Le Wow Reading Club !

Bonjour à tous,

J’ai failli titrer mon article « Une semaine dallasoise 2 » …
Parce que je continue à façonner mon emploi du temps hebdomadaire comme celui d’une retraitée. Parce que vendredi je suis allée jouer au Mahjong, mais je vous raconterai cela le jour où j’oserai prendre des photos du groupe et du jeu (qui est très beau en soi). Parce que samedi il pleuvait (oui, cela arrive parfois à Dallas) et que du coup le groupe de jardinage a été annulé (ce que je n’ai appris qu’une fois arrivée sur place …). Parce que dimanche nous avons chanté pour la première fois au culte avec notre chorale, mais que j’attends d’oser faire des photos de nous en robe pour vous le montrer.

Mais la vraie nouveauté de la semaine, c’est que je me suis jointe au Wow Reading Club. Un club de lecture pour ceux qui parlent l’anglais comme seconde langue (ESL : « English as a second language », le « FLE » des américains).
Je me suis retrouvée entouré de 6 asiatiques et 1 américaine. Toutes des filles, entre 25 et 60 ans je dirais. Toutes les asiatiques ont un mari de la même origine qu’elle, chinois, coréen, japonais, taïwanais. Et toutes ont la volonté de posséder la langue de leur nouveau pays, même si ce n’est que pour 2 ans … Et pour toutes ces femmes, ça a d’abord commencé par l’apprentissage d’un nouvel alphabet. J’avoue que j’ai adoré ce groupe de filles. L’américaine est plus âgée, elle est un peu étrangère puisqu’elle vient de Waco, Texas et a « migré » à Dallas il y a 35 ans, à l’occasion de son mariage.
A l’occasion de mon arrivée, le principe a été un peu transgressé. Le principe original est de venir avec son livre et d’en parler. Quel que soit le livre. Parfois même des livres pour enfants, qui regorgent d’expressions simples du quotidien. Parfois des livres audio pour écouter la prononciation. Nous devons écrire un « rapport », une fiche de lecture, une fois par mois.
Mais cette fois là, nous avons juste bavardé. Et ça fait du bien de bavarder. Nous avons parlé de Thanksgiving. Nous avons cherché les équivalents dans les autres cultures, et nous sommes tombées sur 2 choses : la fête des moissons et la journée de la femme. La journée mondiale de la femme, le 8 mars … En Chine, elle est mise en avant pour remercier les femmes (d’être mère, épouse, etc.). En France, elle est mise en avant pour promouvoir les droits de la femme (celles de France plutôt chanceuses, mais aussi celles d’ailleurs). Et bien allez savoir pourquoi, mais il semblerait que la journée de la femme ne soit pas connue aux USA … En tout cas de la représentante des femmes américaines de notre groupe…
Du coup, je vais inaugurer une catégorie d’articles. Celles des livres que je lis … écrite en anglais. Je l’aurai faite corriger par mon maître et époux avant de vous la livrer. Je vais d’ailleurs préparer le prochain article.

A bientôt,

La grenouille ESL

Entre les deux mon coeur balance …

Chers tous,

Cette phrase hante mon cortex pariétal ces temps ci …

Entre 2 pays, entre 2 voies de travail … Heureusement mon coeur ne balance que pour un seul homme !!

Entre 2 pays … Parce que je viens de réaliser que dans 3 semaines je dois retourner en France pour une durée … indéterminée. Pour ceux qui n’ont pas suivi, je suis en attente d’un visa d’épouse de citoyen américain. Donc oui je suis prioritaire (mon dossier a débuté dès qu’il a été reçu), mais la procédure dure le temps qu’elle dure (comme le fut du canon) … Donc ça avance doucement, mais je suis depuis 2 mois aux USA avec mon Esta, et je dois donc retourner en France. Mon secret espoir est que ce retour coïncide avec le rendez-vous à l’ambassade (et avec le médecin agréé pour l’évaluation de santé … Sait-on jamais, des fois que je commencerais une exportation de tuberculose depuis la Géorgie via Fontenay les Briis …)

Tout le monde (mes connaissances américaines, ma famille …) me demande si je suis contente de « rentrer ». Comme si j’étais partie pour un long voyage aux USA. Comme si j’allais rentrer, retrouver mon chez-moi et mon boulot, mes fromages et mon pain … Sauf que je n’ai plus mon « chez-moi » et que je retourne chez mes parents (même si je les adore !) … Sauf que je n’ai plus de boulot, et que je ne sais pas si j’en trouverai un en temporaire … Donc j’ai l’impression de quitter mon nouveau chez-moi, mon mari (même si finalement il viendra 15 jours après Noël), mes nouvelles activités …

Donc entre les deux, mon coeur balance.

D’un autre côté, je vais faire une révélation, à ceux qui ne l’auraient pas encore compris, je suis en grande réflexion sur mon avenir professionnel. Je ne vais pas m’étendre longuement, je vous raconterai plus tard les différentes pistes que j’explore. Mais la question peut se résumer entre 2 possibilités : faire les équivalences de médecine ou changer de métier. Ceux qui voudraient me faire part de leur avis, je suis preneuse … Avec le recul nécessaire …

Et là encore plus mon coeur balance. Parce qu’on abandonne pas le métier de médecin pneumologue d’un coup de tête, mais qu’on ne se tape pas un internat de 2 à 4 ans à la période où on imagine pouponner en même temps d’un autre coup de tête.

Je lance un appel à tous ceux qui ont changé de vie en changeant de pays. Ou pas d’ailleurs. Et un appel à ceux qui ont renoncé à exercer la médecine pour d’autres métiers (qu’ils soient en lien ou complètement différents). N’hésitez pas à partager vos témoignages dans les commentaires … Ou par email pour les plus timides … Je vous attends.

A bientôt

 

Kiss’n fly

En passant

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Bonjour,

En repartant de Chicago, en longeant l’autoroute qui y menait, j’ai vu un panneau « Kiss’n fly ». Mon imagination s’est emballée instantanément. J’ai regardé mon chéri, et je me suis vue en train de l’embrasser et de m’envoler au 7ème ciel …

Kiss’n fly, ou kiss’n ride à proximité d’une gare, c’est la façon poétique de dire dépose-minute. Parce qu’en français on pense qu’on a 1 minute pour se séparer, alors qu’en anglais on a le temps d’un baiser (et il peut durer longtemps).

En regardant sur internet, j’ai découvert que c’est le nom d’un parfum de Kenzo … D’autres ont eu l’imagination qui s’est emballée avant moi.

Et vous ? Que dit votre imagination ?

Je vous souhaite d’embrasser vos amours,

La Grenouille

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PS : pour les photos, j’ai pillé les sites www.kenzoparfums.com et www.flychicago.com

Chicago !!

Bonjour à tous,

Je vous l’avais annoncé, nous revenons tout juste de 5 jours à Chicago à l’occasion d’un congrès de finance / mathématiques où la théorie des jeux à champs moyens avait la part belle.

Nous sommes partis mercredi, et je tire mon chapeau à Jameson qui a supporté mon stress de l’avion (« Mais je te dis qu’il faut d’abord checker avant la sécurité ! Est-ce que c’est normal que l’avion tremble commeça ? »). Il a été d’une patience d’ange …

Sitôt arrivés, nous avons commencé par du tourisme gustatif (gastronomique serait quand même un très grand mot). Hot dog !! Le vrai, celui deChicago. Nous sommes allés au « Chicago hot dog », la boutique de 2 frères qui ont faitle tour des Etats Unis à la recherche des hot-dog de chaque région. Et voilà le résultat …
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Le tableau du voyage, avec photos à l’appui …        Dégustation de chien-chaud … 

Puis nous nous sommes promenés dans la « Central Loop », le centre du centre-ville de Chicago. Entourés de gratte-ciels tous plus hauts les uns que les autres, j’ai retrouvé « la ville ». Celle qui a des passages piétons qui passent au vert sans le demander, celle qui a des vitrines pour vendre les choses, celle qui ades cafés à tous les coins de rue (même si Starbucks et Dunkin Donut se font concurrence). Nous avons été voir la Sear’s Tower (aujourd’hui la Willis Tower), mais nous ne sommes pas monté (très chère + vertige pour moi = ça vaut pas le coup).

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Par contre, j’ai compris quelque chose sur les degrés Fahrenheit. 30°F ne correspond pas du tout à 10°C comme jeme l’étais imaginé (allez savoir pourquoi), mais à -1°C. Malgré tout nous étions assez couvert, mais toutes les heures, c’était pause café pour éviter les engelures du bout du nez.

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Jeudi, nous nous sommes réfugiés au musée, le Chicago Art Institute. C’est assez cher (23$ l’entrée), mais on peut re-rentrerautant que l’on veut. Je pensais voir le classique « American Gothic », que j’ai vu dans mon livre d’histoire à propos des Etats-Unis, mais la toile était en prêt à Cincinatti … Bouuu… N’empêche que j’ai (re)découvert les artistes américains du début  du 20ème siècle, que j’ai dégusté la collection impressionniste, que j’ai réfléchi sur certaines expositions photos (genre des photos de gens qui viennent de tomber ou se jeter du haut d’un immeuble, comme en suspension dans le vide). Pendant ce temps, mon Julot a travaillé (un peu).

 

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L’entrée du musée, avec ses lions en bronze

 

 

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Nighthawks de Edward Hopper                            Le tableau prêté … 

Le soir, nous avons continué notre périple gustatif en goûtant les deep-dish pizzas au restaurant Pizza Uno, là où tout aurait commencé.  Le principe c’est de cuire la pizza dans un moule à gâteau, pour que toute la garniture de 5cm tienne dessus. Et j’avoue que c’est vachement bon.

Vendredi, Je me suis promenée dans les rues. Vers la bibliothèque municipale, dont les campagnes de publicité ont l’air très dynamiques, vers Union Station, la gare de chemins de fer Amtrack, vers la rivière Chicago dont les eaux étaient très bleues. J’ai regardé les gens courir avec leur café à la main, j’ai regardé le métro (le L) passer et repasser.
Pendant ce temps là, monsieur a travaillé (beaucoup). Il a été encouragé par des « pros » qui l’ont reconnu (« Ah, oui, j’ai lu ton article ») et l’on invité … à Nice, en Arabie Saoudite … Je sens qu’on va bien s’amuser …

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La libraire municipale            Ahhh, Amtrack, quand tu me fais rêver … 

Vendredi soir, dégustation de « Native foods ». Un restaurant vegan (végétarien sans lait ni oeuf pour ceux qui ne connaissent pas) où le « poulet » est un mélange de soja, de haricots, pour atteindre une texture et une saveur qui y ressemble … Bon, j’avoue que le concept de l’ersatz de poulet ne m’a pas convaincue, mais les bols de légumes avec tofu étaient délicieux, de même que le thé glacé à l’hibiscus et le Tchai pas latte …

 

Samedi, nous nous sommes promenés à deux (monsieur n’a travaillé qu’un peu en fin d’après-midi). De nouveau le long de la rivière, avec la chance de voir les pont levis … se lever, pour laisser passer la barge/grue qui refaisait les quais.

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Le périple gustatif s’est poursuivi dans une microbrasserie nommée Bottom Rock. Bottom Rock veut dire « toucher le fond ». On ne peut que remonter ensuite. White Ale et Red Ale nous ont rendus bienheureux, surtout associés à un bon burger.

 

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Faut bien entretenir notre réputation … 

J’avoue qu’ensuite je me suis échouée dans la chambre d’hôtel où j’ai profité de la télévision, avec les talkshows, les films en anglais, et la météo (qui me disait bien qu’il faisait 29°F et qu’il allait neiger). J’ai parié avec Jameson qu’il y aurait 5cm de neige, il pensait qu’il y aurait plutôt 2 pouces. Nous avons perdu tous les 2 puisqu’il y avait environ 1mm là où la saleuse n’était pas passée, c’est à dire sur les toits et les pelouses …

Malgré la neige, nous avons pris notre vol de retour dimanche matin, avec beaucoup moins de stress pour moi. Aller savoirpourquoi. Et j’avoue que nous étions contents de rentrer. C’est ce qui est bon dans les congrès / vacances … On est content d’y aller, mais on est aussi content de rentrer. Ce que je retiens de Chicago ? Que je suis une citadine, et que j’aime les bagel au cheese cream au petit déjeûner (mais ne le dites pas au New-Yorkais, ils seraient jaloux que je découvre cela à Chicago).

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Le Cloud Gate, autrement appelé the Bean : une sculpture en forme de haricot, toute argentée avec des reflets de tous les grattes-ciels dedans !!

 

Je vous embrasse,

 

La Grenouille, qui ne s’est pas assise sur un banc, 29°F c’est trop froid pour ça !

 

Une semaine dallasoise

Bonjour à tous,

Un article un peu moins exotique pour vous raconter la semaine passée.

Mercredi nous sommes allés à la répétition du Chancel Choir de notre nouvelle paroisse. 2h de répétition environ (hebdomadaire), avec une petite dizaine de chants (dont 4-5 Christmas carols, Noël approchant oblige). Un choeur d’environ 40 personnes. J’ai fait la connaissance de Georgia-Ann, et d’autres alti dont je n’ai pas encore retenu les prénoms (j’avoue que j’ai encore du mal à retenir les prénoms américains). Après la répétition, nous nous sommes joint à quelques choristes et le chef de choeur, DeWayne, pour boire un verre et faire plus ample connaissance. C’est un choeur très actif, qui fait un voyage en Europe tous les 3 ans pour quelques concerts et beaucoup de tourisme. En tout cas, nous les avons adoptés et je crois qu’ils nous ont déjà adoptés.

Vendredi a soufflé un vent de liberté. J’ai osé laisser mon mari déjeûner tout seul à l’université pour aller à la bibliothèque du quartier. Je commence à fréquenter le rayon « Carrière et recherche d’emploi ». Je vais peut-être fréquenter un cercle de lecture … Je vous dirai.

Samedi matin, la révolution est en marche. Je suis allée à l’ Environnemental Education Center’s Garden pour participer au jardinage collectif. J’ai donc découvert le principe du volontariat au Etats Unis. Beaucoup d’adolescent sont « désignés volontaires » pour gagner des points pour le lycée / l’Eglise / la future université. Donc c’était un groupe essentiellement composé de jeunes lycéens et quelques adultes. J’ai commencé à apprendre le jardin texan. Notre équipe s’est occupée de tailler les rosiers atteints de la « Rose rosette ». Une maladie virale, transmise par une mite, qui donne une forme tordue aux feuilles. Ca faisait mal au coeur : 2 beaux rosier tout en fleur, réduits à 2 boules de feuille. La cheftaine nous a expliqué qu’on allait probablement complètement perdre les rosiers. Aux jardiniers français, si vous connaissez l’équivalent en France, je suis intéressée de savoir le nom.

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Le rosier, avant la taille. Je n’ai pas eu le coeur de le photographier après

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Les fleurs malades … Désolée pour la qualité … 

Dimanche matin, retour au temple. Je vous passe l’Ecole du dimanche pour adulte, dont je ne sais pas encore quoi penser. Après le culte, nous sommes allés à la rencontre du conseil presbytéral « réduit » pour l’accueil des nouveaux paroissiens. Donc accolade « à l’américaine », bienvenue, papiers à remplir… J’aime bien remplir les cases : occupation (?? used to be a pulmonologist in France), phone number (not yet). Dans l’Eglise presbytérienne, il y a 2 traditions : la première de voter pour savoir si tout le monde est d’accord d’accepter les nouveaux … la deuxième de demander une « lettre de transfert » à l’ancienne paroisse, pour vérifier le baptême. Je souhaite bien du courage au secrétaire de paroisse pour demander une telle lettre (à Palaiseau ? à Metz ?). Ne vous inquiétez pas, si une telle lettre n’est pas possible, je réaffirmerai ma foi (et avec joie !).

Ensuite a eu lieu un repas de paroisse. Des macaronis, des boulettes de viande, de la salade verte et des Canolis. En 45min c’est fini, et tout le monde est parti. Nous étions à une table francophone, avec l’autre couple franco-américain de la paroisse et leur invité français. On se sent français quand on est les seuls à rester au milieu de la salle et à finir tranquillement de manger. On se sent français quand on aimerait bien un verre de vin, et un café à la fin …

Une semaine quasi normale … Mercredi nous partons pour Chicago, nous reviendrons dimanche. Je vous montrerai les photos. Et je guette toujours tout conseil de visite / resto / musée …

Bises à tous,

La grenouille

Nos affaires sont arrivées !!!

Bonjour à tous,

J’ai une grande nouvelle : nos affaires (en fait j’avoue, essentiellement les miennes …), qui étaient parties le 28 juillet d’Orsay, sont arrivées lundi 3 novembre à Dallas !!! Champagne !

 

Du coup, j’avais envie de vous raconter les étapes de notre « déménagement ». Pour ceux qui ne le sauraient pas encore.

Tout d’abord nous avons décidé de choisir un déménageur professionnel, qui s’occupe de nos affaires de porte à porte. Nous avons fait une demande de devis via le site www.devis-demenagement-international.fr (trouvé dans une publicité autour site Expat-blog) le 29 juin, soit 1 mois à l’avance (j’avais donné mon préavis pour le 29 juillet).

D’autres, comme Mme Ananas, bloggeuse qui vient de suivre son mari en Californie, ont choisi de trier encore plus que nous et de partir avec 2 valises chacun. Je reste épatée par leur capacitéà organiser leur valise. Jameson l’a fait un jour pour venir en France, et peut-être qu’il est plus facile de le faire lorsque l’on sait que l’on reviendra.

Nous avons finalement choisi la société Clark and Rose, anglaise, mais possédant une antenne parisienne. Notre contact était David, qui nous a bien aidé, mais aussi donné quelques sueurs froides. La première étape est de définir le volume, mais aussi la date d’enlèvement. J’ai choisi, grâce à mon « pifomètre » très développé, de garder 3m3 d’affaires. Après considération du professionnel et ajout intempestif de ma robe de mariée, les 3m3 semblaient adapter. La première sueur froide a eu lieu le 11 juillet, où David nous a annoncé que toutes ses équipes étaient prises jusqu’au 6 août. Panique à bord. Je fais quoi des 3m3 entre le 29 juillet et le 6 août ? Mais comme par magie, vers le 15 juillet, David nousa trouvé un déménageur et sa camionnette.

Il est donc venu le 28 juillet, a fini mes cartons « fragiles ». Oui, j’ai craqué, j’ai emmené des verres à vin, mes assiettes en terre cuite de Tunisie, mes tasses à fleur Villeroy, les coquetiers que mes collègues mon offert (fabrication artisanale du Lot), ma théière peinte à la dentelle offerte il y a 10 ans par Christine, les tasses où la tour Eiffel apparait quand on met du liquide chaud dedans (de Michel et Jacqueline pour notre mariage). Toutes ces petites choses insolites qui faisaient mon (notre) quotidien. Il a aussi consolidé les nombreux cartons de livre (et pourtant, je vous jure que j’ai fait le tri …). Il a sorti une boite gigantesque pour transporter ma robe de mariée (qu’en auriez vous fait, à part la déposer chez vos parents ?). Il a aussi emballer soigneusement la table verte (30ans, « héritée » de mes parents), avec l’unique chaise survivante … Tout est parti. Comme il faut.

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La fameuse chaise verte, avant et après !

 

Ensuite, j’ai payé. Je vous dis : environ 1500 euros pour les 3 m3, de porte à porte.

Et puis rien … Pas de nouvelle.
Nous avons réécris à David. Il ne semblait pas savoir où les choses en étaient … Les affaires devaient prendre le bâteau peut-être la deuxième quinzaine de septembre. Je suis arrivée aux USA le 15 septembre, et nous avons commencé à camper dans notre appartement. Alors nous avons réécris à David, qui miraculeusement, nous a annoncé que nos affaires étaient en fait déjà sur le point d’arriver aux USA, par le bâteau MOL Efficiency (j’adore …), à Hatboro en Pennsylvanie, le 4 octobre.

Pour les néophytes comme moi qui débutent en géographie américaine, la Pennsylvanie n’est pas tout à côté de Dallas. Alors nous avons continué de camper. Le 17 octobre, nous apprenons que nos affaires ont passé la douane correctement (malgré le thé noir de chine, malgré le piment d’Espelette de Gilles, malgré quelques médicaments en vrac), mais à la condition de payer les 100$ de rayons X (je suis sûre qu’ils ont tiqué sur mes cartons de récupération de perfuseurs Braun, piqués à l’hôpital).

 IMG_0553Le camion de nos déménageurs américains

Et finalement, le 3 novembre, 2 balaises avec un accent impossible pour moi, mais avec un grand sourire, arrivent avec 34 colis. Je vous passe les commentaires sur le nombre de livres que je transporte … Tout y est, tout est déjà déballé. Ils nous manque encore quelques bibliothèques. J’ai aussi récupéré tous les petits objets de décoration que je vais bientôt mettre au mur, sur la cheminée … Tous ces petits objets qui font que l’on se sent chez soi, même au bout du monde.

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Un jour, bientôt, j’espère vous raconter le même marathon pour le succès de mon visa. Ce jour là je serai en France et j’ouvrirai une vraie bouteille de champagne.

Je vous embrasse,

Kirsten la grenouille