The Great Divorce – by C.S. Lewis

Good morning y’all !!

I finally finished that book by C.S. Lewis, The Great Divorce. I say finally because every single word I didn’t know, I looked for it in the dictionary. And it’s 20 pages of my small notebook… But I’m cheating, there are some words I looked 3 or 4 times for… I will let you guess which ones…

The Great Divorce sur marbre

Here’s the summary. It’s the story of C.S. Lewis (he says « I ») in a strange world. At the beginning he is queuing to take a bus. During that time he discovers « the grey town ». A place where you can get everything material you need or want, but where people are quarrelsome. So you are often lonely. In that city, it’s an everlasting after-sunset gray light.
Some people renounce to take the bus, but Lewis eventually takes it. The journey with other people from a gray light to a radiant blue light is the instant to whimper about the gray town and its rules. It’s also the moment to be afraid of what’s coming: a bright land where everything is tough and so heavy that you couldn’t bear a leaf…
At the arrival, some people from the bus, who in fact are transparent as Ghosts, meet Spirits from that luminous land. But many of them experience the meeting with someone they knew on Earth and don’t want to see anymore. It becomes hard to repent and believe the joy you can see when that’s asked by a friend of yours that you call a murderer. It’s hard to « just » believe when you used to be a Protestant earthman and to like discussing the Bible … One woman is asked to renounce « taking in charge » her husband in Heaven (that means renounce trying to change her husband’s way of life). To « go to Heaven »,  you need to change, you need to trust, you need to be yourself, as the man who was acting during his life, represented as a Tragedian character clutched through a chain by a Dwarf, and who disappears when he doesn’t renounce his tragic appearance …
This fable is about the discovery of Heaven,  a wonderful land with plain joy and mirth, but where you change and leave grumbling and whining, lust, jealousy in the grey town, which is finally a very small place in the crackles of  Heaven’s ground.

I liked very much this book. Because ideas are not given dry nor complicated. They are given as fables, like stories for the child I am. I discovered a wonderful land, with deep colors as crimson, radiant blue or golden apples, with flowers as heather and hawthorn, covered with dew. I also went through the different human characters (and characteristic sounds): grumbling, whimpering, whining, sulkily, wicked, but also mirth, joy, in love and mere.

I looked on Wikipedia about The great divorce, and I learned that the original title was « Who goes home? ». That’s interesting when you read about people who created their own Hell on Earth. You choose your home as you can choose to truly love and to be happy before the death.

And you? Did you read The Great Divorce? Would you recommend me another reading?

The reading Frog

 

Réveil frileux

Bonjour à toutes et à tous,

Cela fait quelques temps que je n’ai pas écrit. Initialement complètement absorbée par mon travail de pneumologue intérimaire (oui, ça existe !!), j’ai ensuite beaucoup angoissé à l’idée de mon voyage vers les USA. Je suis partie le 18 février, après à peine un peu plus de 2 mois en France (je le note pour plus tard …).

Le vol s’est lui-même bien passé, y compris la correspondance d’1h50 à l’aéroport de Londres (avec changement de terminal, passage de la sécurité, passage de la pré-immigration sans difficulté, re chek-in et pique-nique). Les choses se sont un peu compliquées à l’arrivée. Je fais gentiment la queue à l’immigration, dans la file ESTA. Quand je passe devant l’officier d’immigration, il me demande pourquoi je viens aux USA et quand je rentre en France. Ma réponse est prête, I’m visiting my husband. Et je rentre le 4 mai … parce que le 5 mai mon ESTA expire (et je ne lui ai pas dis que ça m’a coûté 200 euros pour m’en être rendue compte la veille de mon départ et pour modifier à la dernière minute la date de mon retour qui était initialement le 15 mai …).

Et là, la réponse qui tue : You spend more time in the USA than in France …  Parce qu’il a sous les yeux mon historique de voyage. Et comme j’ai passé 3 mois aux USA entre septembre et décembre, seulement 2 mois en France (vous l’aviez bien noté hein?) … Et me voilà dans la salle du temps qui s’arrête. La numéro 3. Celle où on fait un peu peur aux gens, où on leur posera plus de question quand ce sera le bon moment …

Donc je m’assois et je patiente, partie pour de longues heures d’attente en mon for intérieur. J’ai lu récemment l’histoire d’une résidente française aux USA, qui a passé 3 heures dans ce genre de salle, avant de recevoir un coup de tampon en 3 minutes … Alors je suis préparée à attendre longtemps, un pincement au coeur pour mon chéri qui m’attend de l’autre côté du mur. En fait, l’attente a duré tout au plus un quart d’heure. Et on m’appelle …  par mon prénom, alors je ne réponds pas tout de suite. L’officier d’immigration (un autre cette fois), me demande pourquoi je viens aux USA. I’m visiting my husband. Il vérifie donc un peu la véracité du husband. Pas en me demandant son nom ou mon livret de famille, que j’ai dans mon sac. Mais en me demandant quand nous nous sommes mariés, où, de quand à quand a-t-il vécu en France … Et finalement il me demande si je comprends bien que je devrai rentrer en France le 4 mai. Je lui réponds que oui, que j’ai mon rendez-vous à l’ambassade pour finaliser mon visa d’épouse et que pour rien au monde je ne le manquerais.  Alors avec un grand bruit bureaucratique, mon passeport reçois le tampon « Admitted » … Ouf, je peux sortir libre de la salle numéro 3 et je rejoins 5 minutes plus tard, en larmes, mon mari.

Parce que le tampon « Admitted » est teinté de culpabilité. Oui, j’ai reporté d’un mois mon rendez-vous à l’ambassade pour permettre ce voyage. Oui, je ne travaille de nouveau plus pendant 2 mois. Ou du moins je travaille d’un travail non reconnu par la société : apprendre l’anglais, faire un projet professionnel pour mon retour.
Je me suis morfondue pendant 2 jours. Un peu perdue dans cet océan d’accent texan, bien perdue dans un jetlag … Et puis samedi la vie a commencé à reprendre. Nous avons fait les courses à Central Market (ce magasin pour bobo qui mangent des trucs bio et du bout du monde). Nous avons rendu visite à Belle-Maman, qui est toujours très accueillante et encourageante. Dimanche j’ai retrouvé notre paroisse. Celle où tout le monde m’a souri en me disant « Welcome back ». La langue de l’un d’entre eux a même fourché et m’a souhaité Welcome Home… Ici je suis Madame Frog, l’épouse de Monsieur Frog. Et je suis accueillie … Et c’est bon.

La morale de l’histoire, c’est qu’il ne faut jamais compter sur l’officier de l’immigration pour se sentir accueillie aux USA… Surtout quand on joue à la limite des règles du jeu …

dallas glacée

Enfin, j’ai intitulé ce billet « Réveil frileux » parce que notre météo fait des siennes. J’ai découvert le « sleet ». La pluie verglassante à la texane. Le sol est devenue une plaque de verglas géante. Ben oui, les texans vont quand même pas avoir un « plan salage » pour une ou deux journée dans l’année … Du coup nous sommes avec mon chéri en mode cocooning à la maison… Et c’est bon !!!

Je vous embrasse,

Madame Frog …

Dallas sous la glace

Un mot doux du soir

Bonsoir à tous,

Je profite d’une éclaircie dans mon remplacement comme pneumologue … J’ai travaillé tout le week-end, dans une ambiance assez angoissante. Le téléphone qui sonne tout le temps, pour des bêtises, et peut-être au milieu des bêtises quelque chose de vraiment important.

Ce soir j’ai essayé de prendre rendez-vous avec le médecin mandaté par l’ambassade américaine pour vérifier que je ne vais pas exporter ma tuberculose française … Oui, j’ai passé l’étape suivante de mon futur visa d’épouse … Et j’ai le droit de prendre rendez-vous avec le médecin puis à l’ambassade.

Je suis aussi tombée ce soir sur le témoignage d’une femme qui vient d’être « greencardée » comme elle dit. Et elle raconte le rendez-vous à l’ambassade. Comment on lui a demandé si elle avait eu une lune de miel, si elle avait épousé un américain « pour les papiers » … Comment la réponse positive a failli ne pas être positive …

Alors ce soir, avec mon Julot, nous avons « préparé mon entretien ». Nous nous sommes rappelés de comment nous sommes tombés amoureux, dans ma petite voiture noire, puis sur Skype quand il est retourné en vacances aux USA …Nous nous sommes rappelés notre lune de miel d’une nuit à Chartres, en train de récupérer de la gastro-entérite contractée le soir de notre mariage. Comment nous avons visité Paris en amoureux …

Alors ce soir j’ai la patate, et je voulais vous le dire.
La semaine prochaine je pourrai vous écrire un peu plus facilement … Et je le ferai.

Je vous embrasse,

La Grenouille