuis le New Jersey, avec Liberty cruise. Comme c’est un symbole de l’Amérique, ils sont un peu paranoïaques et passent tout le monde à la sécurité. Ensuite, direction : Ellis Island.

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A l’arrivée, le bâtiment apparaît comme un château. Un grand bâtiment avec une entrée magistrale. Au rez de chaussée, on s’équipe de l’audioguide, et c’est parti. Nous sommes donc entrés par la salle des bagages. C’est l’endroit où les gens laissent leur balluchons pour passer à travers l’immigration. Quelques paranos (dont j’aurais fait probablement partie) gardaient coute que coute leurs affaires avec eux.

 

Ensuite tout le monde devait monter le grand escalier. En fait, c’était déjà le début de la visite médicale. Ceux qui sont essoufflés, ceux qui n’arrivent pas à monter sont déjà repérés par les médecins. En haut de l’escalier, on débarque dans la Registry Room. Une énorme pièce qui pouvait accueillir des milliers de personnes (12 000 personnes la plus grosse journée) dans un bruit qu’on imagine difficilement. Je vous ai fait une bande son de cette salle et de l’exposition qui suit, « Through America’s gate », qui raconte les étapes que l’on traversait lors du processus d’immigration.

La première étape, au fond de la grande salle, c’est la vérification de l’identité, avec traducteur. Les compagnies de bateau devaient préparer le travail en remplissant le manifeste du navire … La liste des passagers, leur origine, leur langue, etc …

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L’étape suivante, est médicale. Très brutale, très rapide. Les gens passent dans les mains de plusieurs médecins, celui qui dépiste les maladies oculaires, comme le trachome, celui qui ausculte plus ou moins à la recherche de la tuberculose. Il y avait tout un système de code pour savoir s’il fallait un examen médical plus approfondi, s’il fallait garder la personne en soins ou la renvoyer par bateau pour les cas désespérés. Il y a pleins de témoignages d’immigrants qui racontent leur arrivée, enfants… On dépistait aussi les problèmes psychiatriques et « d’intelligence ». C’est même là que de grandes avancées ont été faites en matière de test d’intelligence indépendants de la langue.

IMG_0131Le crochet à bouton 

IMG_0133Les codes écrits à la craie sur le col du manteau, en fonction des maladies

IMG_0134Parce que j’aime bien les arbres décisionnels… 

IMG_0152L’hôpital 

IMG_0154Les actes de naissance, et de décès sur Ellis Island

IMG_0156Le bloc opératoire

IMG_0151Les tests d’intelligence

Ensuite, pour ceux dont on se méfiait lors du premier bureau, il y avait un interrogatoire politique et judiciaire, à la recherche des communistes, des criminels. On regardait aussi si les mariages qui justifiaient l’immigration étaient véridiques, et on pouvait demander à l’époux déjà immigré de venir chercher son épouse (et oui, l’Amérique, c’était réputé dangereux pour les femmes seules).

IMG_0145Un télégramme envoyé à Monsieur, pour venir chercher Madame

Mon Julot a mieux retenu que moi les statistiques de passage. C’est par ici, mais c’est en Anglais ! Ensuite, c’est l’aventure qui continue. Munis de petits cartons pour savoir où on allait, les immigrants se répartissaient dans des trains vers le reste des USA. L’exposition montre aussi le commerce et l’organisation autour d’Ellis Island : les commerces d’alimentation et de change à la sortie de l’immigration, les associations caritatives parfois religieuses, parfois culturelles qui aidaient les gens détenus à Ellis Island …

IMG_0162A table … 

IMG_0148Une fois sorties, avec les cartes d’orientation pour les gares.

IMG_0144La buvette, avec les prix dans différentes langues … Sauf le « hot coffee »

Il y avait aussi une exposition sur les début de la nouvelle vie aux USA (le travail rude, les conditions de vie, mais aussi toutes les communautés d’origine et de religion, ainsi que les cours d’américanisation), sur les bâtiments eux-mêmes, et la rénovation du bâtiment (abandonné après la seconde guerre mondiale). J’ai pris moins de photos … Je crois que nous commencions à être un peu fatigués.

 

Alors voilà comment c’était dans les années 20. En général le processus d’immigration ne durait qu’une journée, mais une journée un peu violente, sûrement très angoissante. Il est vrai que les choses se font en douceur en ce qui me concerne, je pense que le médecin que je verrai le 20 mai n’utilisera pas de crochet à bouton pour me chercher le trachome … Mais ça fait un an que ça dure … Je vous raconterai en détail quand ce sera fini.

Aller, je vous laisse. A bientôt …

La grenouille immigrante.

Parce qu’on est quand même passés la voir après Ellis Island

New York … la suite !

Howdy y’all !

Comment allez-vous ? Qu’avez vous pensé des 4 minutes d’enregistrement de flûte chinoise ??? Vous voulez savoir la suite ? Si vous voulez lire le premier épisode, c’est par ici.

Le vendredi matin, nous avons pris notre petit-déjeûner après le métro, au Think Coffee, juste en face de l’université. Je n’ai pas dégaîné assez vite mon appareil photo, mais je vous aurais bien montré l’alignement de petites tables rondes, avec à chaque table une personne faisant face à la salle, scrutant scrupuleusement son écran de MacBook … Une vraie caricature.
Pendant que Julot partait travailler avec la crème des mathématiciens, j’ai suivi mon guide emprunté à la bibliothèque (une version de Lonely Planet spéciale New York) à travers Greenwich village. En l’espace de deux heures, j’ai vu l’appartement de Friends et l’appartement de Sex in the City… C’est bon, je peux mourir maintenant. En attendant, c’est un quartier à l’ambiance village, mais village citadin quand même. Les maisons sont chiques, il existe plein de petits commerces, de cafés, de restaurants de toutes origines. On sent bien que les loyers ne sont pas modérés, mais quel plaisir de s’y promener.

IMG_0288L’arche sur Washington Square

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Le printemps sur Washington Square

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Des petits cafés qui font envie. 

IMG_0294Le Café Wha, un café célèbre pour les musiciens

IMG_0295Une petite rue charmante …

IMG_0296Avenue of the Americas

 IMG_0307Jefferson Market Courthouse, devenu aujourd’hui une branche de la bibliothèque

IMG_0309Le jardin derrière la bibliothèque

IMG_0313Greenwich Village

IMG_0344Une vitrine insolite

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IMG_0323Près de l’université, un après-midi normal à jouer au basket

Amidi, j’ai retrouvé mon homme, et son collègue. Après un déjeuner à base de burger (oui, ma ligne en a pris un coup …), je l’ai emmené dans un quartier qui avait l’air de valoir la peine dans mon guide, j’ai nommé East Village. En fait, en relisant correctement (mon guide parlait Anglais …), il s’agit d’un quartier où on peut aller manger de toute origine, pour par cher. Et effectivement, l’architecture est beaucoup moins cossue qu’à la même latitude à l’ouest …

Mais finalement, à force de marcher vers le sud, nous sommes arrivés jusqu’au pont de Brooklyn. De là, on voit toute l’East River, Brooklyn au loin (on a fait nos feignasses, on s’est arrêtés au milieu du pont), le pont de Manhattan … Nous sommes aussi passé du côté de l’hôtel de ville et du tribunal (celui où les mariés se marient quand ils veulent pas se marier à l’Eglise, ou face à la mer).

IMG_0336Le pont de Brooklyn

IMG_0337Le pont de Manhattan, vu du pont de Brooklyn

IMG_0330L’hôtel de ville

Plus tard, nous sommes retournés vers la folklorique Little Italy. Parce que le soir, il y a des guetteurs devant chaque restaurant, avec leur voix suave, qui nous expliquent pourquoi leur restaurant est le meilleur. Après une bière dans un pub-pizzeria, nous avons atterri au Lombardi’s pizza. La meilleure pizza de ma vie. Avec une sauce à la tomate qui a du goût, du basilic qui vient relever les autres ingrédients … Et comme on avait un peu sous-estimé la taille de la pizza, nous nous sommes juste goinfrés ! C’est donc de la pizza au four à bois. Et dans la salle du restaurant, un petit air de « mafia ». Le patron pose sur toutes les photos, tantôt avec ses pizzas, ou devant son four de 1927 (si je ne dis pas de bêtise), tantôt avec ses amis célèbres venus manger au restaurant.

 

Le lendemain, avant de reprendre l’avion vers Dallas, nous avons re-parcouru Greenwich Village avec notre valise. Si vous avez vu un couple tourner en rond avec une valise grise en parlant tantôt Français, tantôt Anglais … C’était nous ! Mais c’étais tellement charmant (malgré la valise). Nous sommes passés devant le restaurant de Jacqueline (et nous avons pensé à notre témoin Jacqueline !!) …

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Nous sommes rentrés tard ce soir là. Fatigués, mais heureux de notre voyage.

New York ! New York !

Hello,

Comme promis, je reviens vous poster mes cartes postales de New York, depuis la France … Après avoir péniblement voyagé toute la journée du mardi, après s’être perdus dans le métro new-yorkais (certains trains ne s’arrêtent pas à toutes les stations et nous avons mis quelques stations supplémentaires à s’en rendre compte…) nous sommes sortis au pied du World Trade Center. Trainant nos valises, nous avons pris le Path, le train de banlieue qui part vers le New Jersey. Arrivés de l’autre côté de l’Hudson, nous avons finalement trouvé « chambre ». C’est une chambre qu’on a trouvé sur Airbnb. Je mets le mot entre guillemets parce que la chambre était en fait la salle à manger séparée du reste de l’appartement par un rideau tendu et le lit un canapé déplié… Pendant ce temps, le propriétaire vivait dans la chambre, un peu caché … Mais l’avantage, c’est qu’on est dans les étages d’une tour avec vue … J’essaye de vous montrer un peu.IMG_0072

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Je peux vous dire que tous les soirs (et tous les matins), on s’est extasiés sur la skyline de l’autre côté de la rivière.

Mercredi, je vous en parlerai plus tard, nous avons passé toute la journée à Ellis Island (immigrante oblige).

Ce soir là, avec mon chéri, nous avons découvert Korea Town… Quelques rues où tout est écrit en coréen, et parfois traduit en Anglais. Après un dîner de rois, nous nous sommes promenés le long de Broadway, jusqu’à Time Square. Depuis le début de la soirée, je me demandais ce que c’était les deux hélicoptères qui faisaient du surplace. En fait, c’étaient les journalistes qui surveillaient « la » manif. Contre la violence policière (en réaction aux récents événements de Baltimore). Je ne suis pas une grande amie des manif en général … J’ai trop peur des mouvements de foule. Et nous voilà devant un cordon de policier, en train de contenir une foule manifestante, pendant que quelques manifestants se font arrêter … 5 policiers sur le dos d’un manifestant… Je ne sais pas si on fait « aussi bien » en France … Toujours est-il que je me suis enfuie, je peur de me retrouver dans la cohue…

La bande son de la manif…

Nous avons encore un peu zoné dans le quartier, vu la cathédrale de New York, vu Rockefeller Plaza (celle de 30 Rocks …). Impressionnant. Enfin, on s’est un peu galéré pour retrouver le métro. Et oui, qui dit manifestation dit métro fermé … Comme à Paris …IMG_0220IMG_0221IMG_0228The building General Electric

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La cathédrale de New York

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Rockefeller Plaza

Jeudi, monsieur parlait au Courant Institut (l’institut de mathématique de New York University, un endroit chic des mathématiques. Le quartier est chic, puisque c’est à la frontière de Greenwich village (prononcez Grinètch) et de Soho (ou plutôt Noho, au NOrd de HOuston Street).

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Une publicité murale pour une agence immoblière. Notez les toilettes en bas à gauche…

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Entre deux rues, un jardin communautaire à tendance artistique.

Je suis partie vers l’est. D’abord Noho, puis vers le sud, vers Soho, Little Italy et enfin China Town. J’ai voyagé le temps d’une matinée depuis le quartier branché des étudiants, jusqu’à la Chine et ses vieux qui jouent au Majong, en passant par Little Italy et les souvenirs des années 20 et 30 …

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Broadway

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Little Italy

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Une vitrine de « pastissier »… J’adore les tortellone au chocolat !

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Columbus Park … et son ambiance sonore ci dessous

 

Puis j’ai repris le métro vers le nord. Je suis passée devant le musée Guggenheim … Mais j’ai mal calculé mon coup. Jeudi, c’est leur jour de fermeture hebdomadaire … Donc je me suis rabattue sur Central Park. Je ne sais pas si c’est l’effet touriste, mais j’ai trouvé Central Park plus respirant et agréable que le bois de Vincennes par exemple … Un peu crevée de ma marche, je n’ai pas pris beaucoup de photos. Mais je me suis posée sur les bancs. Ah oui, au fait… La langue officielle de Central Park, je crois bien que c’est le Français. La langue numéro 2 c’est quand même l’Anglais. Ensuite j’ai entendu beaucoup d’Italien et un peu d’Espagnol. Tous les arbres de Central Park étaient en fleur. C’était très beau. J’ai aussi espionné les élèves du quartier qui s’entraînaient en base-ball, dans leur tenue complète rouge au nom de l’école .. Et celui qui est dispensé de sport, il est en costume cravate à 12 ans … Ca doit pas rigoler tous les jours …

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Aller, je vous raconterai la deuxième journée de promenade dans la ville bientôt.

Je vous embrasse,

La Grenouille new-yorkaise …

Deep Ellum (encore)

Hello,

J’ai été un peu silencieuse … En fait je viens de retourner en France. Encore. Je viens de quitter mon mari chéri. Encore. Mais pour ceux qui suivent le feuilleton, j’ai rendez-vous le 20 mai chez le docteur assermenté de l’ambassade des USA, et le 2 juin à l’ambassade des USA pour mon visa. Alors je prie très fort pour que mon Quantiféron (ma prise de sang spéciale tuberculose) ne se soit pas positivée durant mes années de pneumologue … Sinon je pense que le médecin exigera une nouvelle radio à quelques semaines d’intervalles (et donc de reporter le rendez-vous à l’ambassade d’autant). Voilà pour le feuilleton, encore.

Gare Dallas

Avec nos petits vélos, pour prendre le train pour une promenade du samedi. 

horloge de la gareL’horloge fleurie sur le quai de la gare

Alors pour vous (me) mettre un peu de baume au coeur, je vous conte aujourd’hui notre visite à Deep Ellum il y a 10 jours (on espérait se promener à pied avec d’autres personnes). Dans la semaine je vous raconterai aussi notre voyage à New York, et bientôt ma dernière lecture …

Deep Ellum5

 

Vue du célèbre château d’eau Adam Hats

Avant Deep Ellum, nous avons en fait essayé de se promener au Art District. C’est un quartier de la ville où sont regroupés plusieurs musées. En fait tout était sur le point de fermer.

Art District
La cathédrale et la coupole de l’observatoire.

Cathédrale Dallas
La cathédrale de Dallas

Parking Art District
Un parking de Art District

Nous avons juste admiré un couple de jeune marié et leurs 20 demoiselles d’honneur et leur 20 garçons d’honneur prendre la pose pour le photographe …

L'opéra de Dallas
L’opéra … 

mariage opéra
Un mariage à l’opéra

Mais nous avons rapidement migré vers Deep Ellum.
Deep Ellum, même quand il fait beau, est assez désert de piétons. Sauf quelques uns qui font des shooting photo devant les peintures murales. Alors on s’est promenés, un peu seuls.

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La rue principale de Deep Ellum

On a fini dans un café, le All Good Café, dont le plafond était recouvert de petits animaux en origami suspendus.

Algood Café
Le AllGood Café, sa devanture (au dessus), son intérieur (au dessous)

Algood Café intérieurdétail origamiPuis nous sommes repartis, à la découverte des quelques rues du quartier, qui finalement est relativement petit. Le samedi soir, le quartier reste peu fréquenté dans certaines zones qui sont commerciales … Quelques façades sont néanmoins charmantes, comme l’école de barbier, le fabriquant de céramique …

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La façade du fabricant de céramique

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Devant une boutique … Beaucoup d’effort de décoration

Deep Ellum7La devanture d’un bar… Là il y avait un peu de monde dehors. Notez les lettres BREW en matériau de récup.

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L’école de barbier …

J’ai un peu craqué cette fois ci sur la photographie des peintures murales. J’avoue qu’elles en sont pas toutes à mon goût, mais qu’elles sont quand même impressionnantes. Et puis d’autres sont très belles.

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Deep Ellum1

En fin de journée, on a sustenté notre faim au Twisted Root … Un restaurant de burgers et de bière … Il était plein. C’est à ce moment qu’on a réalisé que les gens de Dallas ne se promènent pas. Ils prennent leur voiture et se garent devant le restaurant ou le bar où ils se rendent …

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Et au détour de certaines rues, des cousins lointains de R2D2 et de C3PO

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Mais nous on était bien sur nos petits vélos. D’ailleurs ça nous a permis de digérer sur le chemin du retour … A la tombée de la nuit, avec nos lumières faiblissantes …

Voici donc mon dernier souvenir de Dallas au printemps, entre deux orages … A ceux qui connaîtraient Dallas, n’hésitez pas à me donner vos tuyaux sur les bons endroits où se promener…

Aller, je vous embrasse.

La grenouille lorraine qui se souvenait du Texas …

True Grit

Howdy y’all !51ecVhv3ltL._AA160_

Every year, in April, Dallas Public Library promote the reading of one book, the same for everybody. This year, it is « True Grit », and I was given one book. I wrote a report for my reading club for English as a second language speaker. It has already been published on their blog (dplread.blogspot.com). Because I’m sometimes a bit lazy, here it is.

When I asked my husband what means “grit”, he looked at me, showed me his teeth and made a sound like “Argh”. I asked that question before reading the book, and the answer was surprising, and not very much enlightening.

“People do not give it credence that a fourteen-year-old girl could leave home and go off in the wintertime to avenge her father’s blood but it did not seem so strange then, although I will say it did not happen every day.” This is the beginning of the novel. A long and dry sentence, like several parts of the book.

Mattie Ross, the fourteen-year-old girl, is chasing Tom Chaney, her father’s murderer, through Arkansas and Texas. She’s looking for somebody with true grit to go with her. I had a hard time to begin the book, because the story goes very slow … Find someone with true grit, then meet him at the court (after retranscribing a long part of one trial…), discussing the price to go, finding a horse …

But at one point, they ride on their horses and the real story begins. Guns fire at every riverbank or every hill, toward different bandits. Bandit seems to be a job, with values, but very mortal… Then, it was hard to leave the book until the end, the suspense was important.

I had a journey through the Wild West, on a black pony. First Mattie sounds like a naive girl, but with no fear… Progressively, her character gets more profound, more intense. She eventually become human when she shows her fears at the end, even if that doesn’t stop her to go on… With justice.

After reading the book, we watched the movie (the original one, with John Wayne). And that confirms that I’m not fond with the “cow boys movies” as we say in French… But despite that, that book trapped me. A classic, indeed.

I hope that my next book report will be about « sound reporting » … I hope there are things coming. I’ll you soon.

A bientôt,

The Frog…