C’est la rentrée !

Howdy y’all !

Non, je ne vous ai pas abandonnés … C’est juste que j’ai beau ne plus être salariée, mon emploi du temps se remplit de plus en plus. Du volontariat, de la socialisation …

dallas accueil logo

Et ce matin, c’était la rentrée de Dallas accueil, l’association qui accueille les français (francophones plutôt) à Dallas. Nous étions dans la maison d’une hôtesse assez grande, bien décorée … Du café, des douceurs sucrées et une trentaines de femmes (et un homme) autour de la table.

 

Quelques anciennes se retrouvent et se demandent des nouvelles de la rentrée de leurs enfants (qui a eu lieu lundi dernier ici). Beaucoup de personnes récemment arrivées. Il y a 3 semaines, il y a 10 jours, il y a 5 jours … Finalement je fais figure d’ancienne avec mes 2 mois officiels et 7 mois en comptant mes séjours de l’année dernière. Oui, j’ai déjà compris  le code de la route texan. Oui, j’ai déjà rencontré du monde, et des Américains en particulier.

Si je voulais vous en parler, c’est que j’ai eu ce moment où j’étais quand même nouvelle parmi les nouvelles. Parler de mes impressions de française devant l’envergure des rues, devant la gentillesse des Américains (qui n’est peut-être que politesse parfois, mais après-tout, n’est-ce pas mieux que d’être renfrogné comme un Parisien ? (Amis Parisiens je vous aime)). Parler de mon acclimatation à la météo texane … Toutes ces choses que je n’ose pas toujours dire à la maison, de peur de provoquer chez mon chéri le syndrome du « C’est de ma faute si tu as quitté ton pays » ou parfois pire, le syndrome du « Je sais que t’aime pas mon pays, t’as qu’à retourner dans le tien ». (Mon amour, si tu lis ces mots … Je t’aime !)

Et puis ensuite, j’ai eu le moment de solitude. Parce que non, je ne fais pas le taxi pour mes 2 ou 3 enfants. Et quand bien même j’aurais eu des enfants, ils n’auraient pas été à la Dallas International School à 10 000 $ l’année. Je comprends bien que les expatriés de 2 ou 3 ans souhaitent que leurs enfants soient toujours dans le cursus du baccalauréat français, pour quand ils reviendront … Je ne suis ni maman, ni officiellement expatriée. Je suis immigrée …

Et puis je suis tombée sur cette jeune femme de 30 ans, sans enfants, qui suit son mari français … « Non, je ne veux pas d’enfants, je veux travailler, pour exister ». Oui, parce que certaines femmes dont je fais partie, ont besoin de travailler pour se réaliser.
Et comme elle habite à 15 minutes de chez moi (une broutille ici …), j’ai le secret espoir de m’être faite une copine française avec qui je peux sortir de temps en temps. Et qu’on parlera d’autres choses que d’enfants … Evidemment, comme rien n’est jamais simple, elle doit retourner en France, fermer son entreprise et attendre son visa … Elle espère revenir en octobre !

Voilou voilou. Je voulais partager mon expérience de Française parmi les Français de Dallas … Une chose est sûre, c’est que je vais continuer de les fréquenter !

Je vous embrasse,

The French frog !

Cher Grand-Papa !

Bonjour à tous,

Vous m’excuserez, mais comme mon Grand-Papa n’a plus d’adresse terrestre depuis bien longtemps, j’ai décidé d’envoyer mon message dans l’espace des internets. Vous pouvez lire quand même si vous le souhaitez, vous pouvez même réagir si le coeur vous en dit.

Cher Grand-Papa,

Tu aurais été fier de moi ! J’ai suivi ton modèle. Le modèle « je construis mon vélo dans le salon ». Et je voulais te raconter, à toi, cette aventure.
Il y a un mois, nous nous sommes fait voler nos vélos, mon Julot et moi. On tourne le dos une semaine, ils ont beau avoir un cadenas dessus, ils ne sont pas accrochés à quelque chose. Ce pays n’est pas prévu pour accrocher quelque chose dessus ! Donc ils ont disparu.

Pas de problème … Ca me donne une bonne excuse pour choisir un nouveau vélo avec un porte-bagage et surtout des gardes-boues pour rouler par temps de pluie (et oui, ça arrive parfois à Dallas, même si ce n’est pas au mois d’août). Nous partons à Walmart, ce méga supermarché qui vend tout, ou presque. Mon Julot se trouve un beau vélo mixte course/ VTT, plus léger que le précédent, avec quelques vitesses de plus. Mais de mon côté, j’ai le choix entre le VTT (donc sans garde-boue, parce que c’est bien connu, le VTT c’est plus fun avec de la boue plein le dos et plein le visage), ou l’American cruiser, lourd comme un camion, avec une seule vitesse et un guidon large d’1 mètre, pour frimer quand on pédale jusqu’au bout de sa rue et qu’on revient (oui, parce que je ne sais pas qui va plus loin avec ce genre d’engin).

Donc j’ai commandé mon vélo à Walmart-internet. Un mixte VTT/cruiser. Le guidon est moins large, il a un porte-bagage et des garde-boues, 7 vitesses (bien assez pour la platitude pas si plate de Dallas)… Et surtout il est couleur menthe à l’eau. C’est ma couleur fétiche du moment.

Sauf que voilà, quand j’ai été le chercher à Wallmart, l’employé chargé du montage de vélo était en vacances. C’est comme ça que la vendeuse m’a annoncé que j’allais repartir avec mon vélo en 10 morceaux dans un carton … Là, je me dis … Pas de problème, je viens d’une famille de cyclistes !vélo en pièces détachées

C’est avec fierté que je te raconte comment j’ai appris à monter un guidon sur sa fourche (et si possible dans le bon sens pour que le garde-boue s’adapte et ne vienne pas frotter la roue), à régler les freins avant après avoir monter la roue (et à tenter de l’équilibrer). J’ai monté les pédales. Et j’ai finalement appris à régler mon dérailleurs arrière.

Et j’ai pensé à toi, Grand-Papa. Quand tu passais des heures sur ton vélo de course. Je me souviens que dans ta chambre-atelier il y avait des chambres à air, des roues, peut-être plusieurs cadres de vélo… Je me rappelle confusément d’une caverne d’Ali-Baba pour cycliste. J’ai pensé à toi pendant les quelques jours où mon vélo en cours de montage trônait fièrement au milieu du salon. J’ai aussi pensé à Grand-Maman quand je devais sauter par-dessus le vélo, en soupirant. Je n’ai pas juré, parce que j’ai réussi à ne pas marcher sur les pièces ou les outils qui traînaient.

Mon vélo en cours de montage

A présent, je le roule tous les jours ou presque. Je le bichonne. Les vitesses passent nickel (mieux que n’importe quel autre vélo de ma vie !). Et je pense à toi quand je roule fièrement, accrochée à mon guidon toujours un peu large par rapport à un vélo européen.

Je t’embrasse,

Ta petite-fille qui se souvient !Mon vélo terminé

Number the stars by Lois Lowry

Howdy y’all!

Numberthestars

How begin a report about this poignant book? It’s called Number the stars, written by Lois Lowry.
It takes place in Copenhaguen, Denmark, in 1943, during the Second World War. Annemarie is 10 years old. She ‘s used to tell fairytales to her little sister Kirsti, with queens and kings. Her best friend is Ellen, a Jewish young girl.
During the 1943 fall, the German are beginning the “relocation” of all Danish Jews. But thanks to some Danish politics “leaks”, the Jew community is warned during the New Year that something was going to happen.
It’s the story about the Danish resistance, helping thousands of Danish Jews to escape to Sweden, which is not invaded by the Nazis. It’s this story told by a young girl, not naïve, but who has genuine thoughts about the adult world, and help to protect her best 10 years-old friend, Ellen.
I’m half Danish. But from Denmark, I essentially know about culinary culture and Christmas. I didn’t know anything from the Second World War. My grandmother told us a very few, as we couldn’t speak Danish at that time. But I know about the rationing: rye-bread and some potatoes, and that was all. I had no idea about how the Danish people protected their friends. How the King Christian sank his float, so the German couldn’t use it…
Sometimes, I’m wondering if I would be as brave as Annemarie if I lived during the war. Anyway, I would advise you this book, very well written, in a simple English with just enough new words to enjoy the story AND learn English. The emotions are simple, but very poignant.
Thank you Sherri, for sharing this book with me.