True Grit

Howdy y’all !51ecVhv3ltL._AA160_

Every year, in April, Dallas Public Library promote the reading of one book, the same for everybody. This year, it is « True Grit », and I was given one book. I wrote a report for my reading club for English as a second language speaker. It has already been published on their blog (dplread.blogspot.com). Because I’m sometimes a bit lazy, here it is.

When I asked my husband what means “grit”, he looked at me, showed me his teeth and made a sound like “Argh”. I asked that question before reading the book, and the answer was surprising, and not very much enlightening.

“People do not give it credence that a fourteen-year-old girl could leave home and go off in the wintertime to avenge her father’s blood but it did not seem so strange then, although I will say it did not happen every day.” This is the beginning of the novel. A long and dry sentence, like several parts of the book.

Mattie Ross, the fourteen-year-old girl, is chasing Tom Chaney, her father’s murderer, through Arkansas and Texas. She’s looking for somebody with true grit to go with her. I had a hard time to begin the book, because the story goes very slow … Find someone with true grit, then meet him at the court (after retranscribing a long part of one trial…), discussing the price to go, finding a horse …

But at one point, they ride on their horses and the real story begins. Guns fire at every riverbank or every hill, toward different bandits. Bandit seems to be a job, with values, but very mortal… Then, it was hard to leave the book until the end, the suspense was important.

I had a journey through the Wild West, on a black pony. First Mattie sounds like a naive girl, but with no fear… Progressively, her character gets more profound, more intense. She eventually become human when she shows her fears at the end, even if that doesn’t stop her to go on… With justice.

After reading the book, we watched the movie (the original one, with John Wayne). And that confirms that I’m not fond with the “cow boys movies” as we say in French… But despite that, that book trapped me. A classic, indeed.

I hope that my next book report will be about « sound reporting » … I hope there are things coming. I’ll you soon.

A bientôt,

The Frog…

Dallas au printemps

Good morning y’all,

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Une fois par mois, le 20 (oui, oui, c’est aujourd’hui !), c’est « The 20th in America », proposé par Isabelle du blog FromSide2Side et Laetitia du blog French Fries and Apple Pie. Un thème commun, des bloggueurs (en Français dans le texte) de tous les USA qui montrent leur version. Ce mois-ci, en ce joli mois d’avril, c’est le printemps.

Printemps

Près du Pioneer Cemetery Park

Je suis une fille à dicton. En France on dit : « Au mois d’avril ne te découvre pas d’un fil, au mois de mai, fais ce qu’il te plaît ». Je me rappelle aussi de mon mariage le 19 avril dernier (déjà 1 an …) avec les glycines en fleur et la fin des prunus en fleur…

Changement de décor.

Côté température, comme il est dit dans « True Grit » que je lis en ce moment : « Too much wind to suit me. There ain’t but about six trees between there and Canada. » Donc la température dépend du sens du vent. S’il est du sud (un vent immigrant du Mexique), alors il fait déjà 25°C l’après-midi. S’il vient du nord (un vent immigrant du Canada), alors il peut faire 10°C le lendemain… Donc chaque matin, on regarde la chaîne météo pour savoir comment s’habiller pour l’après-midi.

Sinon, les giboulées de mars ont plutôt lieu en Avril, ambiance fin du monde et queue de tornade. Si j’ai bien compris, nous sommes à la limite des zones de tornade. Ce qui veut surtout dire orages de fin du monde avec inondations flash de temps en temps. J’ai essayé de photographier un peu le ciel, mais c’est difficile … Et je n’ai pas osé sortir sous l’orage. Puis un coup de vent (du nord ou du sud, on s’en fiche) et le ciel bleu revient, avec une météo de mois d’août en Lorraine.

Ciel de fin du monde2

Ciel de fin du monde

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Le ciel qui nous tombe sur la tête

Le printemps, s’est surtout les plantes qui redémarrent (comme pour notre mariage). Je me rappelle de ma première visite aux USA. Je ne reconnaissais aucune plante aucune mauvaise herbe. C’est tout juste si je reconnaissais les chênes à la forme de leur feuille (et surtout pas à la silhouette de l’arbre).
Mais après quelques mois ici, je commence à les distinguer. Je ne vous donnerai pas les noms, mais au moins les images.

Printemps2

L’appareil presque posé au sol… Avant le passage de la tondeuse… 

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La voie de chemin de fer désafectée. Une pensée à Arun (j’espère que j’épèle bien), qui était intrigué de me voir prendre des photos dans l’herbe et qui m’a tenu compagnie).

Iris jaunes

Les iris … Ca j’ai reconnu. Et de toutes les couleurs … 

Roses

Vous vous rappelez les rosiers que j’ai taillé en décembre ? Les voilà en fleur !

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D’une autre perspective … Ah, oui. Ils profitent des espaces verts pour faire passer les lignes haute-tension. Donc … 

Iris bleues

Des iris, encore. 

fleurs bleues

Des petites fleurs bleues. Amis de la poésie, bonjour !

cactus

Le cactus et sa fleur, assez phallique il faut dire (promis, j’y retourne régulièrement et je vous montre quand la fleur s’ouvre)…

buisson fleuri

Bon … C’est moche, mais ce sont les fleurs qui embaument l’air ici. Et j’adore.

petites fleurs

Au bord du chemin …

Arbre en fleurs

Quelques arbres en fleur, mais finalement très peu.

J’ai failli oublié que le Texas, c’est le Blue Bonnet State. Blue Bonnet, c’est une fleur bleue qui fleurit en ce moment. Surtout au bord de l’autoroute, notamment celle qui va chez ma belle-mère. Donc dimanche, j’ai voulu prendre quelques photos, au passage. Et j’ai découvert tous les ploucs du coin qui s’arrête au bord de l’autoroute, font descendre femme et enfants pour faire des photos de famille dans les fleurs … Et pour une fois, pas une seule voiture de police …

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Blue bonnet, vu de près

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Blue bonnet, au bord de l’autoroute (photo prise avec le téléphone, à l’arrachée)

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Et les ploucs au bord de la route.

Donc des fleurs, des arbres qui bourgeonnent …
Nous sommes aussi allés nous promener dans un « carré » de forêt. Dans Dallas, ils ont réussi à « préserver » un carré de forêt native. Bon … Il l’ont entouré d’une muraille, tracé une autoroute de béton au milieu, mais c’est la forêt. Avec des grands arbres, des chenilles qui pendent aux arbres et des panneaux qui disent de faire attention aux serpents. Je vous présente mon film … Vous me passerez la qualité des dialogues …

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L’autoroute piétonne qui traverse la forêt

rivière dans la forêt

La rivière qui traverse la forêt. 

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Un arbre tourmenté

arbre torturé

Un autre arbre torturé

C’est aussi la saison des moustiques. Les petits, les tigres, les cousins, et les cousins qui piquent. Je vous ai même trouvé l’escargot du Texas, un espèce de mini-escargot qu’on n’a pas du tout envie de manger.

Et bientôt, le retour vers le printemps français, avec 10°C de moins. Mais ce sera le mois de mai, et « Au mois de mai, fais ce qu’il te plaît ».

Je vous embrasse,

La grenouille du lac néo-formé après l’orage dans notre lotissement …

Ailleurs aux USA :

A Kansas City, par Isabelle de FromSide2Side.
A Portland, Oregon, par Laetitia de French Fries and Apple Pie.
A Washington DC, par Mylene de The Frenchies Theory.
Au Filoli Garden, en Californie , par Virginie, de Joli Bonheur (comme à Giverny)
En Arizona, par Poppy, de Les Choses Bleues (trop de la balle les cactus en fleur)
A Santa Cruz, par Magouille, de Pendant ce Temps à Santa Cruz.
A Sacramento, en Californie, par Alain de A nous la Californie.
A College Station, au Texas, par Antigone d’Agoclaude de Il est 20h à Los Angeles.
A New York, par Pomme Pomme Girl (qui n’aime pas le printemps).

Et pour les autres versions ? Je les mettrai à jour au fur et à mesure …

L’étrangère (mais pas de Camus)

Good morning y’all !

J’ai été bien silencieuse la semaine passée. J’ai eu un gros coup de mou. La semaine pascale a été vraiment fatigante et m’a mise au défi (lire devant la paroisse, ce n’est pas facile en Français, ça l’est encore moins en Anglais). J’avoue que ma mini-victoire, c’est que personne n’est venu me voir en me disant qu’il n’avait rien compris.

Mais depuis lundi dernier, j’ai fait une promenade au pays de la déprime. Avec cette impression d’être étrangère, encore et encore … Mardi j’ai découvert que même si c’est l’Ambassade des USA qui m’a donné mon rendez-vous à l’ambassade, il fallait quand même que je l’enregistre sur un autre site internet (et donc que je redonne mon adresse, ma date de naissance, etc.).
Vendredi soir, nous sommes sortis au restaurant du coin. Nous avons commandé deux bières avec mon mari … Et là, la serveuse qui fait du zèle et qui nous demandes nos cartes d’identité. Mon chéri dégaine son permis de conduire texan, je dégaine mon passeport français. Un passeport quoi ! Avec ma photo qui fait la gueule et surtout ma date de naissance qui dit que j’ai 34 ans, bien tôt 35, soit 13 ans de plus que l’âge légal débile de 21 ans pour boire de l’alcool dans ce pays héritier de la prohibition. Mais un passeport, c’était trop nouveau pour cette jeune serveuse … Elle a ressenti le besoin de me l’emprunter pour vérifier avec son manager … Oui, j’étais l’étrangère ce soir là, et du coup je ne me suis pas privée de parler le Français, un peu fort.

Dimanche matin, après le culte, le don du sang s’était installé pour une matinée dans notre  église. Mon chéri, donneur régulier, a voulu renouer avec ses anciennes habitudes. Je suis aussi donneuse en France, alors je me dis que « pourquoi pas ? ». On demande à la dame de l’accueil. « OK, but with a state ID ». Ce qui veut dire qu’elle ne veut qu’un permis de conduire du Texas … D’accord. Je m’éloigne pour attendre mon mari. Elle me rappelle de loin pour me dire qu’un passeport, ça ira aussi. D’accord. Je reviens.
Là commence l’interrogatoire préliminaire. On te fait lire les règles, sauf qu’en France tu le fais dans la salle d’attente. Là, la technicienne te regarde lire … Puis elle te prends la tension, la température (98°6, définitivement trop haute), me demande mon poids (que je lui donne en kilogrammes, qu’elle a péniblement traduit en pounds …), me pique le doigt pour connaître mon taux d’hémoglobine (qui est normal pour ceux que ça intéresse). Ensuite seulement elle commence à me poser les questions du genre est-ce que je me suis déjà droguée, est-ce que j’ai plus de 4 enfants, est-ce que j’ai eu des relations sexuelles contre de l’argent, etc. Puis viennent les questions géographiques du genre « Avez-vous passé plus de 3 mois en Grande Bretagne entre 1980 et 1996 ». Non. avez vous passé plus de 5 ans en Europe avant 1996 (cf liste des pays n°xx qui donne en fait les départements d’outre-mer de la France). Là je ne sais comment répondre. Oui je vis en France, mais je n’ai jamais vécu dans ces départements). On prend donc 10 minutes pour trouver la responsable qui nous explique qu’il y a une erreur, qu’on en a rien à cirer des DOM-TOM et que c’est vraiment de la France métropolitaine qu’on parle. Donc oui, j’y ai passé plus de 5 ans. Après 20 minutes (mon cher et tendre avait déjà rempli sa poche, lui !), la réponse tombe : je ne pourrai jamais donner mon sang aux USA, « à cause de la vache folle… » Jamais. J’aurai beau devenir immigrante, avoir une carte verte, parler l’anglais, manger du boeuf texan, le risque est considéré comme persistant pour ma vie entière. J’avoue qu’à ce moment là j’ai pensé aux Français qui refusent le sang de ceux qui ont passé un certain temps en Grande-Bretagne. J’ai aussi eu une pensée pour les donneurs de sang de Grande-Bretagne, pour les receveurs britanniques …

Je suis médecin, donc d’un point de vue extérieur, je peux comprendre le rapport bénéfice-risque d’une telle règle. Mais j’avoue que toute cette semaine, je me suis sentie étrangère. Différente. Oui, mon passeport est brun et non bleu. Ma prononciation du th se rapproche plus de celle du z. J’ai été élevée à la viande européenne (on pourrait débattre là dessus des siècles). J’essaye d’immigrer aux USA. J’ai maintenant le rendez-vous avec le médecin agréé de l’ambassade, dont la principale mission est de vérifier mes vaccins et l’absence de tuberculose évolutive (et comme pneumologue, je peux vous dire que je n’ai pas l’esprit tranquille).

Les impôts français ont aussi envoyé sa déclaration 2014 à mon mari, assorti d’un document rose pour les revenus à l’étranger de contribuables « français ». 10 pages incompréhensibles pour moi, qui aie pourtant un peu l’habitude de l’administration française … Argh …

Passeports

J’aimerais simplement être un peu comme les autres. Qu’on arrête de me montrer ma différence d’origine administrative. Je me demande si cette impression cessera quand je pourrai dégainer un permis de conduire texan. Est-ce que les gens tomberont dans l’excès inverse, estimant qu’ayant des papiers je suis supposée tout comprendre sans que l’on m’explique ?
Heureusement, mon mari et sa famille m’accueillent, indépendamment de la couleur de mes papiers. Et c’est ce qui me redonne un peu d’énergie pour les jours à venir.

Je vais m’arrêter là… Vous qui êtes de passage ici, partagez vos expériences s’il vous plaît. Les négatives, mais aussi les positives. Elles me donneront un peu de force pour continuer.

La grenouille transatlantique.

Christ is risen ! Indeed !

Bonjour à toutes et à tous,

Vous n’aurez pas manqué le fait que nous sommes le lundi de Pâques. Un jour férié pour ceux qui ne sont pas solidaires avec les vieux de France, ou simplement un jour pour digérer l’orgie de chocolat …

A Dallas, aussi pratiquant soient les Américains, il n’y a aucun jour férié pour Pâques. C’est tout juste si les magasins ouverts le dimanche concèdent un dimanche fermé le dimanche de Pâques … Mais comme ils sont pratiquant, plusieurs célébrations ont rythmé cette semaine sainte. Et je vous en parle parce que j’ai été très marquée. Que ce soit par le carême, que nous avons poursuivi à deux, ou par les célébrations, quelque peu théâtrales.

Jeudi, c’était Maundy Thursday. La célébration du dernier souper. J’ai tenté de vous dessiner l’avant du temple, à défaut d’oser faire des photos. Donc imaginez une table, avec 8 objets, 9 bougies. De chaque côté, les 2 pasteurs et 2 autres lecteurs ont égrenés les étapes de ce dernier jour. A chaque étape correspondait un objet et une bougie, qui était éteinte à la fin de la lecture. Je vous fais la liste ? Aller oui, je vous la traduis. Un vase cassé rappelle l’onction de Jésus, un bol rappelle la célébration de la Pâque (et la désignation de celui qui trahira Jésus), le calice rappelle le partage du pain et du vin, le sac (argent) représente le prix contre la trahison de Jésus, le coq a chanté après que Pierre a renié Jésus 3 fois, les liens sont ceux de Jésus devant Pilate. La couronne d’épine  et les clous racontent le chemin puis la crucifixion.
A la fin de la célébration, la 9ème bougie est éteinte. Jésus est mort. Puis dans le silence, des personnes de l’assemblée ont retiré les objets du culte, comme la Bible et la jarre d’eau, puis ont recouvert tous les pupitres et tables de grands draps noirs … La lumière s’est assombri, et nous sommes tous partis en silence …

 Maundy ThursdayLe dessin à la place de la photo … (coucou papa le dessinateur …)

Vendredi, c’était la célébration de Vendredi Saint, Good Friday. La célébration a eu lieu à 19h, comme la veille, avec l’ambiance de la lumière qui diminue au fur et à mesure du culte. Cette célébration, moins théâtrale, a pris la forme d’un chemin de croix de lectures et de méditations à l’orgue (et je peux vous dire qu’on a un organiste du tonnerre). Le chemin de croix n’est pas une tradition protestante, ici non plus. Je ne saurais vous décrire plus cette célébration comme celle de la veille. Elle a commencé dans un grand stress, qui est retombé quand j’ai fini ma part de lecture publique (oui, en anglais, devant tout le monde). Puis progressivement, la tristesse envahissante, de paire avec les ténèbres de la nuit qui tombe …

Good Friday

Dimanche, lever à 6 heure pour participer à 2 cultes de Pâques avec notre choeur, à 8h30 et à 11h. Nous avons séché la célébration du lever du soleil, à 7 heures dans la maison de paroissiens (surtout que le soleil n’a jamais traversé la couche de nuages ce jour là).
Les 2 services étaient identiques, ce qui m’a permis d’entendre la prédication 2 fois et de la comprendre un peu mieux que d’habitude. Nous avons chanté. Depuis le début du carême, nous avons chanté des extraits du Messie de Haendel. Pour le jour de Pâques, nous avons chanté un mix entre le morceau final, « Worthy is the lamb », et le final de la 2ème partie, « Hallelujah » (oui, Hallelujah, et pas « Ah les nouilles » comme je le pensais quand j’étais petite … A prononcer à haute voix et en chantant pour comprendre). J’avoue avoir été émue quand l’assemblée s’est levée au début du Hallelujah. La légende dit que le roi d’Angleterre s’est levé pendant ce morceaux. Peut-être parce qu’il avait mal aux pieds, peut-être parce qu’il avait envie de pisser … En tout cas, depuis ce jour, tout le monde se lève en écoutant ce morceau.
Sauf que personne ne m’avait prévenue avant, alors ça fait toujours un peu bizarre. Pour ceux qui voudrait écouter l’enregistrement, un peu meilleurs que ce que j’avais fait à Noël, mais pas encore super, c’est par là.
L’après-midi, nous sommes allés chez Belle-Maman Frog pour un dîner de Pâques traditionnel : jambon, patates douces rôties et casserole gratinée de haricots verts. J’ai préparé le dessert, un « parfait naturaliste au chocolat », trouvé dans un livre de cuisine parisiano-littéraire. Comme on a été raisonnables, nous allons tous manger du jambon pendant la semaine qui vient…

Donc oui, Christ est ressuscité ! Indeed ! Et nous ? Nous nous sommes effondrés au lit hier soir …

Je vous embrasse, et digérez bien votre chocolat,

The exhausted frog

Chez le coiffeur !

Bonjour à toutes et à tous,

Ceux qui me connaissent pourront vous dire combien j’aime aller chez le coiffeur, même si ce n’est que 2 à 3 fois par an. J’aime changer de tête. Passer du très long au très court, parfois un peu roux (l’année où j’ai tenté la mini-décoloration). En ce moment, je suis plutôt en train de les faire pousser. Alors j’emmerde les coiffeuses avec mes coupes de mi-longueur.

Mais pour l’instant, je mettais à profit mes aller-retour en France pour repousser l’échéance de devoir me faire couper les cheveux en Anglais. Mon mari a repoussé les choses quand nous étions en France, et je me rappelle de ce jour où je l’ai accompagné chez le coiffeur. Nous n’étions pas encore fiancés, mais on en avait tout l’air. Je me souviens de la coiffeuse, un peu brute, qui lui demande « Et la raie, de quel côté ? » et mon mari, tout penauds, qui n’y comprend pas grand chose. Et la coiffeuse, toujours aussi délicate : « Madame, venez aider votre mari ». Ca nous fait encore rire aujourd’hui, mais cela fait partie des choses qui m’ont fait éviter les coiffeurs en langue étrangère.

J’avais déjà tenté le coiffeur au Danemark, lors de mon stage de 3 mois il y a 10 ans (déjà 10 ans …). C’était la veille du mariage de ma cousine, et j’avais envie de couper mes cheveux, j’avais envie d’une frange. Mais soit je choisissais un coiffeur à 500 couronnes (genre 60 euros), soit c’était le barbier pakistanais. Et malheureusement j’ai choisi le barbier pakistanais, qui ne comprenait ni mon danois (très médiocre en ce qui concerne le  vocabulaire de la coiffure), ni mon anglais d’ailleurs … Alors oui c’était montrable, mais ce n’a pas été ma meilleure coupe.

Tout ça pour vous raconter mon premier coiffeur dallassois. Mmon chéri a déjà été chez le barbier du coin de la rue, à 10 dollars la coupe, et en est ressorti prêt pour faire son service militaire alors qu’il a répondu qu’il aimait bien un peu de longueur … Donc j’ai regardé les « hair dresser » et « beauty salon » chez mon copain Google. Il y a toujours le problème du prix, mais aussi et surtout le problème de la distance (encore et toujours). Je suis donc allée dans le salon de beauté « au coin de la rue », c’est à dire 10 minutes à vélo. Et je suis tombée du Jenelle, souriante, patiente, et qui a pris le temps de dialoguer avec moi. Donc ici un carré n’est pas « a square » mais « a bob ». Et en me demandez pas si c’est en rapport avec le prénom ou le chapeau. J’ai aussi découvert le vocabulaire de base : Is this your part (la raie) ? Do you like layers (les cheveux dégradés) ? Do you like your hairs sleek or with volume (lisse ou volumineux) ? Et là, j’ai répondu que j’aimais bien le volume. Parce que le brushing plat, c’est joli, mais comme son nom l’indique, c’est plat. Alors j’aime bien un coup de vent pour sécher mes cheveux. Là, elle a sorti un spray qu’elle a commencé à appliquer sur mes racines. « It’s a root raiser, so you’ll have more American hairs ». Et elle explose de rire. Là je me suis vue avec le brushing à l’américaine, celui avec les cheveux crêpés en dessous, qui fait 3 fois son volume … Mais j’ai rien osé dire … Au pire je me serais relavé les cheveux en rentrant … Après un long brushing, dos à la glace, j’ai pu découvrir son oeuvre. En fait, c’était un peu gonflé, mais en une heure de temps ma coupe a pris un très joli volume.

Tout ce discours pour un carré. Un carré à 32 dollars, ce que je trouve tout à fait honnête. J’ai la carte de Jenelle, et c’est sûr, c’est devenu ma coiffeuse pour mes prochains mois dallassois …

Aller, je vous offre la photo au retour du coiffeur.

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Je vous embrasse,

La grenouille brushée …